CHAPITRE SEPTIÈME
el Jean de Gruyère, cbacufi âulatiL Ce coatrat fut passé ï Vevey^ quant ^ux trois seigoeurs de Gruvère susdits^ et k Guillaume de Poinverre, le 51 décembre 1528; quaril à la comtesëe Catherine, à Gruyère, le 1 ! janvier, ei quaoi à Aimoa de Pontverre, le 5 février 15^9, k Aigle,
Privé de renseignements sur ce qui s'est passé dans la partie alemannique du comté de Gruyère pendant les deux DU trois siècles que nous avons traversés, nous avons rare^ meol fait meûlioa de rintéressanle contrée qu'on nomme le Pays de Gesseuay* Dans cette contrée vivait une peuplade apparteûanl k une race vigoureuse, active, éoergique. Les détaib de sa vie, dans les premiers^ temps de la féodalité, nous échappent, parce que les documents de ces temps font défaut*. Il est toutefois peu probable que ta vie de ce peuple pastoral ail été marquée de quelque événement mémorable» qu'elle ait été bien différente de la vie de ses voisins, sujets du même seigneur. L'histoire de la Gruyère alemannique s'est apparemment fondue dans celle de la Gruyère roroane. Quoiqu'il en soit, Tbistoire authentique du pays de Gesaenay ne remonte guère au delà du quatorzième siècle.
Depuis son origine, le prieuré de Rougemont était en possession des droits de Téglise de Cbâieau-d'Œï, En 1330, Jean de Roussillon, évéque de Lausanne, de Tavis de son chapitre et k la requête de Pierre comte de Gruyère, unit au prieuré de Rougomont TégNse de Gessenay avec ses droits, ses revenus et ses appartenances, conférant au prieur le
^ Kohti (de 6 (fssËiiay^ el I, «fe Mu Mer, qtil i^nt écrft y ne b&sloire du pa^s lie Gessenay» oii plntAi nti Esm, rront eu ^ leur tli.^posUiOfi que <|tielques cbiries, d'une é|KKtae plus rèceiiie.
190 HISTOIBE DE LA GRUTteE.
droit de patrooage^ dans eelte ^lise, qui pendant quelques siècles fut la seule ^lise paroissiale du pays de GesseBay, réservant pour lui et ses successeurs au siège épiscopal les droits de Tévéque, et pour le doyen d'Ogo et ses successeurs les droits de ce doyenné, de telle sorte que le dit office venant à vaquer par le départ ou le décès de son recteur ^ le prieur de Rougemont, à qui appartiendrait à l'avenir le droit de patronage , serait tenu de présenter à Tévéqne de Lausanne soit un clerc séculier, soit un prêtre capable de bien diriger, de bien administrer la dite église, et tel que révéque pût l'agréer et rétablir en charge. Rien ne élevait être changé à Tancien ordre de choses tant que le curé actuel ' de l'église de Gessenay exercerait son office ^.
Le prieur de Rougemont était alors Nicolas Psalteri, de Lausanne.
Le prieuré de Rougemont, fondé et dolé par Guillaume I®^ fut de la part de ses descendants l'objet d'une faveur spéciale. Al peine ce monastère avait-il obtenu le bénéûce dont nous avons parlé, que Pierre de Gruyère, seigneur du Vanel, chevalier, voulant assurer le repos de son âme et le salut de ses parents, donna au prieur et aux religieux de Rougemont le droit de pèche dans un lac qui lui appartenait". Il leur permit d'y prendre à l'avenir du poisson pour leur
^ « ius patronatus ... in ecclesia de Gisseney. »
* « quam primum ecclesiam predicum de Gisseney vacare coniigerit cedente vel decedeote redore dicte ecclesie .... »
* «in vita curali qui nunc est in dicta ecclesia qoamdiu erit curatus... >
* Aclnm et datum Lausanne III kal. sept. (30 août) 1330, dans un Vidimns de l'official^ du Jeudi, lendemain de l'Annonciation (26 mars) 1333.
' « In lacu nostro dicto Burguoyn. »