‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 163 sur 373 · Soave parle ensuite de la faculté réser · texte numérisé non relu

Soave parle ensuite de la faculté réser

qu'on présume toujours très-libérales , on doive entendre des conditions et des réserves dont le donateur ne parle pas, conditions et réserves qui d'ailleurs, en cette circonstance, pourraient ne pas dépendre de lui seul, et qu'il ne saurait quelquefois imposer sans le consentement du donataire, tandis qu'à l'E- vée au pape de connaître des premières ins

glise appartient la faculté de choisir ses ministres. Le principe fondamental de Lambertini et de ceux qui embrassent avec lui la seconde opinion, est donc qu% l'Eglise, roulant par une récompense, engager les fidèles à une œuvre pieuse , accorde au do-

tanees pour les cas graves, et de juger le causes criminelles de tous les évéques. Mai nous en avonssuffisamment parlé en son lieu 10. Puis il ajoute : « Ils n'approuvaier nullement que l'on accordât aux mendian la faculté de posséder des biens-fonds; et

nateur une grâce qu'il est libre toutefois de disaient que puisqu'ils n'avaient élé reçus ne pas accepter; en ce cas , sa renonciation, France qu'avec celte constitution, il éfa pour être crue, doit élre prouvée. Dans ce juste de ne pas les y retenir à moins qu'i sentiment, il y a néanmoins encore deux ne restassent dans le même état. Le perpé choses qui sont avouées par ses partisans, tuel artifice de la cour romaine consiste à ai et qui détruisent le raisonnement de Soave. racher aux séculiers leurs biens pour le 7. La première , c'est qu'après tout , il faire passer d'abord dans les mains du clcr n'est point au pouvoir des laïques d'acquérir gé, et ensuite dans les siennes. Pour atteir

dre ce but, elle emploie des moines qui, soi les dehors du vœu de pauvreté, comme ils paraissent viser à aucun bien temporel qu'au contraire ils semblent agir en tout pi pur amour du prochain, acquièrent beaucou truclion ou dotation a été faite par un laïque, île crédit et de popularité; arrivés là, le sain

siège les dispense de leur vœu : de là !a f;i cililé qu'ils trouvent à s'enrichir. Après qu'i sont devenus Irès-opulents, les monaslèn se déclarent en commende, et ainsi tout v.iei s'écouler dans le trésor de la cour romaine (]e discours, que Soave attribue aux Frai çais estun decesconlesqui nesauraient ami

le dro'it de patronage, sans l'assentiment de l'évêque, parce qu'ils ne peuvent, de leur propre autorité , construire des églises et fonder des bénéfices. Ainsi , dès l'instant qu'on ne peut démontrer qu'une telle cons-

on présume que c'est l'œuvre, non pas d'un séculier, par lui-même inhabile à le faire licitement, mais bien d'un prélat, quoique ce soit peut-être le résultat des aumônes des fidèles.

La seconde chose sur laquelle sont aussi d'accord les défenseurs de la dernière opinion , si favorable à l'acquisition du patro- ser que les enfanls, ordinairement amis ( na^e, consiste en ce que cette faveur qu'une merveilleux et peu en garde contre la fi égMse accorde à son fondateur, passe à ses hé- tion.

riliers, quels qu'ils soient , consanguins ou 11. D'abord les choses sont tout aulr étrangers ; car tout cela dispose à ces sortes ment qu'elles ne sont ici présentées. Ces o de donations. Mais, dans la suite, les héri- dres, dont les richesses ont servi à fond tiers venant à manquer, elle ne passe point les commendes, étaient composés de moin au fisc, parce que cela n'importait nullement qui ne furent jamais liés par le vœu de au fondateur, et qu'il ne serait pas conve- point

(1) Voyez César Lambertini de Jure patronatus, dans la première partie du livre premier, dans tout l'article, i de la seconde question principale.

posséder des biens-fonds. Un tel vœl au moins quant à sa fréquence et à son ml versalilé, ne commença que dans les ordij mendiants; et, comme il arrive pour loi[ innovation, quelque bonne qu'elle soit

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