‹ Histoire du Concile de Trente [microform]Chapitre 32 sur 38 · V XXVIII · texte numérisé non relu

V XXVIII

Tous ces décrets, àl'exçeption de celui des indulgences, qu'oiine savait trop comment arranger et qu'on parlait d'omettre, étaient rédigés et votés avec une ra-

^^'archevêque de Bourges à Henri ÎII, au nom de rassemblée génlrale du clergé: *.

^L'évêque du Mans à Henri IV, au nom de l'assemblée de 1596.

' L'archevêqSe dëiVienne, au nom de l'assemblée de 1605. — Voir l'ouvragé^a|jà cité, et les N^iles sur le concile de Trente, par Rassicod. 1706." • *

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pidité extraordinaire. Aîjeine y avait-il çk et là un détail, un mot, sur lequel bitt ne fût pas immédiatement d'açGÔrd; mais cette unanimité même provoquait, de la part de quelques prélats, une objection qui ne devait pas prendre fin avec l'opposition dê;^ceuxqùl|la: formulèrent alors. Ges prélats disaient ouvertement que les derniers articles dogmatiques leur paraissaientvisûperficiels, insuffisants, peu drgnes d'un concile. '^

On a pu voir, — et noùs'aurions pu le montrer encore mieux, — combien ce repWchè était fonde. Toutes les difficultés sont éludées. De toutes les.questionsqû'ain i^atholique peut^' adresser sur xes. points, tous sr^i^^ -ressauts pour lui, si intimement liés?^l!|ee qu'il y^K^^ïe plus usuel dans sa foi et (^a^s^s(^i|^ltèi — i^^ presque aucune dont la solutiô^poit là,,^; peine y trouve-t-on ce qu'il y a de plus'|lémentaLife-dans les' catéèhismes d'enfants. -Après tant d'anathèmessuî^ dés matières dépure discipline, il n'y en a point sur le c^e^f des images, point SU7' le pnrgàtoire. "^ t;

C'est que le désir de laclôture faisait chaque joîir de • nouveaux progrès et fermentait (( merveilleusement *'» ■' dans les cœurs. Les ambassadeurs de l'empereur, surtout, ne cessaient dé pressât les légats. Si pn ne se hâtait, disaient-ils, leur maître:jiîpit lés fappelelf'^e ne fut qu'après la clôture qu'on; sutilïue l'empereur n'en avait pas eu réellement l'intention. L'ambassadeur de Portugal tenait à peu près le même. lan gagé.'; Cbux de Venise, d'autres encore, se joignaient à leurs: instap^s, et le comte deLuna, tout en continuant à és^primëirle désir qu'on attendît une lettre du rpid^JEâ^lignèj nè'par

1 Pallavicihi, l.jXXIV. — Toxis les détails qûi*|ûivent sont ^ , lui. ■. '"' <^-■'^ ■ =." ' ";-v

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raissait pas disposé à trôavérpQauvais qu'on passât oiitre.~l.e;s légats écriy?^nt, en "èohséquerice, « qiie^le temps deJa^n^sson étatif arrivé, )) lorsque tout à GO,up,

le 27 noyèmm^rau soir, le comte arrive cwz eux et leur e:^riïne^ des sentiments tout autres. Pour lui, ditil, il a plulJ^ de faisons que personne po^ retourner au plus tôt dans sa patrie, oii la mort a décimé sa famille et mis le désbrdrmdans ses affaires ; mais l'intérêt du concile et de l'Eglise l'empoiUe , chez lui , sur toute autre^considération. Ne ^serait-il pas bien triste qu'une oeuvré poursuivie pendant dix-huit ans n'eût pas un^n honorable? S'il n'est réellement pas possible de faire toiiÇ^^qu'àuraiesnt. exigé les besoins dé la chrétienté, ne dbit-on pas atfmoins p^ dignité au peu

que l'on va fairé^îifî||Sre^> « ï^rquoi s'exposer, en Voulant cueillir la ppïnme quelques jours plus tôt, à n'a^vpir qu'un fruit â.ci;e, privé à jamais de ce doux et salutaire parfum que donne la maturité ? »

"ih dépit: dé ces reprèsent|tions, les légats persistent ; ils mnoncent iriême ouvertement l'intention de ne pas attendre ail jour fixé (9 décembre) pour célébrer la dernièri session. Le 29 ûû^embre, le comte réunit chez lui les prélatsMe sa nation, etîtà sa grande surprise, il n'en lroi]^=quéf (deux: ou trois %ii soient décidés k s'unira lui pour empêcher la -clôture. Le lêfl demain, il les réunit endore, nmi^il-n'est pas plus heureux, A peine sontils, hôrs-de chf^|iui|4u'^^ arrive de Rome : le -pajg^e viéïit d'éprou^^ne rechute ; peut-être est-il déjà mtiit;^;; té ?comte a beau protester de nouveau que son maître ne, songe .pas à troubler l'élection future en l'at- IribuantlÉ^p^çîfej la m:a|@|R^ sera en paix que lorsque r#séihblée sera diÉ^sOùte. : .âr'^ >*•

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Tout concourait à hâter la clôture; mais elle pouvait ramener toutes les anciennes difficulté début. Le 2 décem]^, ^quoique les ' légats; èùssenU^idé de tenir la sessid^âès le lendemain ,11; y avî^^ne foule de choses sur lesquelles on ne s'était pas encore entendu.

D'abord, le pjipe était censé ne pas ayoir connaissance des décrets qu'on allait faire, ni de ceux des autres sessions. Sous qu^le forme aura lieu la^|àimunication officielle ? Demandera-t-on formellement l'approbation du pape? Ce serait reconnaître l'infériorité du concila^les Espagnols et les Français n'y consentiront pas. Lui enverra- t-on les décrets comme définitif s ? Ce serait enseigner la supériorité du concile. Le parti romaii^^Vait d'abord eu l'idée de faire en sorte qu'on se séparât sans avoir réglé ce point. .^;Les décrets seraient, envoyés à Rome ; la confirmation serait donnée sans autre explication. Mais toutes les difficultés étaient si bien en train de s'aplanir, qu'on s'enhardit à ne pas laisser çèlle-l|i. Les pourparlers furent calp^es et courts. On fit entendre aux plus rebelles que la confirmation papale n'impliquaU pas nécessairement la supériorité du pape ; que c'était simplement l'acte par lequel, comme chef du poiiVjpir exécutif dans- l'Église, il prenait sous sa responsabilité l'exécution des décrets. Comme on ne deriiandait pas mieux que d'être persuadé, on le fut, et il n'y eut;à la fin qu'un seul prélat, l'archevêque de Grenade, qùiper-sistât à ne pas demander la confirmation du p^aipe.

En même temps s'évanouissait àusSiy comme par enchantement, la difficulté qui avait failli empêchefela reprise du concile. On se rappelle avec quelle chaleur/ les. Français et les AU emandif s'étaient prononcés contrel'idée qiie l'assemblée de 1562 fît suite à celles de l.è/j5

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et de 1551. ^Qus avons vu qu'on, avait évité de prononcer ; révéneme^prouva qu'on avait bien fait de s'en reniettré au t(^^,'^|^l%|orce des choses; I.e temps avait amené tOTit le moîïdëf 'désirer la clôtura ; or, clôture suppose un tout, et les décrets de ces deux dernières années n'en étaient évidemment pas un. Voter la clôture, c'était donc forcément voter l'acceptation dé tous les décrets antérieurs^ On propose donc, dans cette séance du 2 décembre, de lire dans la dernière session tout ce qui :a été publié sous Paul III et sous Jules III, et pas une voix. ne s'élève contre cette solennelle déclai'âtion de l'unité des trois conciles." f' ^?: '^ .

Enfin, en reconnaissance de tant debonne volonté, e parti romain consent à ôter du décret sur les princes toutes les prescriptions spéciales, ainsi que tous les anathèmes dont il;.avait été question de les appuyer. On se bornera à renouveler, en termes généraux, les anciens canons^èlatifs aux immunités de l'Église ; les princes seront respectueusement priés de les observer et de les faire observer.^

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