‹ Histoire du comté de GruyèreChapitre 88 sur 170 · CHAPITRE KUlTlfellK · texte numérisé non relu

CHAPITRE KUlTlfellK

"Bëniois, irrités de Tacha rDeiDêiyLqu^on mettait à leur faire la guerre. Il y a lieu de croire que Berne eùi préféré une paix durable à une lutte incessante. Non-seulement elle avait promis de s'intéresser d'itne manière efficace au paiement des sommes dues par les seigneurs de Weissen bourg à Conrad Iluser et h d*auires bourgeois de Fribourg; elle tint sa parole. Elberlmrd, comte de Kibourg, avait été chargé par les parties de fixer les termes du paiement. Le 50 novembre 1359, cinq mois après le mémorable combat de Laupeo, raTOjer, les conseils et la communauté de Berne acquittèrent le premier terme, soit la moitié de la somme que les frères Rodolphe et lean de Weissenbourg devaient à leurs créanciers fribourgeois V*

Ce fait annonce de la part de Berne Tintention de remplir ses engagements et de terminer une querelle funeste aui deux partis. En elîel, Berne cessa les hostilités et consentit h traiter de la paix. Le comte de Gruyère et d'autres seigneurs étaient également prêts h poser, les armes, tandis . que d'un côté Pierre de Gruyère, ^îgoeur du Vanel, de ^b'âutre, le sîre de Weissenbourg, continuaient îi guerroyer.

^ Tandis que des chefs de bandes se faisaient tout le mal que pouvait leur inspirer le démon de la haine et de la vengeance, les populations, fatiguées des incursions qui désolaient leur pays, songèrent au moyen de se protéger ellesmêmes. Longtemps avant que Ton proclamai la maxime célèbre: Aide^ai^ le ciet t'aidera^ les montagnards de TO*

* Les créaûciers en doDûèrent quHlaDce au comonenc<îinenl de déeembre îa39 Voir le Recueil diphm., III , t§* Le tolal des sommes indiquées dans la quillânce n'égale pa^ là moitié des BOOÛ L. doni U a élé qneïillon. Il se pourrait qu'une pariie de la délie eùL d^à été payée, ou que les créïinciers eusKeni fail une il induction du capiiaL

berland bernois rayaient mise en pratiqoe , comme on le verra tout à l'heure.

Il faut d'abord remarquer qu'à la bataille de Laupen , les gens de Gessenay et du Haut-Simmenthal , sujets do comte de Gruyère, ainsi que les gens de la vallée de Froutiguen, vassaux du sire de la Tour-Chàtillon, avaient suivi la bannière de Fribourg contre les Bernois, tandis que les hommes du Bas-Simmenthal , dont le seigneur, le sire de Weissenbourg, était depuis quelque temps combourgeois de Berne, avaient soutenu le parti de cette ville contre Fribourg. De \h des querelles entre les gens de ces vallées, ou entre leurs seigneurs. Les paysans de Tune ou de Paotre vallée étaient incessamment exposés à une brusque incursion de leurs voisins. Ces invasions étaient toujours subites, impétueuses, comme les guerres privées, parce que les vassaux qui devaient y prendre part se hâtaient d'abandonner leurs chefs dès que le temps de leur service féodal était expiré. A la semonce du sire de Weissenbourg, les gens du Bas- Simmenthal, réunis à Wimmis, faisaient une sortie et se précipitaient sur la vallée de Frouliguen, qui avait été déjà cruellement ravagée par des bandes armées sur la Gn du treizième siècle. Ainsi, naguère Jean de Weissenbourg, donzel, pénétrant soudain dans cette contrée, avait traversé la vallée d'Adelboden et atteint le Gorniguel, plateau élevé de la partie du canton de Berne que le pas de la Gemmi sépare du Vallais, où jadis de grosses pierres indiquaient la frontière des deux pays ^ Il y avait surpris et enlevé pâtres et troupeaux. Puis ayant gagné Talpe d'Engstligucn, adossée à la montagne qui sépare Adelboden du passage de la Gemmi et de la vallée

* ^ grossi lapides in loco Gornigel. »

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