‹ Histoire du Concile de Trente [microform]Chapitre 33 sur 38 · XXIX · texte numérisé non relu

XXIX

Le yendrediS décembre 1563, après les cérémonies ordinaires et un s,ermon triomphal de Jérôme Raggazoni, Yénilien, é^êquè de Nazianze, on procéda à la lecture dès-décrets, qui n'avaient été définitivement arrêtés qu'assez avant dans la nuit. Les légats s'étaient même permis d'y ajouter un article^dont il n'avait pas été fait mention dans les assemblées préparatoires^, et qui, en

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d'autres temps, n'eût pas passé sans'orages. « Quelques expressions et quelques clauses qu'o^^t mises dans les décrets, y était-il dit, le côncilêlêiîtêiifdait que ce ne fût et que ce ne pût être interprété, en aucun cas, au préjudice de. l'autorité du Saint-Siège^. » C'était l'ancien salvâ semper, plus positif et plus général que jamais. L'autorité du Saint-Siège n'ayant pas été définie, ni en droit, ni en lait, le pape testait, comme toujours, seul juge de ses propres droits, et toute latitude lui était j laissée, comme la suite le fit amplement^voir, dans l'interprétation et l'ajpplicatioïi des décrets.. Quoique cet article-^enfin, ne renfermâtpàs netteniént -la; d.octrine de la supériorité du pape, il était clair que l'ultramontanisme n'aurait aucune peine à. le tourner dans son sens. L'autorité du Saint-Siège y était représentée comme tellement en dehors de toute espèce de.discussion, qu'un concile ne saurait avoir même la pensiéé :d'y>,apporter des limites. ''" . ^^Hf ;^-

Comme il fallait au moins quatre. ou cinq heures pour lire les anciens décrets, on avait décidé^que. la session durerait deux jours. * ' .^ .-,■<■. :''^'--^

. Le lendemain donc, de très bonne heure,- on s'assémbla en congrégation générale pour arrêter le décretfur les indulgences. Les ultra-romains avaièiit fait de nouveaux efforts pour qu'on le laissât de côté, mais une majorité assez forte s'y était opposée. Singulière destinée de la question qui avait jadis fait le plus de bruit, et tourné le plus vivement les esprits^vers les idées de

* Omaia et sîngula, sub quibuscumque clausiilis et verbis... îtà décréta fuisse, ut in his salva semper auctoritas Sedis Apostolicse et sit, et esse ihtelligatur.

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réfonnation èt'dMbhcile ! C'est au bout de dix-huit ains, une aii.deiirll<^il|ês|^ sa dernière séance, qiie l'assemblée trouve à- g|ânSp(É^ un moment pour s'occur per! de ce qui a allumé;^n 1^^ les premières foudres dé.^tiuthèi' ! >

v^éëlà.fait, on rentre en session. Lecture est donnée du décret qu'on vient d'achevé? , puis d'un second sur les jeûnes ,- la ;distinction des 'mets et robserva,tion des fêtés*. On^ se ^bornait, sur ces points, à recommander envgéiaérapcibservation des lois de l'Église. Comme on msdl^JBs 'évêques peu d^a^rd sur la question si les ldi%4<ilceigehreîsont de ^it divin ou:de droit ecclésiastique/, et jusqu'à quel point elles sont de l'un ou de l'autre, on avait fait en sorte qu'ils n'eussent pas à se prononcer. -

Siiiyaienttrdis autres articles. L'un, pour renvoyer aU.pajp|*la^trédaçtion définitive de l'Index et du Catécliismé:5- précédemment décrétés; l'autre, pour déclarer sque lès questions de préséance, quelque solution

qù'bntlèuf eût donnée à Trente, devaient être consi-

déréesHcomme dans le même état qu'avant le concile;

**<Qùé les pasteurs fassent « Que personne ne vous cori- -tous leurs efForts pour que les damne au sujet du manger et çeùples obéissent à ces com- du boire... Si vous êtes morts mandements,' swrfOMl à ceux qui avec Christ à ces grossières inconcernent*la mortification^ de str actions du monde, pourquoi la^çhair, comme la dj^stinction vous laissez -vous imposer de des mefs, les jeûnes, etc. » pareilles lois?... »

^{i4concUe.) {Saint Paul.)

2 Saint Paul a pourtant dit (Coloss. ii), que ces lois sont » des commandements et des enseignements d'homme; » mais saint Paul li'âvait pas voix au concile.

*iî'Index paruten mars 1564, et le Catéchisme en septembre 1566. j

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