‹ Histoire du Concile de TrenteChapitre 39 sur 138 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

mais; mais tout ce qu'elle abandonae ainsi sans qu'on s'en aperçoive, nous avons le droit de le ramasser, de le lui remettre sur les épaules, et de lui répéter qu'à moins de se renier elle-même, il faut qu'elle aille jusqu'au bout.

Mais, nous dit-on, sans l'autorité, point d'unité.

Cet argument, dont nous entendons tirer tous les jours un si grand parti, est, en soi, le plus inexact des trois. Il suppose admis et incontestable ce qu'il faudrait démontrer avant tout. Entre-t-îl dans les vues de Dieu qu'il y ait dans l'Église une entière unité de foi? Voilà la question. L'autorité est nécessaire pour maintenir l'unité. Soit. Mais l'unité elle-même, est-elle nécessaire ?

Entendons-nous. — Qu'elle soit désirable, infiniment désirable ; que nous devions être disposés à y concourir par tous nos efforts, tous nos vœux, toutes les concessions que permettra la conscience, — qui le nierait? Qui en doute ou en a jamais douté ? Une Église à la fois zélée et paisible, c'est un des plus ravissants spectacles de la terre; et le jour où tous les chrétiens se réuniraient pour n'en former qu'une, serait le plus beau qui ait brillé dans ce séjour de discordes et de luttes.

Mais quoi ! Le plus beau des jours a déjà brillé. C'est le jour où la terre a vu arriver Celui qui était annoncé comme le Sauveur des liommes ; des hommes, qu'on se le dise bien, c'est-à-dire de chaque homme, de chaque âme. Qu'est-ce que l'Église, après tout? A-t-elle un

jli4 HISTOIRE pC CONCILE DE TRENTE

çifil k attendre, une it^ ^ ^anyar? I^'^lise, ^x yei^ 4^ Dki^, ce soot les ipdividy^ qi4 la comptât ; fl p'y § pour ^ll^, en tant qu'Églj^, d^ pa^^e qw/ç po^r «« peuple, ep tant que peuple, a| r^ppoâtîjïUité, m i^g^ ment, ni avenir, ni paradis, ni enfer. Prome^^ie^, ^^r naces, tout ce que vous lisez dans l'Écriture, tout ce que vous entendez de la bouche des prédicateurs, tout cela a beau être présenté parfois sous une forme collective : il n'existe, il ne peut exister d'autre responsabilité que celle de l'individu. La religion , quoi qu'on fasse, reste une aflfiilre eptr# chiiq^fi feppmie et Umf Si IPa foi est cqulQfm i <?pll^ 4§ vm Poufiitpyea», tjipt ^feu», et je dois ^ÔHrer qi^'elle le ^it ; $1 elle ^t ^iiférente, c'est m m^t m m^ i^ poiiiMtre, ^m^i qnn possible, par |# Ugérançe et (a c}iarUé ; mais de rapport rée), direct, logique, ea^re le salut de faoa ^n^e et le plas ou moi)?â de conformité qu'il y a^ra m eiltre leur^ idées et li^ nfiifiafm^ TTT je a'efi vi>is aucim, Uni^ ou pon un|s dans ea fpoade, €}ia<W do i^oos n*en sera 9^ nooins jugé seul, condamné seul ou ^auvé i»eul. Si Tunité a de grands avantages, ^ elle eoncoar{; efficacement k plusieurs des l^ts de la religion jjci-bas, îipiQp, pai?^, ordre public, — il 9*eo ^st pas moins clair qu'elle n'est pQint ipdispeusaUe au premier, au plus grand de iQ^^, au seul essantial, la s^ctification et le salut 4^ chaque jhoiame.

^i aile n'est pa^ indispeasal)le, rjen ne nom apprise à affiiiner ^m &if^ ^t du la vouloir, Maiotep^pi, ay^n^r aopa des t^t^ pour affirmer qu'il Tait voulue ?

fi Dieu §st sajut. Dieu a fait l'homme. Dmç , Di^u a di^ ¥pi||<^ir qae Tbomme fiU ejt restât saiut » Voi^à k r^isi^iiOia^nt ^t ^&^ avons d^ dU que la fausseté ne peijrt être logiqueipefit démontrée. Pour le Réfuter,

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