‹ Histoire du comté de GruyèreChapitre 156 sur 170 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

Taide de mariage quand il marierait sa Glle, Taide de voyage d'oiure-mer, Taide de rançon, et Faide de chevalerie V Enfin, le même paysan reconnut que le comte, son seigneur, avait sur sa personne et sur ses biens, de même que sur les autres hommes de la vallée d*Ormont, toute justice et le droit de glaive pour le cas où il commettrait un crime *.

On vient de voir que le comte Antoine avait, dans la vallée des Ormonts, des possessions dépendant du château d* Aigrement, et d'autres, provenant peut-être de quelque disposition de Françoise de La Tour. Le château d'Aigremont était dès longtemps un fief de la maison de Pontverre. Le comte Antoine en devint le copropriétaire. Il apparaît en 1433 avec le titre de coseigneur d' Aigrement et de la vallée des Ormonts ^ Il possédait ces fiefs conjointement aveq les frères Amédée et Michel de Vallaise ^. Naguère Aimon de Pontverre était seul seigneur " d'Aigrement , et de plus coseigneur de la vallée des Ormonts. Il avait laissé une veuve, Françoise de La Tour, et un Ois nommé François. Il paraîtrait que le comte Antoine aurait été chargé du fidéicommis ou de la substitution directe par Aimon de Pont-

* Voir notre Introduetimt p. 333, et la noie 2.

* Cb. da 12 novembre 1429.

* < AnUionius cornes Gnierie , condominus Acrimoniis et vallis de Ormont. >

* « Amedeus de Vallesia, condominus Acrimontis et vallis de Ormont, et Micbael de Yallesia, eias fraler, dictorum locorum condominus.»

En 1432 , les frères Amédée et Nicbel de Vallaise , fils de feu Jean, chevalier , coseigneurs de Vallaise, d'Aigremont et du Val d'Ormont , reconnaissent tenir en fief lige du doc de Savoie , comme dépendances du cbUiteao de Cbillon, des biens qui avaient appartenu à Ricbard de Pont- Terre, chevalier, et, après lui, à son fils Aimon.

Dans des actes de 1447 ei 1456 paraissent les frères François et Antoine, fils de feu Amédée de Vallaise.

' « dominus. »

verre. Il conservait par ce motif la quarte trébellieoDe ^ « c*est-ii-dire la quatrième portion de biens désignée par le sénatusconsulte du consul Trebellius Maximus, soas Néron, qui autorisait Théritier fiduciaire h retenir cette portion sur le fidéicommis, soit sur Théritage qu'il serait chargé de remettre Si Théritier fidéicommissaire. Outre cette part de la succession d*Aimon de Pontverre, le comte Antoine retenait le quart de Thypothèque sur laquelle était placée la dol de feu Françoise de La Tour, veuve d*Aimon de Pontverre. Or , les frères Amédée et Michel de Vallaise répétaient la moitié de ce quart ; Antoine en refusait la restitution. De Ih un débat qui fut porté devant le Conseil du duc de Savoie, et jugé par les arbitres qu'élurent les parties. Leur sentence porta, entre autres, que le comte Antoine conserverait les biens qu'il avait acquis dans les paroisses d'Aigle et d'Ollon, mais qu'il renoncerait au quart qu'il percevait sur une vigne des frères de Vallaise, située au lieu dit la Chapelle d'Aigle ; qu'en retour des droits et cens qu'il avait dans le va! d'Ormont et dans la paroisse d'Ollon , équivalant ï la portion dos deniers dotaux de Françoise, veuve d'Aimon de Pontverre, que réclamaient les frères Amédée el Michel, il paierait k ceux-ci une rente annuelle de 7 L., k commencer k la St-Jean prochaine. La sentence des arbitres pacifia la querelle entre le comte Antoine et les coseigneurs de Vallaise. Elle fut prononcée k la Tour de Peilz, en présence de divers témoins, le 16 avril 1433.

11 est k remarquer que la somme de 6 L. fui adjugée k chacun des six arbitres pour sa peine.

* « trebeUiaDice. »

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