CHAPITRE SËPTIÈliE
du comie de Savoie, mais de Tévéque de Lausanne, ensuha do quelque événement qui se raltaebaii peui-étre 5 la vieille querelle du comte de Gruyère avec le chef du diocèse, mais que, faute de donnée précise, nous ne saurions indiquer avec cerliltide. Une charte, postérienre de vin^l-un ans h Tâcte qui régla déllnitivemenl la vassalilé de la maison de Gruyère envers celle de Savoie, nous lait connaiire la nature des rapports Féodaux qui obligeaient alors le comte de Gruyère envers Tévéque. Dans cette charte « le comte de Gruyère, Pierre III, confesse pour lui et ses successeurs, qu*il tient en lief de Tévéque de Lausanne les fonds m'ivants, savoir: la Tour deTréraeavec ses apparienances, tout le hois de Bolère*, tout ce qu'il possèile dans le lerriloire de Contremesse, territoire qui s'étendaii du bots deSoucens jusqu'au3i pâturages de la Tréme, et îles Villars jusqu'à la rive de ce torrent. Le comte se reeoanait, h raison de ces Gefs, homme lige deTévéque, réservani toutefois rhomniage de sou neveu Perrod el la fidélité k laquelle il est tenu luimême envers le comte de Savoie ^ Il convient que les dits fiefs robljgenl plus que tous les autres bommes liges envers le seigneur évéque, el déclare qu'il a fait hommage, en raison de ces fiefs, a seigneur OLon\ évalue de Lausanne, el qu'il les reprend de lui. En témoignage de ces choses, le comte Pierre et, !k sa demande, les abbés d'Hautcrél et de
' La tnottvance de li forér^e Bolère avaH été , sur U Un du douzième Biède, ie sujei d'une cûni«statit>n enire le comle al l*évéqiie. Voyez plus liaut, p. 31.
* € ^Ivu tameu ddHîtaie Perrodi nefidUs naeï el domiui cooniUa S«baudie. > Nous tw savons pourquoi tecotnie de Gruyère atiraii éié vassal de sau ueveu.
* Oloii de Chaniiiveiii. qui iâuc<rtkKi , km 1310, îi Girard de Vuippeiis, noiiiftié ^ IVvèclié de B^te, el qui eut pour ^iiucéâseur au siège êpi^o[Ml de L» u -^ar» ri é . en l S 1 9 * Pierre â'Uro n .
Marseos ool apposé leurs sceaux au présent acte, bit h Bulle, le 5 novembre de Tan 1310 \
Deux jours après avoir réglé celte affaire importante» le comte de Gruyère était ï Fribourg et s'engageait ^ suivre en Italie le duc Léopold d* Autriche, qui appelait des auxiliaires au service d^Henri Vil, roi des Romains.
Les rapports des deux maisons de Savoie et de Habsboui^-Autriche, maisons autrefois rivales, s'étaient modifiés de telle sorte qu'au commencement du quatorzième siècle' ces deux dynasties contractèrent une étroite alliance de famille. La maison de Gruyère , vassale de la Savoie, éprouva l'heureux effet de la bonne intelligence quî, entre la Savoie et TAutricbe, avait remplacé de vieilles rancunes. Le 20 avril 13t0, Zurich avait vu célébrer dans ses murs les fiançailles de Léopold, duc d'Autriche, troisième fils du roi Albert l®^ avec Catherine de Savoie, fille du comte AmédéeV. Le comte de Gruyère, chevalier de nom et de cœur, avait eu rhonneur d'assister, comme témoin, k cette auguste cérémonie. Il s'était fait remarquer parmi les seigneurs dont les illustres fiancés étaient entourés, et il avait scellé le contrat de mariage, non pour la Savoie, mais pour l'Autriche, et d'abord après le duc '.
* Dalara et actam apad Balla die jovis post festam omnium sanctorum anno Di. millesimo CCC^. decimo.
' Ont scellé ce contrai de mariage , d'une part, Amédée, comte de Savoie, et sa femme, Marie de Brabani (sœur de Marguerite , femme d*Henri VII, roi des Romains), le dauphin Hugues, baron de Faucigny, et Aimar de Beauvoir (en Dauphiné)', seigneur de Villeneuve ; — d*autre part, Léopold, duc d'Autriche, Pierre comte de Gruyère, et Tbibaud seigneur de Hasenbourg (près de Willlsau), tous deux chevaliers; à Zurich, le xii' Jour avant les cal. de mai (20 avril) 1310. Voy. Guichenon, Uitt, généaL de Savoie, t. IV, p 158 et suiv. ; Kopp , K. Heinrich VIL p. 104 et 106, notes 2 et 5.