‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 130 sur 373 · CHAPITRE II. du pape, Sa Majesté n'y avait rien vu de sûr · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. du pape, Sa Majesté n'y avait rien vu de sûr

la décision pouvant tromper ses espérances, Nouvelle contestation avec l'orateur espagnol D'ailleurs Philippe n'ambitionnait point une

surla clause : Proponentibus legatis. — Le roi d'Espagne lui écrit à ce sujet. — Sentiments des Pères, des orateurs et des Impériaux. — On suspend les négociations jusqu'à la réponse de l'Empereur.

1. Les légats avaient accordé aux orateurs la liberté de proposer, dans l'assemblée, toutes les fois qu'ils le jugeraient convenable, les demandes de leurs princes respectifs.

..îppe n ambitionnait pc.

explication commune, mais solennelle cl éclatante, et qui fût transmise à la postérité en la consignant dans les actes du concile. Si on n'écoutait point sa demande , il commandait expressément de prolester, sans bruit ni scandale, il est vrai, mais aussi sans retard quand même les orateurs étrangers désapprouveraient une semblable mesure.

2. Ces ordres intimés au comte, le lk septembre , l'avaient rempli de feu et d'activiU

leS UemaiHie» Ut ICUia |jhiiv.v,>j ex-o^v,^—..». ivmmt, uuuilmi i"i/|jimii. «,« viuuvm.n

Cette concession n'empêcha point le ministre (1). Le secret qu'il avait confié aux Impéespagnol de solliciter de nouveau, au nom du riaux devait aussi le stimuler (2) ; à moins roi ou la totale abolition de la clause Propo- «hp Vari\Gni*mr nrai»nr nWit voulu 1p« «ni wen'a'&us, ou au moins son explication. Il s'appuya sur une promesse que les légats lui en avaient faite par écrit (1), en supposant -

que l'artificieux oraleur n'eût voulu les surprendre par un appât qui flattait leur grand dési- ■ -';| -"■•—-• ' :* :| -^ •*•*« «-

lui en désir : s'il exigeait, leur avait-il dit, une exnt que plication si prompte, c'était parce que la déle roi ne se satisferait ni de l'un ni de l'autre libération sur les vingt-un articles allait cesexpédient proposé par eux. Le roi, dit ce ministre, considérant l'étendue de sa domina-

tion dans le monde chrétien, se voit oblige (2) d'écarter le reproche qu'il y a eu, sous son règne, atteinte aux droits des conciles futurs. Et en effet le monarque espagnol avait écrit au comte de Lune , que le nonce lui ayant montré le billet des légats (Philippe n'en avait pas encore été informé parle comte luimême, mais sa vigilance le portait à prévenir cette information par les instructions nécessaires), il n'agréait pas le double expédient. Le premier, qui était la promesse d'une explication à la fin du concile, ne lui plaisait pas, parce qu'avant il pouvait survenir un changement de personnes, ou un autre accident qui le ferait négliger et laisserait la clause comme un souvenir et un exemple éternel pour la postérité. Le second, qui était, dit-on, l'ouvrage de l'Empereur et de Mo-

ser ; que les discussions touchant les autres articles, principalement touchant celui des rois, ne tarderaient pas ensuite, et qu'il se proposait de les entraver par des demandes contraires, aGn d'en paralyser les conséquences. Voilà pourquoi il souhaitait qu'ils eusi sent tous la faculté de parler librement, et qu( les légats n'eussent plus désormais celle d< s'y opposer. Cependant les légats ne se montraient pas difficiles pour une explication mais ils la voulaient en termes modérés : « telle ne leur semblait pas celle que le comt demandait : car, conformément à l'ordre di roi, il rejetait les formules qu'ils avaient pro posées, quoiqu'ils les eussent beaucoup mo difiées auparavant. Voici, à ce qu'il me paraît en quoi ces deux partis différaient l'un d l'autre : les légats étaient d'accord pour qu la clause n'ôlât à personne la liberté d'expe ser son sentiment selon qu'il le jugerait

ram ica tuim.»"""^ *»»...,, — , — ■ —

cru le remarquer où il est dit que les orateurs, avant de proposer, doivent demander l'agrément des légats, et qu'ils peuvent ensuite proposer, quand même les légats s'y opposeraient. Un tel expédient ne sauvait pas la liberté des Pères ; et pourtant, il convenait d'y pourvoir. D'un autre côté, cette voie détournée, prescrite aux orateurs, n'était bonne qu'à faire traîner le concile en longueur, mettre des obstacles à la proposition elle-même, ou au moins à sa réussite. Envisageant donc ces raisons, le roi avait ordonné au comte de s'appliquer à obtenir l'explication de la clause, suivant la demande qu'il en avait faite autrefois aux légats, et que ceux-ci avaient encore signalée dans leur billet. Quant à ce que ce billet promettait, que le concile, en cas de son refusroyal, s'en remettrait à une décision

(1) Billet du 21 juin, cité plus haut. Voyez le ch. 5 du liv. XXI.

(2) Lettres des légats au cardinal Borromée, des 27, 29 et 30 septembre et des 3 et 4 octobre. Leitre des Impériaux à Ferdinand, du 3 octobre 1565. Lettre du comte au même, du 5 octobre; cette lettre renferme lecbap. que le roi d'Espagne lui envoya le 17 août.

ou lestortsde quelqu'un, l'on convînt d'ontei dre la clause dans le sens de non écrite et nol dite. Mais en spécifier le sens paraissal aux légats une chose préjudiciable ; et rdj garder la clause comme non avenue était! leurs yeux un déshonneur. Cette qucsli'cl les inquiétait donc assez vivement, ainl qu'un grand nombre de Pères. Ceux-ci ri fléchissaient à la liberté que le souveraf pontife leur avait accordée, et à la violatiJ qu'en faisaient les orateurs, en prescrivail par exemple, les sujets des discussions, I chassant du concile des procureurs, en eil péchant de s'assembler de telle ou telle ml nière, en déclamant enfin contre eux sal aucun égard. Us croyaient bien qu'en bl sant encore cette barrière que la clause pi sentait, cela ne contribuerait pas à les mf tre à leur aise, mais à aggraver l'état de if

(1) Lettre du comte à l'Empereur.

(2) Lciire des orateurs de l'Empereur à ce pri du 5 oclobrc. [

(5) Lettre du cardinal Morone au cardinal Bol mée, du 7 octobre 15G3. Diverses formules d'ef cation proposées de part et d'autre, suivant lest moires du même.

aux légats, ils voyaient presque avec plaisir cette entrave dans la clause: mais ils étaient poussés à vouloir le contraire, par une promesse que le pape avait faite au comte. L'attention et la méditation croissant toutefois, comme aux moments de détresse, ils se remirent à examiner la lettre du pape écrite au mois de mai passé, dans laquelle Sa Sain

497 LIVRE VENGT-TROISIEME. 498

servitude; et ils s'en plaignaient auprès des ses, et s'ils lui disaient qu ils n avaient en légats, comme d'un coup qui frappait un dé- vue que la liberté du concile, et que leur cret porté à l'unanimité par le concile. Quant conduite habituelle en était la preuve, témoin

la dernière proposition faite par eux, il répondait qu'il l'aurait acceptée vingt jours auparavant; qu'ayant, depuis ce temps seulement, fait entre eux des conventions pour réformer le décret, cela lui semblait un peu tardif, propre à lui faire concevoir des soupçons, ou au moins à exciter ses regrets. h. La cause des légats avait un caractère teté les avait obligés à'cette explication. Cette de justice, mais aussi l'opposition de l'oraifois, ils remarquèrent ce que le roi d'Espa- tcur laissait voir un certain degré de puisgne avait, dans sa pénétration, notifié au sance. Toutefois les présidents, pour l'affaijcomle, que le pape n'ordonnait pas l'éta- blir, déclarèrent à cet envoyé que s'il s'était îblissemeut d'un décret plutôt que d'un au- contenté d'une explication raisonnable, ainsi itre : il disait seulement : Puisque Leurs Ma- qu'il le faisait entendre, ils y auraient con- \:jestés insistent tant pour la liberté du concile, senti vingt jours avant, parce qu'ils étaient .et que ces paroles, proponenlibus legatis , . alors de bonne foi et sans défiance; qu'il insérées à notre insu, leur paraissent la blés- en avait exigé une si peu honorable pour ser, nous vous prions de dire aux Pères, dans eux, qu'ils s'étaient vus forcés de prenia congrégation générale, ou dans la session, dre conseil à ce sujet dans une congréque nous n'avons jamais voulu nuire à cette galion particulière tenue chez le cardinal liberté, mais lever la confusion. Vous ferez Simonetta, où plusieurs évêques étaient as- ■savo ir à tous que le concile est libre. Et s'il semblés; qu'ils avaient voulu revoir la let-

icmble bon aux Pères de modifier la clause, ou oléine de la retrancher, montrez-vous-en con- 'ents : nous approuvons tout ce qu'ils feront fur cela. Ainsi, les princes chrétiens et leurs

tre du pape, et qu'alors seulement ils en avaient reconnu le véritable sens. Si donc en ce moment ils abandonnaient leur premier projet, cela ne devait point lui sembler

ujets verront que notre sollicitude na pour étrange ni faire naître ses soupçons, puisque

>ut que de procurer au concile une fin avan- \ageuse. Or, celte note, bien comprise des orélats, adversaires de la nouveauté, leur burnit une occasion de changer d'avis ; ils 'écrièrent que la lettre du pape était sage (t prudente, digne en tout d'êlre suivie, et |u'il fallait laisser au concile le soin de délivrer, sans que les légats se constituassent iuteurs de certaines propositions en parti— ulier.

3. C'est conformément à ce sens que l'on icpondit au comte. Mais ce ministre n'acepla point la condition qu'on venait de poer; il considéra que si les légats ne préenlaicnt à l'assemblée le nouveau décret omme formé par eux-mêmes, et s'ils ne lui -ayaient le chemin avec leur autorité, la éussitc serait en péril ; d'un autre côté, il Brut remarquer que par l'absence du cardiinal de Lorraine et de quelques Espagnols, endant l'inaction du concile, ainsi que par léloignement de plusieurs Français, l'urne tait, avec les suffrages, au pouvoir des Itaens, si loin de penser comme les évêques 'au delà des monts ; on lui avait dit, en ou- 'c, que plus de cent évêques s'étaient acordés entre eux pour le contredire dans objet de sa demande : il conclut de là que i cette demande, qui avait pour but l'expliation en litige, venait à essuyer un refus de i part de l'assemblée, la protestation qu'il ï proposait de faire deviendrait odieuse, Dmmc tendant à combattre la volonté du Dncilc plutôt qu'à en vouloir la liberté. Les ;gats donnaient, il est vrai, pour leur dense cette raison, qu'ils ne pouvaient ouepasser les ordres que le pape avait signiés à l'instigation même des Espagnols ; •ail le comte apportait de semblables excu-

ce projet contrariait désormais l'intention du souverain pontife : ils avaient encore allégué beaucoup d'impuissance pour agir, co n'était pas une excuse, mais la vérité : et il pouvait s'en convaincre en examinant la lettre pontificale.

5. Le comte les prrarrt de demander au pape ce pouvoir qu'ils n'avaient pas , ils répondirent que le devoir, la délicatesse et le bien commun ne leur permettaient pas de se faire procureurs en pareille cause ; qu'il y avait à Rome deux minisires du roi capables de se charger de l'affaire, d'exposer à Sa Sainteté les raisons et les instances de Philippe, et qu'ils obéiraient sur-le-champ, dès que le souverain pontife aurait fait connaître ses volontés. Mais le comte n'ignorait pas que la cour de Rome serait difficile, et que l'on pourrait, sous un prétexte honnête, opposera la requête des Espagnols la liberté du concile, dont eux-mêmes étaient si jaloux ; c'est pourquoi ils supplia les présidents de lui dire s'ils croyaient, qu'en présentant simplement sa demande projetée à l'assemblée des Pères, on la recevrait. C'était là un piége qu'il dressait ; car s'ils avaient répondu affirmativement, le comte se flattait de les obliger par cela même à en procurer l'acceptation, pour faire voir qu'ils avaient deviné juste. Pour eux, munis de prudence, ils se bornèrent à dire au comte qu'il n'était pas de prévision plus difficile que celle de succès dépendant de plusieurs volontés ; néanmoins qu'ils osaient croire que sa demande ne serait pas en général mal accueillie par Jcs Pères, puisqu'elle en favorisait les prérogatives. Ainsi trompé dans son attente, le comte se résolut bien à ne pas aventurer l'honneur du roi, son propre honneur et ce-

lui de son affaire, en courant les chances d'un refus ; mais, pour venir à bout de ses desseins, il s'y prit autrement : il parla aux légats à diverses reprises, et leur fit parler par des évêques espagnols, soit de sa part, soit en leur nom, soit sous prétexte de les conseiller, soit enfin sous forme de prédictions d'événements fâcheux, s'ils continuaient d'être sourds à sa demande et à celle du roi, pour une satisfaction si vivement désirée. Il y a plus, il initia dans le plan de sa ligue les autres orateurs, savoir, celui de France (car il n'en restait plus qu'un seul, Fabre étant à Venise), les Portugais et les Impériaux. Cependant il arriva que ces orateurs, voulant persuader aux légats les intentions du roi d'Espagne, semblaient enchaînés par les raisons contraires ; ils promettaient aux légats d'employer tous leurs soins pour gagner avec ces raisons l'esprit opiniâtre du comte : ils pouvaient à la vérité n'y réussir pas (ce que l'événement confirma); mais, en ce cas, ils s'excusaient de ne pouvoir l'abandonner, à cause des ordres formels de leurs souverains. Néanmoins, entre ces orateurs., les Impériaux refusèrent de prêter leur secours dans les protestations préméditées, à moins d'en recevoir auparavant des ordres précis de l'Empereur. L'orateur polonais, ceux de Venise et les autres Italiens en fuient plus éloignés encore.

6. Le comte rassembla donc toutes ses forces pour vaincre la résistance des Impériaux, jugeant leur conquête plus facile et plus importante. Il leur rappela les commissions générales et très-amples de Ferdinand, pour qu'ils persévérassent dans leur union avec les Espagnols, et pour qu'ils se tinssent pas à pas dans le même sentier ; il en fit ressortir la nécessité, de la parenté qui rapprochait les deux princes, d'une conformité de sentiments et de l'identité de leurs intérêts ; mais le cardinal Morone, pour anéantir les plus formidables assauts des Impériaux, prit en main ces armes, qui produisaient en eux les terreurs de la Gorgone : « Dès que l'on protestera du côté de Ferdinand, patron actuel du concile, en sorte que de protecteur il s'en montrera l'ennemi, les présidents, leur ditil, prendront la fuite et licencieront l'assemblée. Quelle nécessité et quel avantage peuvent contraindre les orateurs de suspendre l'œuvre du concile par ces demandes déplacées, séditieuses, et surtout quand on travaille avec tant d'ardeur à la réforme souhaitée? Il n'est pas croyable que Ferdinand donne à ses envoyés la permission de combattre un article qu'il voyait avec plaisir à Inspruck, et bien moins à présent que Sa Majesté trouve les promesses qu'on lui faisait justifiées par la plus grande liberté qui ait été accordée au concile. Peut-être que le comte ambitionne quelque chose de plus : qu'il présente à l'assemblée sa requête, suivant les dispositions très-équitables de la lettre qu'il obtint du saint-père, de concert avec ses Espagnols ;-mais qu'il n'oblige point les présidents à proposer un décret qui blesse évidemment leur caractère. » Les Im-

périaux, cédant à ces raisons, eurent principalement égard à trois choses : la première était la menace de dissoudre les assemblées, ce qui devait causer à l'Empereur le plus vif déplaisir ; la deuxième était une défense trèsrécente de protester sur un article qu'il avait plus à cœur, celui des princes ; et la troisième était une convention prise à Inspruck avec Morone; une protestation l'aurait blessée; c'est pourquoi ils s'en remirent à l'Empereur, auquel ils dépêchèrent un courrier.

7. Fort souvent le -comte avait déclaré aux légats qu'il en viendrait à protester, tout en les assurant qu'il n'excéderait pas ce qui était strictement nécessaire à sa cause, et qu'il se renfermerait dans les bornes de la soumission et du respect. Morone avait pris alors le ton de la plaisanterie et en même temps un air de pénétration, en lui répondant qu'un chevalier aussi pieux n'oserait sans doute point s'assimiler au parti protestant, quand il existait surtout entre son roi et le pape la plus intime relation d'amitié. Mais une considération plus puissante que celle-ci retint cet envoyé, ce fut de voir qu'il manquait, pour soutenir ses projets, l'appui du grand nom de l'Empereur ; aussi prit-il la résolution de surseoir jusqu'à ce qu'il reçût une réponse de ce prince, qu'il informa très-amplement de la chose, en lui communiquant la copie des commissions du roi son maître. Il lui écrivit qu'il avait déjà le consentement des orateurs de France et de Portugal pour une affaire qu'ils regardaient comme liée à leur propre cause. Il osait croire que Sa Majesté répondrait aussi à ses espérances; car il lui convenait, plus qu'à loutl autre, vu l'élévation de son rang, de préser-l ver de toute atteinte, la liberté des conciles.! On était libre de se répandre auprès d'ellel en imputations malveillantes ; mais il lai priait de n'en rien croire, et il osait certifieij que c'étaient excuses colorées et artificieux! retards. Avant de protester, il attendrait une! réponse de Sa Majesté ; tout lui en faisait url devoir, et la déférence qu'il avait pour cllef et la qualité même de l'affaire ; s'il arrivai! pourtant qu'elle ne permît point à ses oral teurs de prendre part à l'action, il se croyail obligé de l'engager avec les autres, en l'un[ des deux manières de protester qu'il lui fail sait connaître (1). Il proclamait la sagessf de ses remarques sur les articles de discif pline, et il pouvait l'assurer qu'il se tienl drait uni avec ses orateurs, surtout danl l'article des princes, et contre tout préjudid] à leurs droits.

8. Si le sens de la vue ne s'étend qu'à superficie des choses, Soavc a vu tout <l qu'il y a de visible en ce que j'ai dit dans ' chapitre. Mais apparemment cet historhl n'a pu rien voir du billet des légats , d[ commissions du roi Philippe ; et peul-étl pas davantage des négociations du conï avec l'Empereur, car il n'en parle pas. C<| tes, il n'avait pas besoin de chercher daj un récit étranger ce qui s'était passé; il

(1) Mémoires du cardinal Morone.

si fécond en inventions mensongères ! Il s'en 3. Quand il eut ainsi. commencé, le rnrdi-

va publiant que les Pères ont été poussés à nal, abordant la matière principale de son

s'inscrire contre le comte, par les trames discours, demanda, au sujet de l'élection des

occultes des légats; comme si ayant affaire à évêques relatée dans le premier chapitre,

plus de cent personnes ( tel était le nombre qu'on remplaçât ces paroles : on élira les

des opposants, suivant un témoignage du personnes dignes, par ces autres : les person-

comte écrivant à l'Empereur) différentes de nés les plus dignes , et la majeure partie l'ap-

pays, de domination , les légats pouvaient prouva. Il donna le conseil de prescrire ,

ourdir de ces menées occultes, sous les yeux outre ce qui était déjà prescrit dans les in-

pénétrants d'autant de lynx que d'ambassa- formations qui précèdent l'épiscopat , des

deurs : et , en effet , pour endormir ces envoyés des rois, nouveaux Argus, il aurait fallu le ministère de quelqu'un non moins habile que Mercure.

Page 1