‹ Histoire du comté de GruyèreChapitre 76 sur 170 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

Danii la s<!fiience arbitrale que Louis de Savoie , sire de Vauxl, prODOuçâ le 23 juillet 1315, eolre la ville de Fribourg el les DU de feu Guillaume, seigneur de Billeus, il e4^t dil que les deux parties choisironl chacune deu!£ amis, cl ijiie ces quatre amis prendront pour médialeur* Tua des Irois ^igneursdont voici les noms : Pierre, comte de Grujère, Aimon, sire de Uontaguy, el Rainaud^ coseignêur d'Éstavaye ,

Ce fait, peu imporiaut en apparence, lémoigoe de la bonne intelligence entre le baron de Vaud ei le comte de Gruyère, ainsi que de la considération dont ce dernier coolinuait d'être entouré.

Par charte du mois de mai 1316, Pierre comte de Gruyère, chevalier, accorda a un tenancier de la vallée de l.ulry Tautorisaiion d^hjpothéquer à Ulric, mistral de ta Tour de Rive k Oucliy\ une vigne sise dans le territoire de Lallex (hameau de la commune de Villette), pour la somme de 10 L 5 sous de Lausanne, dont le dit DIric paya au comte 6 L 10 sous, pour un m nids de bon vin blanc que le dit tenancier lui devait d'ancienne date à titre de cens. Le tenancier fit apposer à cette acte le sceau de la cour de I^usanne, et le comte y appliqua le sien.

Ce document conûrme ce qu^on a déj^ dit, que la maison de Gruyère avait des biens, des droits el des censilaîres àur les bords du Léman.

* « ppo medlo, * pour mo^enneuT. comme on disait daos le fteux tin-

* €b (ia lendemain de ta rèie de Sle -Marîe-Mad«>la}ne , tatA^ dans le Rfmeil diphmat. du eanh>nde Fribourg, ?t>l. îî. \i. 59*

* * Vtdricû misieriali de Rîp» de tarre de ocbîez •

Pierre et Jean de Gruyère, tils de feu Rodolphe de Gruyère, seigaeur de Monlsalvens et du Vanel, avaient cédé à Perrod ou Pierre de Cléry, à titre de fief perpétuel, un héritage féodal, situé dans le territoire de (Grand-)villars, héritage que Jean, fils de feu Jean de Villars, chevalier, possédait à vie, et qui, à sa mort, devait faire retour aux cédants, c*est-à-dire aux deux seigneurs de Gruyère susdits, dont il relevait. Le nouveau possesseur, Pierre de Cléry, investi du dit héritage par Pierre et Jean de Gruyère, leur avait fait Thommage libre et franc, sans restriction ni engagement contraire, et leur avait compté quatre-vingts livres, monnaie de Lausanne. L*acte d*inféodation avait été muni des sceaux d'Aimon d'Estavayé, doyen d'Ogo, de Pierre, comte de Gruyère, et d'Ulric Wagniard, curé d*Estavayé-le-Gibloux, Mais, à la mort de Jean de Villars, fils, dame Contessète, veuve de Rodolphe de Gruyère et mère de Pierre et de Jean de Gruyère, avait réclamé le dit héritage, disant qu'elle seule y avait droit, tant comme usufruitière des biens qui avaient appartenu à son mari, qu'en raison de Fassignation qui lui avait été faite sur les terres de (Grand-) villars et ses dépendances; enfin , parce que la cession du dit héritage à Jean de Villars, fils, avait été faite sans qu'elle Peut approuvée. De son côté, la veuve de Perrod de Cléry, tant pour elle même qu'au nom de ses quatre enfants*, refusait de reconnaître à dame Contessète les droits que celle-ci prétendait avoir sur le dit immeuble et sur ses dépendances. Enfin les deux veuves s'accordèrent à Broc, moyennant dix livres de Lausanne, au prix desquelles Contessète approuva Pinféodaiion dont elle avait

' Isabelle, Johaanod, Cooiessoa el Colombe.

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