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c'était de conduire la multitude, qu'on affaiblissait en la divisant en tant de ruisseaux, au lieu de la laisser former un fleuve. L'autre... etc., etc. » Voilà un jésuite bien franc. Aussi ajoute-t-il que, pour quelques esprits faibles, il aura l'air de fournir des armes aux ennemis de l'autorité du concile. Nous sommes de ces esprits fatblés qui ont le malheur d'appeler l'intrigue intrigue, et de penser que, là où il y a intrigue, il n'y a pas Saint- Esprit. (( Mais, dit l'auteur, est-ce qu'il y a donc intrigue au pape à vouloir conserver intacte cette souveraineté de puissance dont Dieu l'a fait dépositaire? Que si une telle conservation doit être blâmée parce qu'elle lui est en même temps agréable, il faudra blâmer aussi celui qui mange pour vivre, puisqu'on ne peut manger non plus sans qu'il y ait jouissance des sens... Et quant à ses ministres, plus ils y travaillèrent avec adresse, plus ils sont dignes d'éloges ; car la prudence, cette reine des vertus morales, n'est autre chose que l'art de parvenir à une fin honnête, en n'employant que les moyens permis. » Oui. Reste seulement à savoir si tout ce qui est permis en politique l'est dans un concile, et si la politique même autoriserait tout ce que les légats eurent à faire. C'est à eux-mêmes que nous aurons plus d'une fois occasion de le demander ; et les cris de leur conscience, leurs remontrances au pape, leurs aveux dans l'intimité, nous prouveront assez ou qu'ils ne regardaient pas la prudence comme la reine des vertus, ou que, même à leurs propres yeux, ils avaient été autre chose que prudents.
Déjà, malgré la décision prise de traiter simultanément les dogmes et la discipline, ils avaient eu l'art d'empêcher que ce plan ne fût indiqué dans uif décret. « A