Le principe d'après lequel Soave argu
(Vingt-deux.)
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mente est réellement extraordinaire : Tous nable de lui supposer la volonté de faire de les bénéfices, dit -H , dès que le contraire largesses de celle aumône; parce qu'en sen'est pas prouvé parleur institution , doivent cond lieu , l'Eglise, sans un profit véritable être sous le patronage du seigneur laïque, se dépouillerait imprudemment de son aulo Je sais qu'il y a deux opinions en malière ri té , et accorderait le droit de patronage de patronage (1) : l'une, de Paul de Caslro, de façon que, loin de l'éteindre, à déiau qui consiste à dire qu'un séculier n'acquiert d'héritier au degré successif, il se perpétue point le patronage par la seule dotation ou rail dans le domaine public, construction d'une église, à moins que ce 8. Il csl bien étrange de vouloir faire croin droit n'ait été expressément réservé. D'après que les bénéfices sont dans un état de ser celte opinion, une réfutation plus longue vilude, par là même qu'ils sont à la dispo des assertions de Soave me devient inutile, sition des évéques, a qui Dieu a remis 1< L'autre est de César Lambertini, évéque d'I- soin de l'Eglise, et qu'il n'en serait pas ainsi sola. Ce prélat pense que le séculier peut s'ils étaient sous la dépendance des séculiers acquérir le patronage de la manière que à qui a élé dévolu le seul gouvernemen nous venons d'indiquer, s'il n'est pas évi- civil. Et pour en finir avec ces mots de ser dent qu'il renonce à ce privilège. Mais jamais vitnde et de liberté, il n'est pas possible d< ce docteur ni ceux qui partageaient son sen- mettre en question s'il est mieux que la col timent ne dirent rien d'aussi faux et d'aussi lalion des bénéfices soit remise aux prélats peu sensé que Soave ; jamais ils n'ont pré- qui sont tenus d'en pourvoir les plus dignes tendu que dans les donations, surtout dans sans acception de personnes, qu'aux sécu celles qui sont faites pour cause pieuse, et liers, qui ont coutume d'en gratifier leur'
plus proches parents, ou le serviteur qui;' le plus nérilé de la famille ; ce qui , à I. vérité, n'a pas lieu dans le patronage de souverains , dont le concile ne s'est pa occupé.