XXV
Giiô^^ étonnante! Au moment d'ouvrir ce cÔiicii^Ji la smfitliiquel devait prévaloir l'idée d'une infailUbi^fe immuable, c'était plutôt dans le sens d'Augustin qiie les légats avaient rédigé leur exhortation ^ Cette pièce, h part quelques formes, respirait un christianisme éle^é, trop élevé, comme nous le montrerions sans peine, pour rester rigoùreusemeiit catholique. Après un effrayant tableau de la corruption du clergé, premier auteur, selon eux-, de tous les maux de l'Église, les légats déclaraient que la première chose k faire , c'était dé ,§e repentir et de s'humilier, ce Sans ce profond sentiment de nos fautes, àjoutaiënt-ils, c'est en vain que nous entrons au conciie-^^ en vain que nous avons iiivbqiié le Saint-Esprit. Nous ne pouvonsîe recevoir, n — Rieii de plus sage; mais à quoi donc pënsaieht-ils? Si l'assistance ^du Saint-Esprit, si l'infaillibilité dépend en, quoi que ce soit des dispositions religieuses et morales de ceux qui vont être les organes dé l'Église , à qiièl concile, h quel pape se fier? Un pape notoirement -immoral, —"on sera en droit de lui refuser toute autorité dogmatique. Un concile, — comment les fidèles s'y-^mi^: dront-ils pour savoir si une assemblée de deux d%tt^Ms • cents ëvêqùes a préseiité, en somme, asseÉ dé bôlînes
1 L'exhortation, selon Pallavicinij ne fut pas lue dans cette séance. Nos observations ne portant que sur lé fond, là date importe peu.
dispi0siti.QB5 individuelles, pour quel^u, qui'se?ilypit les cœurs," ait dirigé lui-^me les décisions , de la m^^
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Personne n'en fit la remarqù^Q'exhortation fut ex- , trêmement louée, et elle le méritait. Noi&auronsicà et