CHAPITRE DIXifaHE
qael ette a sod domicile. Eu cas d'actes de vlotesc^ et d^èiitrages, les deui parties se rendront à Avry-devanl-Ponl, accompagnées chacune de deux amiables compositeurs pour connaître du délit; de telle sorte que si le demandeur est sujet du comte de Gruyère, il devra , avant que les quatre compositeurs siègent, élire un surarbitre, membre du Conseil de Fribourg, lequel sera avisé el tenu de décider le cas dans le terme de quinze jours après que les quatre arbitres se seront partagés, à moins que les parties ne se soient accordées dans rintervalle* Si, au contraire, le demandeur est Tribourgeois , il fera choix d*un surarbitre pris dans le comté de Gruyère , lequel agira comme on vient de le dire'*
Deux ans avant la conclusion de ce traité, Marguerite de Grandson Y femme du comte de Gruyère, avait fait un testament qui, dans la suite, occasionna des débats. Dans ce monumeut de ses dernières volontés, la comtesse Marguerite commence par recommander son âme an Trèa^Haut, son créateur, h Jésus-Christ, son seigneur, à la glorieuse vierge Marie, et à toute la Cour céleste. Ensuite , de Taveu de sou mari, elle fait les dispositions suivantes, qui sont plus détaillées dans Tacle original. Pour le salut de ses ancêtres, ainsi que de Pierre de Billens, son premier mari , de Guil-
^ Combdz, dâos son Hùtoire manusorite de la Gruyère, t. il, donm on petilacte de réceplion du comte nodolpbe IV nti nombre des bûurgeais de Fnlïoarg, el l'abbé Girard a pubUé, d^insses Tableaux de la Sutsâe, p. 72 et sut V., le iraUé dont tious venons de communiquer !•• n^F*î» pJlsenlielk^ Ces deux pièces , dont onus ne connaissons * ei acte ment la radme date I celle du «îimançbtï el Si-Jude 1.179) , nuus avons lieu de croire i seut et même documeni*
laome de Billens, oncle paternel da dit Pierre et chanoine de Ghàlons, de Jean et de Pierre de Billens, ses fils, issus de sa deuxième onion, la testatrice fonde des anniversaires, des messes, et destine k cet effet one rente annuelle d'environ cinquante livres de Lausanne, qu'elle partage, d'une manière im^le, entre diverses communautés religieuses. De cette somme, elle donne 12 L. de Lausanne aux Frères mineurs de Grandson, et 20 L. aux Frères mineurs de Lao« sanne pour tous les legs faits jusqu'ici k ces derniers parla fomille de Billens. Les autres établissements et les antres prêtres auxquels Marguerite fait une rente, sont: le couvent des moines noirs (soit des Bénédictins) de Grandson, les curés de Vuarens, de Billens, de Palésieux, l'abbaje d'Hautcrét, les Frères prêcheurs de Lausanne (qui reçoivent une rente en nature), l'église paroissiale de Si-Pierre et celles de Si-Laurent, de St-Elienne, deSt-PauI, de Ste- Croix, k Lausanne; l'hospice de l'église de St-Jean l'Evangéliste, dépendant de l'hospice deSt-Bernard; enfin l'hospice des pauvres de Ste-Harie, à Lausanne. Une bonne œuvre, qui témoigne de la piété, de la charité et de l'humilité de la comtesse Marguerite de Grandson, c'est Tanniversaire qu'elle a fondé k Palésieux pour Tàme de ses domestiques, hommes et femmes, dont les corps reposaient au cimetière de ce lieu. De ces diverses rentes , les unes étaient assurées sur la recelte de Vuarens et de Varangel , d'autres sur Pailly, sur une vigne de Pully, sur la dime de Bussens, ou sur d'autres fonds de la testatrice. — Marguerite confesse devoir k Mermette, veuve de Girard, maire ^ d'Esserlines , sa cousine, 220 fl. d'or; aux héritiers de dom Guillaume de