LIVRE TAOlSlàVB
avait recommandé au premier on au seoôad* Et voiiii, nous l'avons déjii dit, ce qui e«t surtout impossible ; voilà ce que plusieurs théologiens demandèrent en vain^ dans le concile, qu'on voulût bien examiner. Comment y consentir 7 Dès les premiers pas faits dans cette voie, on se serait vu entouré d'infiniment plus de lumières que n'en désirait la majorité, que n^en voulaient ceux mêmes qui proposaient l'examen^ car U n'y aurait gaère eu moyen, q^rès cela, de maintenir la Pénitence ni comme nécessaire, ni comme obligatoire, ni mémo comme sacrement. On aima mieux fermer les yeux, et dire, avec d'autant plus d'assurance que la chose était plus fausse , que telle avait été to^^urs l'opinion nime de tous les Pères *,
Cependant, toutes les difficultés tf étaient pas franchies. Dès la septième session, la Pénitence avait été déclarée sacrement. Il n'y avait donc pas h en revenir; mais il s'agissait d'expliquer comment et dans quel sens elle en est un.
Or, il y avait des siècles qu'on se querellait, dans les écoles, sur la question de savoir où résidait réellement ce qui lui faisait donner ce titre. Le sacrement de Pénitence n'est évidemment pas dans la pénitence même : un homme qui se repentirait de ses péchés, mais sans recourir à la confession, ne passerait pas pour Tavoir
< Uûiversorum patrum consensus semper...
reçu. Est-il dans Taveu des péchés ? Non ; il faut que Tabsolution s'ensuive. Il est donc dans l'absolution? Pas davantage ; il faut que l'aveu ait précédé. Vous croyez n'avoir qu'à conclure qu'il est donc dans la réunion des deux choses? On vous dira qu'un sacrement est un signe, et qu'il lui faut, pour l'être, quelque chose d'extérieur et d'actuel. Dans le Baptême, c'est l'eau ; dans la Gène, le pain et le vin; dans la Pénitence, que sera-ce? Vous voilà forcé de la faire résider dans les paroles mêmes que le prêtre prononce pour absoudre. — C'est ce que fit le concile *. Nous verrons à quoi cela conduit.
Autre difficulté. — Le troisième canon anathématise quiconque niera que Jésus-Christ ait établi le sacrement de Pénitence par les paroles : « Ceux à qui vous remettrez leurs péchés ceux à qui vous les retiendrez.... etc. » Or, on fit observer qu'elles avaient souvent été entendues, ces paroles, non pas de ce sacrement en particulier, ni même de la pénitence en général, mais de tous les moyens par lesquels s'acquiert la rémission des péchés, et où le prêtre peut être appelé à intervenir. Ces paroles, en eflet, pour peu qu'elles aient le sens qu'on leur donne, en ont nécessairement un beaucoup plus vaste, et dont on ne sait trop comment se débarrasser. La confession n'y est point mentionnée. Il n'est question d'aucune formalité préalable, d'aucune condition quelconque à remplir par celui dont les péchés vont être pardonnes. Donc si le droit d'absoudre existe, il est absolu. Partout où le prêtre verra des sentiments, des circonstances, quoi que ce soit, enfin, qui
* Docet sancta synodus sacramenti pœuitentise formam, in quà prsecipui ipsius vis*ita est, in illis miiiistri verbis positam esse ; Ego te absolYO.