‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 146 sur 373 · GO · texte numérisé non relu

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expression, ne voudraient jamais consentir à la laisser sortir du royaume, et que, si elle venait à les quitter, ils ne manqueraient pas de se soustraire à son obéissance. (Cette raison était péremploire pour faire renoncer au projet d'alliance dont il avait été question autrefois entre elle et le prince d'Espagne,) On ne pouvait donc pas lui donner un plus honorable appui et un plus ferme soutien que l'archiduc, tant pour la protéger contre les insultes de l'Angleterre, que le voisinage rendait si dangereuses et si fréquentes, que pour soutenir les catholiques de ce royaume contre les persécutions atroces et incessantes de la reine Elisabeth. Le pape faisait entendre qu'à la fin il ne pourrait pas s'empêcher de lancer contre cette princesse ses foudres spirituelles , et que s'il les avait re-

Jean-Baptiste Victoria, l'un de ses gens, qu fut chargé de cette gracieuse mission : il de vail toujours partir pour Ilomc, où il avai affaire au sujet d'une certaine grâce que li pape venait de lui accorder. Victoria changea plusieurs fois de chevaux, et courut j toutes brides jusqu'à Viterbe. Là, il appri que le pape était allé, pour se récréer, jus qu'à Civita-Vecchia démarche imprudent!

peut-être et qui pouvait être très-funeste i un vieillard, à une époque où l'air est toujours chargé de vapeurs marécageuses et n\ point encore été purifié par le froid. L'heureux messager dirigea donc sa course de c côté. On ne saurait exprimer de quelle joi le pape fut transporté en recevant la bonn nouvelle dont il était porteur. Les légats lu avaient marqué (1), dans une précédente dé

tenues jusqu'ici, c'était principalement en pêche, ce qui s'était passé entre eux et l considération du Roi Catholique, qui aurait comte de Lune au sujet de la fameuse clause

été contrarié de ce mouvement dans le voisi nage delà Flandre.

6. Si Sa Majesté craignait que le pape ne se laissât gagner par les Français, et ne finîi par consentir à l'aliénation des biens ecclésiastiques qu'ils demandaient, elle saurait que le clergé, pour ne pas êirc dépouillé

et il avait vu avec plaisir qu'on eût pris 1* parti de la faire expliquer par un décret d concile plutôt que par son bref. Il avait et également satisfait des projets de décrets tant sur les mariages clandestins que sur 1< réformation, malgré les changements qu l'on avait faits les derniers jours sur que

sans retour d'une partie de ses propriétés, ques points; mais il n'avait pas approuvé 1*

avait trouvé un autre moyen de satisfaire au roi, et lui accordait des décimes. Ceci devait servir au nonce de bouclier pour se défendre, en cas que le roi Philippe vînt à parler d'aliéner lui-même quelques terres de la dépendance des églises d'Espagne : on lui aurait répondu que les Français ne manqueraient pas alors de s'appuyer d'au pareil exemple, comme d'une arme toute-puissante pour obtenir ce qu'ils avaient demandé. 7. En cas que l'on parlât au nonce de l'inquisition de Milan, il devait répondre qu'il n'avait reçu aucune instruction à ce sujet : c'était une' manière adroite de se débarras-

ser, s

ans y joindre l'âpreté d'un refus, d'une ride qu'on voyait trop d'inconvénients à

demande qt accorder.

Tels furent les ordres donnés à Visconli ; mais le principal but de sa mission était d'obtenir que le fruit du concile, déjà mûr, et en danger de périr dans le sein qui l'avait conçu, fût mis au jour, et qu'en naissant il fût reçu dans des bras amoureux qui pussent lui assurer une vie longue et prospère.

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