CHAPITRE OHZIÈMB
'appui dans uû trailé d'ail taoce iatime avec la cilé de Beroe. Les villes^ deveDani de plus en plus iDdépeadantes, forles et riches, eo raison de raJTaiblissemeal progressif de la féodalilé, virent rechercher leur bourgeoisie par le peuple, la noblesse et les souverains locaui. En 1401 ^ le vieux comte Rodolphe de Gruyère lit avec les avoyer, conseil m bour** geois de la ville de Berne, pour lui et pour ses ressonissants du pays de Gesseuay, un traité de coinbourgeoisie « dont f oici la partie essentielle :
« Tant que durerait le présent Irailé, les deux parties, unies par leurs inléréts communs, se prêteraient un muiuel secours, dès que Tune serait requise par Taulre de venir à son aide contre tout ennemi qui tenterait de lui nuire, et de porter préjudice h ses biens ou h ses droits et libertés, comte de Gruyère réservait le saint Empire romain, le comte de Savoie et Tévéque de Lausanne, duquel il tenait un fief. En cas de guerre entre révëque de Lausanne et la cité de Berne, si le comte de Gruyère était invité par Tévéqueli lui porter secours, il ne le ferait qu*en raison du fief qu'il tenait de Téglise de Lausanne; il s'acquitterait en personne du service militaire, avec dix tances seulement , et il prêterait son secours k la ville de Berne au moyen de ses hommes du Gessenay et d'autres vassaux. Dans le cas où révêqne serait l'allié d'un autre seigneur dans une guerre avec Berne, le comte marcherait au secours de cette cilé, non au secours de Tévêque. Berne réservait pareillement le saint Empire romain, le comte de Savoie, tous ses confédérés, tous ceux avec qui elle s'était liée par serment ou par des traités. Les deux parties contractantes s'aideraient miitudlemenl de leurs gens, de leurs villes, forts et chà-
I de
teaax , aussi souTent qae Tune d'elles réclamerait le concours de Taulre, taol que durerait ce traité, c*est-4i-dire pendant la vie du comte Rodolphe et non au-del2i. De plus, s*il s'élevait quelque débat entre le comte Rodolphe, ses sujets soit de Gessenay, soit de Gruyère on de tout antre lien, d'une part, et les Rémois et leurs sujets, d'antre part, les deux parties se réuniraient, ii un joar fixé par elles, au village d'Erlenbach, pour y conférer et y terminer leur différend. Le créancier ne pourrait poursuivre son débiteur que devant le for personnel de celui-ci. Quant aux hommes du Haut-Sibenthal , de Simmeneck et du Gessenay, ils continueraient k tenir journée au lieu de leurs réunions. Aussi longtemps que durerait le présent traité, les ressortissants de Tune des parties contractantes ne pourraient être traduits par les sujets de Fautre k on tribunal ecclésiastique ou étranger, chacun devant paraître devant son juge naturel. — Les hommes du Gessenay ont déclaré que le comte Rodolphe a conclu ce traité d'alliance et de combourgeoisie avec Berne k leur connaissance et de leur plein gré, et ils ont juré de l'observer tant que le comte vivrait. Cet acte solennel a été corroboré par l'apposition des sceaux du comte de Gruyère et de la cité et communauté de Berne. Les hommes de Gessenay n'ayant pas encore le droit de sceau , ont prié leur châtelain , Rodolphe de Corbières, donzel , de sceller ce contrat pour eux. Fait et donné dans la ville de Berne, le samedi après la fête de St-Jaques, apdtre (le 30 juillet), 1401. »
On a vu que les seigneuries d'Oron et de Palésieux, après être devenues la propriété de la maison de Gruyère, avaient