‹ Histoire du comté de GruyèreChapitre 82 sur 170 · CHAPITRE SEt>flÈllS · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEt>flÈllS

nourriture, soit au ftlet, soit au moyen de quelque autre ÎDStrument de leur choix ^

On a vu que, eo 15! 4, le comte de Gruyère el Louis de Savoie, baron de Vaud, avaient conclu avec h ville de Frîbourg un traité de com bourgeoisie pour le terme de douze anoées. Au bout de ce temps ^ Louis de Savoie prolongea ce traité pour quinze ans, et huit ans plus tard ^ il le reoou* veta pour le terme de diTt-huil ans, à dater de Tes pira lion des quinze ans stipulés en 1526. Nul doute que le comte de Gruyère n'ait, comme Louis de Savoie, cou tin ué sas rap* [ïorts de combourgeotsle avec Fribourg, qall n'ait suivi, en ceci, comme à d'autres égards, la politique du baron de Vaud. Nous ne pouvons, a la vérité, produire aucune charte à Tappai de notre assertion, mais le fait que nous allons citer nous dispense de toute autre preuve. £n 1551 , le comte de Gruyère était avoyer de Fribourg. Or, pour parvenir à cette haute dignité, il fallait uon-seulement posséder dest]ualjtés éminenies, être digne de la confiance publique, surtout dans une époque aussi critique: il fallait encore être bourgeois* La circonstance où le comte de Gruyère paraît décoré du litre d' avoyer de Fribourg mérite d'être citée, parce qu'elle nous fournil une nouvelle preuve de Testime el de la confiance dont jouissait le chef de la noble maison de Gruyère.

Le comte Hartmann lit (1^^ de la maison de Habsbourg-

^ Ch. delatiisai.

' gfi 13Î6. Rf€ueil dïpîom du tanion de FHtourg> toU ff, p. 90. ■ En 1334 ibid.. p 130

Kiboai^), rallié des Bernois en 1298, qui mourot an commencement du 14® siècleS avait laissé deux fils, Hartmann IV (II), qui fut comte de Kibourg et landgrave général de Boui^(^ne% et Eberhard. Ces deux princes eurent Tnn pour Tautre une aversion pareille k la haine des frireê ennemis d*un autre temps. Eberhard fit assassiner son frère.\ et fut à sa place comte de Kibourg et landgrave de Bourgogne. Rodolphe, comte et seigneur de Neucbàtel, réclamait de lui la somme de deux mille et vingt livres bonne monnaie en écus blancs, 2i raison de la dot de sa fille Marguerite, veuve de Barthélemi , frère du comte Eberhard*; somme que le comte Rodolphe avait payée. Ce dernier demandait de plus le présent que le mari avait fail à son épouse le lendemain de la noce". Le comte Eberhard promit de faire

^ Entre le 1*' déc. 1300 et le 4 avril 1301.

* Voyez la ch. de 1319 dans le Recueil diplom., vol. H, p. 75.

* Ce meartre ftit commis à Thoune, le 31 octobre 1322.

* « Nos Eberhardos cornes de Kiburg landgravios de Burgondia, notum facimus universis quod cum dominos Rodolfos cornes et dominus Nouicastri peteret a nobis sibi reddi et restitui per nos duo milia et viginti libras — ratione dotis domine Margarete filie sue relicte domini Bartbelemii bone memiore fratris nostri.... » On ne connaissait jusqu'ici que deux fils d'Hartmann III (ou I*'', fils du comte Eberhard l«r de Habsbourg, qui mourut en 1284, et d*Ànoe de Kibourg) , savoir Hartmann IV (ou II) et Eberhard II , le fratricide , auteur de la charte que nous citons. Un troisième frère, du nom de Barthélemi, est inconnu. Le seigneur^qui porte ce nom dans notre charte, ne peut être qu'Hartmann IV (II). qui, en effet, avait épousé Marguerite , fille de Rodolphe IV , seigneur de Neochâtel, qui mourut en 1342. Après la mort de son premier mari. Marguerite épousa le comte Hugues de Buchegg. (Voyez le Geschichtforscher, t. X , p. 138. et t. XI, p. 345.)

* La « morgengaba » {die Xorgengabe)» littéralement, Présent du lendemairit dot mobiliaire que l'époux, chez les Germains, donnait à son épouse, en retour de l'armure complète que celle-ci lui avait faite. (Voy. Tacite. Germ., c. 10.)

Page 1