LIVRE DEUXiiHK SIlS
VMthmwtiit : (t Oti se rappellera, dit^il, ce qui a été m pluf haut, lavoir que les sacreiiientg peuvent être lélitimëmeut adminiatréa par de méohants prétrei, pourvu que h$ eho$ea nécessaires à la coaaommatioit de l'acte soient esipKi^ement observées ; » at le mot que nous traduisons par emoêtemem, rite, ne se dit gii^e que de Texactitud^ des foriues. En fait, sauf les cireon^ locutions nécessaires pour sauver l'honneur du eondte, la non-nécessité de Tintention a fini par être untveri^ellement enseignée. L'an^thème de Trente s-est transformé peu à peu en amples exhortations sur la gravité ci mettre daas Padministration des sacrements. C'est très raisonnable, très chrétien... mais ce n'est plus le décret.
Notons, à oe sujet, une différence frappante entre les modifications que le temps a apportées aux décisions du concile. Les modifications de dogme, -^ c'est dans un sens raisonnable et chrétien qu'elles se sont, pour la plupart, opérées; mais dans les choses de pratique, — • c'est le concile, au contraire, comme nous le verrons, qui est généralement plus raisonnable et plus chrétien que l'Église. Dans les deux cas, nous pouvons demander ce que devient l'autorité du code supt*éme écrit à Trente.
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Après avoir ainsi réglé ce qui tenait aux sept sacre^ ments en général, on se mit en devoir de les examiner à part, à commencer par le Baptême. — -> Qui se serait
2tik HISTOIRE DU CONCILE DE TRENTE
douté qu'avant quinze ans on n'en serait pas au dernier ?
Plusieurs des points relatifs au Baptême avaient été tranchés d'avance dans la question du Péché Originel ; il n'en restait qu'un petit nombre, sur lesquels on se mit assez aisément d'accord. Un seul arrêta quelque temps. Le baptême des hérétiques est-il un vrai baptême? Peut-on, lorsqu'ils se font catholiques, ne pas les rebaptiser?
Depuis assez longtemps, on s'accordait à regarder leur baptême comme valable, et à ne faire entre eux, sous ce rapport, aucune distinction ; mais on ne pouvait oublier que l'Église s'était jadis montrée beaucoup moins large. A plusieurs époques, on avait paru plutôt disposé à rebaptiser tous les hérétiques, sans aucune exception. Les conciles de Nicée et de Constantiriople ayant cru devoir désigner ceux qui seraient rebaptisés et ceux qui pourraient ne pas l'être, quelques évêques de Trente proposaient qu'on en fît autant ; mais la majorité comprit qu'on n'en viendrait jamais à bout. On se décida donc à sanctionner l'opinion généralement reçue ; seulement, pour n'avoir pas l'air de blesser d'anciennes décisions ou d'anciens usages, on se borna à déclarer valable tout baptême administré « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, avec l'intention de faire ce que fait l'Église \ » Cette intention, en quoi consiste-t-elle ? Le décret ne le dit pas. L'eût-il dit, il aurait fallu dire encore jusqu'à quel point on doit l'avoir, car il est clair que tout le monde ne peut pas l'avoir au même degré et de la même manière. Le Catéchisme Romain est encore plus large. « Tout le monde peut baptiser, hommes ou
-< Gum intentioue faciendi quod facit Ecclesia.