CHAPITRE DlXlillE
CependaDi la paix qui avait succédé aox guerres avec Berne, et dont la prolongation eût été si désirable pour la prospérité de la Gruyère, avait été troublée. Quelque temps après son avènement au trône de ses pères, le comte Rodolphe IV s*était vu mêlé aux querelles de ses turbulents voisins et parents de la maison de la Tour-Chàtillon avec Guichard Tavelli, évéque de Sion, et les paysans du Vallais. Le comte avait entrepris une expédition avec Jean de Gruyère, son frère, vaillant homme de guerre. A eux s'étaient joints deux possesseurs de fiefs dans le Simmenthal, savoir Jaques et Guillaume de Duens, fils de feu Jaques de Dueus, bourgeois de Fribourg, partisans des frères Antoine et Jean de La Tour. Jaques de Duens était gendre de Pierre de Rar(^ne , donzel , vidomne de Louéche, dont il avait épousé la fille Anne, comme on Ta dit plus haut. Après diverses courses, dont le Vallais avait beaucoup souffert, les Vallaisans et leurs voisins d'outre le mont Sanetsch, dociles aux conseils de Berne , avaient nommé des délégués pour pacifier leur querelle, et ces délégués, savoir Pierre de Gruyère, prieur de Rougemont, frère du comte Rodolphe, Guillaume de Duens, et Pierre de Rarogne, réunis à Kandersteg, y avaient conclu, le 7 juillet 1568, un traité, scellé par le comte de Gruyère, le prieur de Rougemont, Pierre
dol Mo.CCCo. septaagesimo sexto obiit dna. Margareu de Groeria qaondam dna. de CbastiUon, que dédit pidancie nostre pro remédie aoime soe decem libras taas ceosus et pro annifersario sao fociendo. Sed habaimus iode a dno. Rodulpbo comité Graerie docentos floreDos in redditus dicte pidancie penitus implicites. » -- Les legs faits par la défunte sur les 30 L. de rente dont elle pouvait disposer . étaient racbetables par le comte de Gruyère. Le Nécrologe d'Humilimont nous apprend que le comte Rodolpbe racbeta la rente de 10 L., léguée à ce couvent, en lui payant une fois pour toutes 300 florins.
de Rarogne, et par le chevalier Jean de BoubeDbei|[, au nom des frères de Duens. Toutefois, la guerre eolre les sires de la Tour et Févéque de Sioa avait duré jusqu*au 27 octobre 1368, jour où une sentence arbitrale du comte de Savoie y avait mis un terme ^.
Depuis, le comte de Gruyère eut des démêlés avec Edouard de Savoie, successeur de Guichard Tavelli au si^e épisoopal de Sion. Il paraîtrait que ces démêlés auraient été sérieux, et que le comte de Gruyère aurait armé ses vassaux, si do moins on en juge par le fait suivant. Hermet de Trey, donzel, de Payerne, reconnut k cette époque être homme lige du comte de Gruyère, de tenir de lui en flef certaine maison et d'autres immeubles dans le territoire de Trey, et il promit de répondre k la première sommation du comte en venant se présenter k Gruyère, pour le servir, équipé, k cheval, et i ses frais tant que la guerre durerait'.
Une contestation sur certains fonds situés, les uns dans la commune de Savièse en Vallais, les autres dans celle de Montreux, avait pris la proportion d'une guerre entre Edouard de Savoie, évéque de Sion, et Rodolphe IV , comte de Gruyère. Les détails de cette guerre ne sont pas connus, il est vrai : toutefois, il paraîtrait que divers obstacles se seraient longtemps opposés au rétablissement de la paix. Dans une conférence tenue à Vevey, le jeudi après la St-Nicolas d'hiver, soit le 1 1 décembre de Tan 1376, où se trouvèrent Nantelme ', vidomne de Martigny, et Perrod Fabre de St-
* Voirie Gesehichtfùrscher , t. XIII, p. 314 etsaiv., oa VHiawn du Vallais, par M. le chaooiDe Boccard.
• Ch. de 1376.
' oa Gautier?