‹ Histoire du comté de GruyèreChapitre 155 sur 170 · CHAPITRE DOUZIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIEME

3édaieaten commun dans le val crOrmoDt, h Aigle, el dans d'au 1res pariies du Cliablâis *, soil à raison du ctiàieau iFAigremont ^ soil comme hérillers de feu Françoise de La Tour, veuve d*Aimonel (ou d' Ai mon) de Pontverre, soil en vertu d'une convention faite entre eux. Des commissaires du comte Antoine"' procédèrent avec Jean de La Baume, k Aigle, en préseuce de divers témoins, au partage des hommes et des terres, des vignes, prés, forêts, que ces deux seigneurs avaient jusqu'ici possédés ensemble^ des hommages et des services k eux appartenant, des renies foDciëres, des rede^ vances tant en nature qu'en argent qui leur étaient dues, soit par les nobles de Pontverre, de St-Triphon *, de Vailaise, de Sallenove\ de Montfaucon, soit par d'autres hom^ mes libres, comme tlugonet DeLoës^, par des taillables, des feudataires, des censitaires, etc* Le partage se fit de manière que tel ou tel fonds, droit ou cetis possédé jusqu'alors parles deux coseigneurs, échut k Tnn d'eux à l'exclusion de Tantre. Ainsi, par exemple, le quart d'une livre de gingembre et de poivre, dû par Tnn on Tautre tenancier, la fraction d'un quart de mouton, furent adjugés k Tun des copropriétaires. Tout ce qui ne fut pas compris dans le partage continua d'être, comme auparavant, propriété indivise du a)mie Antoine et du sire de La Baume, qui conservèrent en commun les droits de justice sur les voies publiques et autres

* « In ralle de Ormont, apud Atium, eUUbI m patrfâ ChâbîassH. *

* La charte du 16 avril U33 (voir p. 453). donaa au comte Antoine le liire de coseigneur d'Aîgremonl et ûts. Ormonts.

' n« soQt nommés par lettre patente du eomte ÂDloioe, datée de Tbonon, du 29 aoi^t 14^5,

*" « doniLiiDs ca&tri sanctî TriQbnis, » et * dominos magni eastri 5. Triphonis, *

* * de nova sala » et « de nova sella. »

* « Hugonetus de lo^es. * et aiUeurs « de toee. »

lieux non meolionnés dans Tacie de partage, ainsi que sor les aubains ou les étrangers établis dans le pays, ou sur les marchands forains, et, de plus, les cours d*eau et Taipage, ou le droit sur les troupeaux qu'on faisait pàitre sur les montagnes \

L'arrangement dont nous parlons offrait, entre autres avantages, celui de faire cesser ou de prévenir des conflits trop fréquents entre les coseigneurs, et d'améliorer, à plus d'un égard, la condition de leurs vassaux \

Depuis, en 1429, un paysan des MossesS hoaime taillable d'Antoine, comte de Gruyère et coseigneur du val d'Ormont, passa en faveur de celui-ci, au Sépey ^ devant notaire, un acte par lequel il reconnut tenir de son seigneur, en fief lige et taillable , le tiers d'une maison, provenant de la succession paternelle , avec grange , courtis et jardin ; un morceau de terre sis au village des Mosses'; d'autres petits fonds k la Lécherette et ailleurs; un pré du flef des seigneurs defiovéréa; un autre sis en Charnex, du Gef des seigneurs de Vallaise; l'usage des pâturages, des bois et des eaux dans la vallée d'Ormont. Il confessa, de plus, devoir au comte Antoine un cens annuel de sept fromages pour l'alpage du mont Lyoson *; et la taille aux quatre cas, soit

* « alpeagia mootium et les onâegioï, » Ailleurs ces deux mots se présentent comme signiQant une seule et même chose : onciegium ses alpeagium. > Voir notre IfUrodtiction, p. 383 et suivantes.

* L'acte de partage entre le comte Antoine et Jean de La Baume est une très longue pièce, qui offre beaucoup de détails locaux sur les personnes et sur les choses. Ce document est du 3 septembre 1425.

' «Mermetus filius quondam Huldrici de Mossia. »

* « apud Seppetum de Ormont. * ' < in villagio de la Mossy »

' «oncyegium seu alpeagium montis de Lyogson. •

Page 1