CHAPITRE ONZièHE
des arbitres imparli;ui3£ ei flésîniéressés. Toiiit^fois, renx th Gessenay, du HaïU-Sibenthal ei de Simmeiieck iiitenieraieDi action dans leurs plaids aecouiuiEés, etc. Tome dilliculté relativeoieot aux allem el aux hérilages serait résolue, soit d'après le droit de la ville de Berne, soit d'après celui du pays de Gessenay, ou d'après la coulome du lerriïnire où les bieos en litige seraient situes. La commune de Geî^senay s'engagerait envers la ville de Berne à lui payer cliaqm année, à la St-André, deux marcs d'argent en recoo* naissance du droit de bourgeoisie qu'elle avait acquis, moyennant quoi elle serait franche de tonte contribution. Le présent traité de combourgeoisie serait renouvelé tous les cinq ans par des commissaires que la commune de Ges« senay enverrait, à cet ellet, à Berne, Il était loisible âUK deux parties de prolonger la durée de ce contrat.
La commune de Gessenay, n^ayanl pas le droit de sceau, pria le comte Egenon ou Egon de Ki bourg d'apposer son scel au présent acte, qui fut passé le 26 juin de Tan 1403* Ce traité de combourgeoisie comprenait toute la population au-desiyus de la Tine, partant la commune de Château* d'Œx, comme il résulte d'ailleurs d'une circonstance qui sera mentionnée dans le cba pitre suivant.
Les détails tels que ceux que nous venons d'exposer ont d'autant plus d'importance, que les traités d'alliance et do combourgeoisie ont préparé la Confédération suisse.
Le comte Rodolphe IV venait de quitter la vie, Avec lui empirait le traité de combourgeoisie fait avec Berne deux ans auparavant. Le vieux comte, en mourant, laissait ses Btats dans une situation |>eu rassurante, et, pour lui succéder, un petit- fils encore eiifanL Kn présence du dajigiT
qui menaçait leurs franchises, les paysansde la Haule-Grayère cherchèrent un nouvel appui dans un nouveau traité de combourgeoisie avec la puissante cité impériale de Berne , réservant toutefois les droits de leur seigneur. Ia conduite franche, prudente et ferme des montagnards gruériens des deui races et des deux langues est digne d*él(^es.
Le long r^ne de Rodolphe IV fut peu glorieux pour la Gruyère. Ce souverain ne se distingua par aucune action qui lui eût valu la réputation d*un vaillant homme de guerre, ou d*un administrateur habile, d*un prudent économe, oo d'un promoteur intelligent des libertés publiques et de la prospérité de ses Etats. Il est vrai que Rodolphe IV vécut dans des circonstances difficiles, dans un temps marqué par le déclin de la féodalité. Il avait hérité peu de bien. Cependant , s'il eût mis en pratique les principes énoncés dans la charte de franchises qu'il accorda, en 1388, aux paysansde la châtellenie de Gruyère, il eût pu, nous semble-t-il, rendre sa maison plus florissante ; tandis que, recourant sans cesse à des aliénations de rentes et à des emprunts S il la laissa, pour
* Voici quelques nouveaux détails à ajouter à ceux que l'on connaît. Suivant le compte -rendu de la châtellenie d'Œx pour les années 1400- 140i, le châtelain avait payé à divers paysans de Chàteaa-d'Œx, qui avaient prêté «quatorze vingt» (280) florins, un â-compte de 24 livres de Lausanne; aux paysans de l'Etivaz , 10 écus; à Rolet Maul , 70 sous de Lausanne,* à François Vassaul, 14 écus; à JaquetdeChablos, 7 écus; â Pierre dou Fragniolet, 2 écus; à Arnaud dou Bach, 40 sous; autant à an autre: à l'hôpital de Romont, en déduction d'un cens annuel , 20 i.. ; aux religieuses dé Romont, 20 L. ; à Jean d'IUens, en déduction de cens, 40 sous ; au couvent d'Âubonne, 69 sous, etc. Le comte devait à Jaqaet de Billens 292 écus et 2 sous : le châtelain d'Œx remit à ce créancier un à-compte de 21 L.
Le comte avait vendu quelques années auparavant au couvent de la Fille-Dieu, au-dessous de Romont, au prix de 40 L. de Lausanne, des cens qu'il possédait à Torny- le- Grand. En 1395, il avait emprunté de la Cooception, à Romont, 150 florins d'or. L'année suivante, le roéme comte ft