‹ Histoire du comté de GruyèreChapitre 129 sur 170 · CU4P1TRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CU4P1TRE ONZIÈME

nt» ruo d*eax' 8c serait avisé d'une ruse pour recouvrer la charletiue lecorale refusait. Arrivé inopinémeul deGessenaj k Gruyère, il aurait pénétré clans rappartetneol du comte et aommé celui-ci de lui remettre Tacte qu'il venait chercher. Le comte, intimidé par la hardiesse du vigoureux montagnard, lui aurait remis la document, sans doute après j avoir ajouté les dernières lignes, quicontiennenison approbation et celle de sa femme, avec la date. Le brave paysan, après avoir ouvert une fenêtre et jeté le parchemin h deux compagnons qui rattendaient au pied du château, se serait dérobé h la poursuit^ des gens du comte et rendu triomphant dans sa commune.

Qnoi qu'il en soit de cette relation, nous pouvons établir, à Taide d'une pièce authentique, quil j eut, dans ce temps^ là+ en Ire les hommes de la commune de Gessenay et les deux corn les de Gruyère, une vive contestation, qui paraîtrait avoir amené la confirmation de la charte du 10 mars 1597 par Rmiolphe le jeune. Voici ce que contient un documenl du 12 mars 1398:

€ Nous, comte Rodolphe VaîmK seigneur de Gruyère , cl nous, comte Rodolphe le jeune ^ seigneur de Montsalvens, DOtifions par les présentes, qu'après mûre détibératîon, guidés d'ailleurs par un sentiment de bienveillance et d'aiïection pour nos chers et féau£, les paysans de la vallée et terre de Gessenay, nous leur pardonnons les débats, les plaintes et tes griefs dirigés par eux coutre nous et les nûtres, jusqu'à la date de la présente charte, Hq

^ La tradition imprimée rtppetlG CiaU âage est tiisioriqae, mais oa fus le sition faîtâ par la corn m une de I

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griefs; ooas leur remettons à toajoars toas lears torts envers D0U8, et leur accordoos ane bonne et constante paii, promettant de bonne foi de maintenir la concorde et de ne jamais rien faire qui puisse Taltérer. En témoignage de qooî nous, les dits coùites, avons apposé notre propre scel aa présent acte. Donné le 12 mars de Tan de la nativité 1398. >

On voit que Texpédition de cette charte date da jour même où Rodolphe de Montsalvens et sa femme comblèfeat la lacune qu'ils avaient laissé subsister pendant une année entière dans Pacte qui abolissait dans le pays de Gesaena; le droit de mainmorte. Assurément, cette ooincidenee tA remarquable !

L'argent que le comte de Gruyère et son fils avaient reça de la commune de Gessenay ne servit qu*à de nouvelles dépenses et, peut-être, à satisfaire quelque créancier. L'argent leur manquant toujours, ces deux seigneurs vendaient successivement les terres, les droits et les rentes foncières que la nécessité les forçait d*aliéner. Le comte de Gruyère avait vendu la terre d'Oron * it Henri de Hontbelliard, seigoeur d'Orbe, chevalier. Celui-ci, avant d'entreprendre avec les volontaires français une expédition militaire dont il ne revint pas, ayant péri à la bataille de Nicopoli, gagnée par les Turcs sur les Hongrois, le 26 septembre 1396, avait transféré de nouveau la dite seigneurie au comte de Gruyère. Celui-ci revendit les fiefs d'Oron à Percival de Royer ■. Le 28 mai 1398 se présentèrent à Chambéry, dans le diocèse de Grenoble, Rodolphe de Gruyère, chevalier, seigneur de Montsalvens et d'Aubonne, fils de Rodolphe, seigneur et

> « res de Orons. ^ * ou Ruer.

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