‹ Histoire du Concile de Trente: 2 tomChapitre 28 sur 151 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

rations de l'assemblée, avait longtemps cherché une formule de décret qui pût contenter tout le monde, ou, du moins, ne blesser personne. Elle croyait l'avoir trouvée. Le très-saint concile de Trente, légitimement assemblé sous la conduite du Saint-Esprit, les trois te'gats du siège apostolique y présidant ^^ décrète..., etc. Aux mots très-saint concile seraient ajoutés, si on l'exigeait, ceux de œcuménique et général,

La majorité parut satisfaite ; mais une minorité nombreuse demandait, sinon un aveu formel de l'infériorité .du pape, du moins une déclaration plus claire de l'égalité des deux pouvoirs. Les mots prcesidentibus legatis pouvaient en effet très-bien s'entendre, non-seulement d'une simple présidence, dans le sens ordinaire de ce mot, mais d'une autorité supérieure, suprême, indispensable à l'existence du concile ; et l'on savait assez, d'ailleurs, que les Italiens ne l'entendaient pas autrement. Il fut donc proposé de remplacer le mot œcuménique par représentant l'Eglise universelle 2. Ces mots étant placés avant prcBsidentibus legatis, la présidence des légats cessait d'être nettement indiquée comme indispensable à la légitimité du concile. Un Italien traita de renards 3 ceux qui soutenaient cette rédaction ; et, à vrai dire, au milieu de ces luttes où personne ne disait son dernier mot, c'était une épithète qu'on pouvait, en toute justice, se donner mutuellement tous les jours *.

4 Sacposancta Tridentina synodus, in Spiritu sancto légitimé coDgregata, in ea praesidentibus tribus apostolicae sedis legatis.

2 Ecclesiam universalem reprœsentans.

> Fulpeculas. Mémoires de Vargas.

4 a n arrivait, dans cette occasion, ce qui a coutume d'éterniser les débats : la raison que les légats exprimaient n'était pas celle qui les touchait le plus, de sorte que combattre contre eux avec

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