CHAPITRE ONZIÈME
passé 5ucces$ivemenl dans les mains d'Henri de Mootbellianl , de Rodolphe de Grujère, seigoeur de Monlsalvens, el de Percival de Ruer ou Royer. Bientôt celui-cî les veodil, à son tour, ï Gospard de MoiUmayeiir, seigneur de Villarsp^aletf chevalier, avec leurs droits, jusiices, hommages, vassaux, dépendances el apparlenances, au prix de 1 4,000 ëcus d'or au coin du roi de France, qu'il en avaii donnés Ji Rodolphe de Monlsalvens*, Celle venle eul lieu à Oron*laville, le jour de rannoncialioo (25 mars) de Tan 1402« en présence des lémoins donl voici les noms: Jaques de Bil-^ tens, habitant de Lulry, Guionet de Daillens, eoseigneur de la Molière, et Anloine Champion, châtelain de Rue, donzel Le comle de Savoie la conHrma au château in Bourges sous réserve de ses drotls de suzerain , le 28 mars de la même année'. Cette venie fui la cause d'un démêlé sérieux entre le nouvel acquéreur el le vieux comle de Gruyère^ Gaspard de Monlmayeur prétendait que les châteaux d'Orofi el de Palésieux, avec leurs droits el dépendances, lui apparteuaienlà bon droil; qu'il eu était le vrai propriétaire et seigneur. Le comte de Gruyère, qui soutenait le coolraire, avait lait marcher ses gens' conlre lui, La bande armée du comte ayant péuéiré de vive force dans les châteaux d'Oron et de Pâlésieu?!, les avait pillés. Le comte de Savoie, craignant qu'une pareille invasion n'allumâl une guerre dans
' < ^ios Perctuallas Ruerll dommusde Oroos et de Paleme. domieelltis, — vendidimos — oobili domiao Gaspardo de Monlemajorï domino Yillarlisalteti Mauri^Q, dyocesîs , domos fortes et easira s«u fortalilla meâ dicta de OroDS et de Patenae in patriï Waudi sita later Eoum et BossoneQS Lansan. djocesiB, » etc.
* * Batutn Suiireti, dh XX\'Ui oietii* martU 1402. >
' «gentesiarmoram. >
596 HISTOIBB DB LA GBUTiEB.
le pajs de Vaud et à Teolour, reprit ^ lai les deox seigiiearies d*Oroo et de Palésieux. Il voulut examiner la cause de la querelle, afin de rendre k chacun des adversaires ce qai lui était dû. Il interdit aux parties toute démonstration hostile, de peur que le pays ne devint le théâtre d*une guerre sanglante. Le comte de Gruyère prétendait que lesch&teaox d*Oron et de Palésieux et leurs dépendances lai appartenaient, qu*il8 ne devaient pas faire retour au comte de Savoie, vu. que dès longtemps lui, comte de Gmyère, en avait été le paisible possesseur. Gaspard de Montmayeer contestait ii son adversaire le droit auquel celui-ci prétendait. Après plusieurs débats' et discussions, des amis communs intervenant comme médiateurs, les deux parties firent un compromis , ou plutôt elles acceptèrent raccord arrêté par les arbitres qu'elles avaient élus. Ces arbitres étaieot Guillaume de Menthonay, évéque de Lausanne, et Pierre de Dompierre, chevalier. Les parties avaient promis d^adhérer h la sentence que prononceraient les arbitres, sous peine d'une amende de quatre mille livres de Lausanne, dont une moitié reviendrait h celle des parties qui aurait accepté la sentence arbitrale, et Tautre moitié aux médiateurs. Les deux parties s*engagèrent pareillement, chacune en ce qui la concernait, \k la réparation des Trais et dommages qu'elle aurait causés à l'autre par défaut. 11 fut donc arrêté par les arbitres: qu'il y aurait entre les parties bonne paix, franche amitié et réconciliation sincère; que le château d'Oron et la maison de Vevey , avec leurs droits* justices et dépendances, excepté le pressoir de Bay, appartiendraient
' < malu debau. >