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Unaiitiaes à raeoBnaître qn^U y savait Ut vm mal, et uq grand mal, les Bi^nbrefl du concile aa le fureat bientôt plus dès qu'on voulut, pour y cbarcber im remède, an déterminer la nature.
La réflidence estnBlle de droit dmn ou dti droU ^ccUtiastiquê ? -^ En d'autre» ternies, quand u» évoque &'eî| dispensa, à qui désobéit-il, & Dieu ou au papQ? Kt s'il s'en dispense avec Pautorisation du pape, peut^il ètra considéré comme coupable envers Dieu 7
Ëneore une de ces questions dont l'époncé 9eul e^t un plaidoyer contre l'Église dans laquelle elles ont été possibles. Qu'un pasteur, appelé à la tête d'un troupeau, puisse l'abandonner sans désobéir i Dieu, em que, après s'y être fait autoriser par un homme, il soit, devant Dieu, exempt de reproche, -^ c'est une idée que les anciens chrétiens n'auraient pas même condamnée comme une erreur. Celui qui l'aurait eue leur eut semi^lé plus k pittndre comme insensé que coupable comme hérétique.
A Trente, non-seulement cette ppiaûm fut émise, mais elle eut de ehmids défenseurs,
Leurs adversaires, à vrai dire, ne savdent trop qu'objecter. Souvent, plus une vérité est elaire, plus U est difficile de la démontrer dans les formes. Si on nous demandait pourquoi nous pensons qu'un prêtre oflense Dieu, directement Dieu, et non pas le papo ou Dieu dans
le pape, lorsqu'il abandonne son église et garde les revenus, — en vérité, nous ne saurions que répondre. Nous dirions que c'est tout simple, que le gros bon sens le montre assez ; mais des arguments, des preuves, où les prendrions-nous ? Tout au plus pourrions-nous citer saint Paul : « Veillez sur le troupeau que Dieu vous a confié * ; » ou saint Pierre : « Paissez le troupeau de Dieu dont vous êtes chargés « ; » encore nous répondrait-on peut-être, sur ce dernier passs^e, que, puisqu'il est de saint Pierre, c'est-à-dire du pape, il doit prouver plutôt le droit papal.
C'était , en effet , dans ce sens que raisonnaient , à Trente, les partisans de l'opinion chère aux papes. On aurait pu, sans sortir du même chapitre, les défier d'y montrer un seul mot où Pierre ait l'air d'ordonner de son chef. <( Je m'adresse, dit-il, aux pasteurs qui sont parmi vous, moi qui suis pasteur avec eux... Paissez le troupeau de Dieu.., Et lorsque le souverain Pasteur paraîtra, vous recevrez la couronne incorruptible. » Mais comment convaincre avec l'Écriture des gens qui en avaient assez secoué le joug pour bâtir le système dont ils osaient s'appuyer? « L'épiscopat, disaient-ils, n'est d'institution divine que dans le pape ; chez tous les autres évêques, par conséquent, il est d'institution papale. Puisque c'est au pape à leur assigner le nombre de brebis qu'ils ont à paître, c'est à lui aussi de leur en prescrire la manière ; et puisqu'il peut, s'il le trouve bon, leur en ôter le pouvoir, ne peut-il pas aussi leur permettre de ne pas l'exercer? » Donc, n'est-ce pas? —
* Actes XX, > !'• épître, y.