‹ Histoire du Concile de TrenteChapitre 25 sur 138 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

l'empereur, du roi de France, de plusieurs autres souverains, des légats aussi ; mais quant à ces derniers, ce sont leurs noms et leurs prénoms qui en fourniront la matière. Voilà le cardinal dei Monte ^ « portant son cœui* et ses yeux vers la montagne qui est Christ ; » voilà son collègue de Sainte-Croix, « Politien *, et depuis longtemps appliqué à la réforme de la politique chez les chrétiens ; » voilà le vertueux Polus, « Anglais de naissance, mais qu'il faudrait appeler Angélus plutôt que Anglus, » Enfin, puisque le concile est ouvert, que tous ceux qui en ont le droit se hâtent de s'y rendre, comme dans le cheval de Troie. Ce dernier trait d'éloquence avait sans doute un sens profond qui nous échappe, et que nous ne prendrons pas, comme Pallavicini, la peine de chercher. Seulement, à la lecture de ce singulier fatras, nous nous disions qu'un homme de goût doit avoir de grands efforts à faire pour agréer * au nombre des arbitres suprêmes de sa foi celui qui fut capable de penser, d'écrire ainsi, et qui exerça cependant sur ses collègues une très-grande influence 2. En vain nous dirait-on : <( C'était le goût, c'était l'éloquence du temps. Luther a fait pis quelquefois. » — Pas en chaire , pourrions-nous faire observer. Et quand cela serait, qu'importe ? Entre les jeux de mots de Luther, faillible, et ceux qu'il nous faudra entendre dans une assemblée infaillible, il ne saurait y avoir parité. Lu-

* Politîanus, né à Polizio, en Sicile.

s « C'était lui qui, sur ce théâtre de la chrétienté, avait comme levé la toile en prononçant le discours d'ouverture, et depuis, toujours employé dans les délibérations les plus graves, il n'était pas un membre ordinaire : c'était le bras droit de ce corps. » Pallav. 1. Vni.

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i\^, ]f9X Xm-v^èm, o'est ri^^ Quaod vous, ^MM^epte^ B^ croyance, c'est que, exan^ea fait, voua les trowve? ç^çcçpt^JWes. S'y y en a 4e gro^âèçeu^eint ass^oiouées» tau,! j^ ; mais cela ce prouve ^i poui' ui coutre. Ave^ l'infaillibilité, tout devieat grave. Celui qui vous dit : Crois l -T- la plus, petite aberva,^ioaîi (l'esprit, sur quelque 0^^ que ce soit, est un arguxueOit contre W pouvoir qu'il s,' abroge. Celui qui prétend bâtir pour l'éternité» — toute imperfectipji dau^ ^s^ luatériaux cQuipron^ plus w 9M)ins m^ oeuvre.

^..'ajouriî^ment a:u 7 janvier avgglt déplu i la plupart • des évêques. Après une si longue alteij^te, ils ti;ouvaient singulier qu'oa u'eùt pa^^ même sowgé ^ f^re UAplan, è» préparer des questions. 0^ leur pi:o{xosait, à la yérité,, de conjgoaeucer par un décret sw i^ cojaduite privée des membres du concile. Ils ^rouvai^i;iit l'idée bonue;, m^ia ils trouvaient aussi que c'était bien peu p,our un mois, d'autant plus qu'ils n^e voyaiep^t pa^, à quoi Ton se mettrait ensuite. Le décret îut cepe<wi^n»t fait avec entrain.. Il est rempU d'excellentes prescriptioi^, d'çxcelitenta çoûseilsi et nous pouvons, dès à présdjn^ ^'QtttiÇi: qu^ dans ce qui tenait aux mœurs, il fut religieusement observé. La Réformation commençait à. porter ses fruits. Les sc9iudaleuse& débau^bes du coAcile de Coiàstance n'étaient déjà plus ni pei'mises, ni possibles ; Hse faibte partie de ce qu'on avait toléré alors eût suffi pour déconsidérer, pour dissoudre l'assemblée.

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