‹ Histoire du comté de GruyèreChapitre 60 sur 170 · CHAPITRE ClKaUlÈEË · texte numérisé non relu

CHAPITRE ClKaUlÈEË

Il jugé convenable de te garder pendanl la trëve^ sans préindice des droits apparlenanl aux iatére3sé3\

Cependant la maison de Gruyère , qu'on a vue figurer parmi les allife de Fribonrg, ne larda pas à se brouiller avec celte cilé. On sail que le cbevalier Nicolas d*Englis~ beig, mari d'Agnès de Gruyère, avoyer de Fribourg en i%9% après avoir acbeié de Guillaufne^ seigneur d'Arberg, le diâteau d'Arconciel, avec le secours delà ville de Fribourg^ qui lui prêta 300 livres en éeus blancs, avail mls^ en 1296, celle RiaisoD forte h la disposilion des Fribourgeois*. A la moH de Nicolas d'Ënglisberg, son beau-frère, Pierre, seigneur de Gruyère ^, depuis luteur, curateur et avoué de sa sœur Agnès, dame d'IIIens el d'Arconciel , et des quatre enfants de cette veuve*, se vil engagé avecFribourg dans une querelle qui prit le caiaclère d'une lutte sérieuse. Ou dit même qu'il se livra, sous les murs d'Illens» un combat meurlrier. Pierre de Gruyère fit plusieurs prisonniers, entre

note 963.

* tDammei aciuin an no DomtnL MoCG** nonagesimo oclavo, sabbaio proilmo post tes tu m Penlecostes, * soit !e 31 mai 129&. Sololh Woehenhhtî de Tannée 1830 , p. 43 1 , el Bemeit diflom, du r4ifilon de FtibQurg, W\. h t» 115

' Cb* du fnois de mai 1296, dans le Recueil diphm. I, p. 172. Le lexte de cetie pièce et celui des ctiaries ûe 1301 el 1302 , ibid^ II, p. E4 ei 16, ne ûienlvQiinent que lecbâie^iu d'Arcoodel H f^ut, sansdoure, comprendre aujuit comme nous lavons TaU plus h«mt (p^ l^i), celui d'Iilens, Dim les dueumeuLs, ce cbâteau est presque loujoura nommé avee le cbâieau d'Arcouclel ^ ou mveraémeni . U*s deux n ayant formé , paralt-îl , qu'uue Mjgneurie.

* « dominus Graerie * » non pas le eomie , mais le Jils de feu Pierre dli U l#tMe, BoU le pelLl-lils et l'bénljer présoDQplif du vieux eomLe Pierre IL

* «. . Noà Pelras comea eldominusGriierie, Uitor, curaloretadvoc;itus domine Agnetj s sororiânoslre. ac Joànnis nepoim tiostri elsororumiuârum, EcfUcet Cortlesïon. Nicole el Alevie > < * Gin ù\i mois d'avril de Tan 1312.

IIÉH ET DOCUM X. 9

aulres dom Pierre, curé deDuens (auj. Guin)^ vice-prieur de RuggisbergS Affaiblis par ce revers, les Fribourgeois demandèrent un armistice. Alors Agnès , en son propre nom et au nom de son fils Jean, ainsi que de leurs adhérents, Pierre, seigneur de Gruyère, et toute la communauté des nobles, des non-nobles et des bourgeois du château et lieu d'Arconciel, accordèrent, le 19 mars 1502, aux avoyer, conseil et bourgeois de Fribourg et h leurs aides' une trêve qui devait durer jusqu'^ la sainte Valburge (2 mai), et dès lors pendant quatorze jours et autant de nuits. Tout ce que les vainqueurs avaient reçu de cautionnements ou d'obligations pour les prisonniers qu'ils avaient faits, devait rester en leurs mains ^ Le 6 mai suivant, cette trêve fut prolongée jukfu'à la prochaine fête de saint André (50 novembre), et dès lors pour quinze jours consécutifs. Toutefois, les auteurs de cette suspension d'armes réservèrent leur suzerain (dominium) et le bailli par lui institué , de telle sorte que dans le cas où ceux-ci requerraient leur assistance contre les Fribourgeois, durant la dite trêve, elle ne pourrait leur être refusée; bien entendu que les Fribourgeois en seraient prévenus huit jours d'avance'^.

La trêve de 1502 n'eut pas les résultats qu'elle avait fait

^ Voyez le Recueil dipl. du canton de Fribourg, ?ol. H, p. 15. ' « coadiutoribus». Ce mot est rendu par aydiour dans le texte français d'une trêve faite en 1311. Recueil diplom. II, p. 48.

* Voir le Recueil diplom. II, p. 14 et suiv. : «Datum mense martii, die lune proxima post dominicam qua cantabalur Reminiscere , anno Domini M^CCC*^. primo, > c'est-à-dire le il^ dimanche de Carême, soit le 19 mars 1302!

* Recueil diplom. II, p. 16 : < Dal. mense maii die dominica post festum Inventionis sancle Crucis, anno Domini M<>.CCCo. secundo, » c est-à-dire le Umai 1302.

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