‹ Histoire du Concile de TrenteChapitre 28 sur 138 · LIVRE PREMIER M · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER M

cision dans l'assemblée. La discussion s'engage, mais pour n'aboutir à rien. Les Italiens veulent que l'on commence par les dogmes ; les impériaux objectent, comme toujours, qu'il ne faut pas songer à extirper les hérésies avant d'avoir extirpé les scandales. On s'ajourne au 22, et la séance est levée.

Une majorité commençait à se dessiner, mais dans le sens allemand. Si on eût voté sans délai, c'en était fait : on commençait par les réformes ; elles devenaient la grande affaire. Le pape savait ce qu'il y avait de plans contre sa cour, contre lui. Une fois le concile lancé dans cette voie, que faire? « Céder honteusement? Souffrir que le concile qu'il avait lui-même assemblé contre l'hérésie, lui fit plus de mal que l'hérésie elle-même ? Résister? Oter tout crédit à cette assemblée qui n'avait pour arme contre les hérétiques que la vénération publique? Général, se mettre mal avec son armée au moment d'engager le combat? Renouveler les troubles de Bàle, dont les résultats seraient d'autant plus à craindre que, la matière étant encore plus prête qu'alors à prendre feu, elle s'enflammerait à la moindre de ces étincelles * ? » Tout son espoir était dans les légats, qu'il traitait, du reste, fort mal, pour avoir si imprudemment remis la décision k l'assemblée.

Le 22 janvier, on se trouva presque unanimes : les réformes d'abord ; le dogme ensuite. Force fut alors aux légats de lever le masque, et d'avouer que telles n'étaient pas les vues du pape. On aurait pu leur demander pourquoi donc le pape ne s'en était pas expliqué plus tôt; mais ils n'eurent garde de se laisser amener sur ce

* Pallav. 1. V, ch. vn.

m HISTOIRE »«l t;OMGILE DE TRENTE

èNraîD. « L'fânperénr iiVUI pas {Miié d'âtssembler l«l^ «é«ie «â eondite pov Éi^tre ïin «mx q^klerette^f Qiâ r«n «npèdveiia) m iMNKram>yons lieBifaesttènsdefei? » €et «iilgiMn^nt t'«ÉipcNfti^ Indirect^nént Q)C«!»6és de là'é-^ ciaïter tes «ifeires 4ie degilie qii« ^<Mir nénafper à Ti^n^ pereur Toccasion de trancher du pof^e, les ni^riaux ii*9sëmit piius réasutier. « lourde combat! jour glorieux pour le 6èége apostolique! » écriv^dèut les légats en trafifiNMettant au «ârdind Paisse les détails d« tew vte^ toirew l^nt te danger leur avait para gt-and!

flette victoire a'étaît cependant pas complète. U avait fallu accorder que les i^n^stions de discipline fleraîent^ autant que p4oi9sîbie> entrem^es avec tes questions de dssgme. Im évéqves s'^^aieat ii»ppelé Constance et Ptsis^ M, nne fois <M demièi^s décidéess osa Avait été cônfédié «an pouvoir «'occupel' die» autres^ Ils avalent pris leurs précau^oos; entêtait au pape k plrsldra alMsi tel atenneSi

Aux dangens qu'il entt^vnfait «*ett jolgoatl un auquel il ne soageiût gi^^ mais que te tisnips a mis eik évv^ dencci

€e danger, c'est cdui qn'allait amener te inél^nge des deux espèces de décrets, ceux de t^cîpline et ceux de foi. Si vous les croyez toés infaiUibtea^ te ttétangte e^ •ans inconvénient ; mais si vous rejetefe i'infaUlMité discipUliâire, «-- et c'eut ce que font^ malgré te pape^ des fliiUioné de catholiques, >^quel embarras, aters, et quelte in(»x)yabte bigarrure i Voici un arrèié dificiptinaire : fall^ lible. YMik un déei>0t dogmatique i infaillible, ik Moft l'un à cdié de l'entre^ puallètes^ intimement tiési.i N'importe! L'un est l'œuvre de l'homme, l'autre est l'œuvre de Dieu. Celui-ci, il y va du «alut à le reoamr ;

LIVAB PKEMIBR ^

oehù-là, on peut le rejeter. El n'eubtiiett» pa» qu^il w esl -p« nous en vei^roos pksîeiur&T^ où quelques «riiele» sont dogmatiques, «^Ique&autFeâdiâeiplâivairefi. Alov», voîl^ le faillible et Wnfaimble, lemuaUeet Vùnanu^Ue» qui se mêleut, s'enttelacenil, ae ceokMMleul^ im^ uu mène chapitre, dan» une iaèfl»e p^^, dans uue même phrase qu^uefols. Nou, pas d^ wiiiea Ii Ou SjBye«» fr^^a-» chetteol ultramont^in^ et noua saivrei]^ à, (p^rHMts avoo» yfaîre; eu avouez que s» uu ecAcile est {aUlible daus Fttoe des noUiés d'un ehsq^itre, d'uike pa^e, d'uue iriivMÉ, *-> il ue peut être iolâittiUe dsoi» Vamlv^

La troisième session, fixée au u février, approchait ; et rien, absolument rien à y faire. Se fùt-on mis immédiatement à Tœuvre, il était impossible d'avoir pour cette époque aucun décret suffisamment mûri. Les évoque» murmuraient. Ils étaient quarante. Si c^étart peu pour un concile, ce n'était plus la petite assemblée qu*on avait pu si longtemps tenir oisive. Déjà, pour prévenir tes écarts q^u'on redoutait, « on avait adroitement séparé tes Pères, dit Pallavicini*, en trois congrégations particulières, qui devaient se tenir chez les trois légats. La raison apparente que les légats en avaient apportée, c'était que, dans trois Keux différents, en traiterait phis de

matières en moins de temps Mais au fond de leur

cœur, ils se proposaient trois autres avantages. L'un,

Page 1