SECT. III. EXAMEN DES CONDITIONS DES PROTESTANTS
locum scriplis Patrum et ooiisonsni piorum
dociorum primitives acpuriorisEcclesia). lia
lamcn ut nullo modo hi tum sacris libris in
omparationem veniant, sed solum consu-
anlur, sicul interprètes et testes ïïi obscuris
t controversis arliculis ; et qualenus cum
(ummi jtidicis , hoc est, Scriplurœ (lj voce
ongruant, adhibeanlur...
HT. o Sin auleni hujusmodi conriiii œcumenici, scu generaiis, qualc diximus, nos allât expeclatio, ut id congregari undique •v omnibus ebristiani orbis provinciis in anla pacis el rcrum omnium incerliludine ion possit, quod colligi lamcn propter inulas causas exoplandum foret, maxime suleresl, ut stalus sese offerant ad particularc eu nationale concilium liberum alque chriitianum, quod intra Germanise noslrœ limies iisdem rationibus et condilionibus, quoîodo j.nti anlea de universali concilio expoilum fuit peragalur. » (P. 3i5 et suiv.)
Ii8. k" Gentillet. — « Il tint lors une >urnéo impériale à Ualisbonnc, en laquelle iss prélats et princes catholiques d'Allema- |>nc déclarèrent qu'ils tcnoyenl ce concile 4 ;*enlai n pour légitime, et qu'ils s'y submeli»ycnl. Mais les protestants sousleuoyent lu'il n'esloil légitime, el ne s'y vouloyeitt ibmcltrc, ains requirent l'Empereur de Durvoirau faicl de la religion par le moyen un concile national d'Allemagne , ou d'une .semblée des Estais, ou d'un colloque de ns doctes. Mais il ne leur voulul rien acirdcr de tout cela , ains se résolut à la >uerre (2) (L. II, sess. V).
. H9. 5'. Fra-Paolo.— « Le nonce du pape il placé au-dessus des électeurs (à la diète h Francfort, 1562), et les autres ambasideurs au-dessous d'eux. Après la cérémonie, l'Empereur commença de presser uclqiics-uiis des protestants de se soueltre au concile de Trente. Mais, pour être point prévenus, ils lui présentèrent us ensemble la réponse qu'ils avaient >miso, vingt mois auparavant à ses ambasdeurs , dans la diète de Naumbourg. •t écrit contenait les raisons pourquoi ils i avaient appelé et en appelaient encore à i concile libre , el dix conditions sous squelles ils consentiraient de se trouver un nouveau concile général. 1° Qu'il fût nu en Allemagne; 21 qu'il ne fut pas conque par le pape; 3 qu'il n'y présidât tint, mais en fût seulement un membre, j par conséquent sujet aux décrets, qui I» feraient; k" que les évoques cl les autres Jélals fussent quilles du serment prêté • pape , afin qu'ils pussent opiner librcl'iit ; 5" que la sainte Ecriture servit de foe dans le concile , à l'exclusion de lou-
I) Jamais l'Eglise n'a fait <lrs éc! ils des Pères, •nie de ceux des Pères apostoliques, un autre 1 '-'\ quand il s'a^il d'un point «le doctrine consigné
ia les livres saints. Elle ne les :i p pt-1 lo seul- en 1 lignage et ni,- leur donne le rang de premiers lé- 1 "'S que lorsque l'Ecrilure ne dit rien. (Voyez
83 et 84.)
Voyez la déclaration des Etats protestants, 1 lô"> cl suiv. cl le n" 1 i*J.
tes les autorités humaines ; G" que les théologiens , que les princes de la confession d'Augsbourg enverraient au concile , y eussent voix, non seulement consultative, mais délibéralive, et qu'on leur donnât un saufconduit, non-seulement pour leurs personnes , mais encore pour l'exercice de leur religion ; 7U que les résolutions ne se prissent pas à la pluralité des voix, comme dans les causes séculières , mais selon la bonté des avis, c'est-à-dire selon qu'ils seraient plus conformes à la parole de Dieu ; S° que les actes du concile de Trente fussent annules. Celle assemblée ayant élé partiale , lenue par une seule partie , et conduite d'une autre manière, que l'on n'avait promis ; 9" que si le nouveau concile ne pouvait pas terminer les différends de la religion , les conditions de Passaw restassent inviolables, cl l'accord d'Ausbourg de l'an 1555, en vigueur, en sorte que tout le monde fût obligé île l'observer; 10° qu'on leur donnât une caution suffisante sur toutes ces demandes.
150. L'Empereur avant reçu leur mémoire promit de contribuer d.' tous ses soins à la concorde , et de faire que l'on lînt un concile où ils ne pussent refuser justement d'intervenir; pourvu que, Je ieur part, ils quittassent leurs haines elles attires passions contraires à la paix chrétienne. » (Traduction d'Amelot de la Iloussaye, p. .)
151. G° Le Vassor. — « Le concile de Trente n'était point un concile Ici qu'on l'avait demandé. Dans la diète de Ralisbonne, tenue dans l'an 1541 , en présence de l'Empereur, pour aviser aux moyens de pacifier les différends sur la religion , affaire dont on avait déjà parlé dans les diètes précédentes d'Hagucnau el de Worms ; à Ralisbonne , dis-je , on insista particulièrement sur un concile national, et on demanda l'année suivante , à Spire , que le concile général se tînt du moins en Allemagne (1). La proposition était si raisonnable que l'évèque de Modène, nonce du pape , ne put l'éluder qu'en représentant le grand âge de son maître, qui voulait, dit-il, venir lui-même au concile , cl qui ne pourrait pas faire un si long voyage. Ce n'était là qu'une vainc défaite (page 13) (2j.
152. « Toute la suite dcl'hisloirc ecclésiastique est une preuve certaine que les syno-
(I) Yoycila demande des Etats protestants hMjj et suiv.
. (2) La diète dnnl parle le Vassor eut lieu on t ."> ; -2 . deux ans avant l'ouverture du concile. Le légal Morone dil que le concile œcuménique ne pouvait se tenir en Allemagne, 1" parce que l'âge du pape qui voulait cl devait y assister, la distance des lieux, li climat du pays s'y opposaient; 2° parce qne l 'Allemagne n'était pas à la convenance de tous les peuples, cl qu'il y avait lieu de craindre que le- ope alions du concile y lussent troublées. 11 olî il Ma loue, Ferme, Bologne mi Plaisance, el dit qu'il ne s'opposerait pi- à ce qif< n le lînl à Trente, qui es1 aux portes de l'Allemagne. L'Empereur et le- p^ iriees catholiques choisirent Treille. Les protestai ts déel; rirent qu'ils ne voulaient ni d'une convocation faite par le pape, ni d'un concile tenu pu lui. ni «'•' lieu que t'on venait de choisir. (Voy. Sleidan. L. XIV.)
DISCUSSION DES MOTIFS CONTRE LE CONCILE
tics provinciaux ou nationaux sont le moyen le plus sûr cl le plus efficace pour conserver le bon ordre et la discipline dans l'Eglise, pour réprimer les mauvaises doctrines qu'on y peut répandre , et pour réformer les abus qui s'y introduisent avec le temps. Les premiers conciles généraux , n'ayant été composés que des évoques de l'empire romain, et presque uniquement de ceux des provinces d'Orient , on peut dire , sans s'éloigner de la vérité, que ces assemblées n'étaient que des synodes nationaux , où le pape et les évéques d'Italie ont envoyé des députés, quand les empereurs l'ont voulu (Ko?/. la sert. V) en certaines occasions. L'Eglise d'Afrique a conservé la pureté de sa foi et la beauté de sa discipline , en assemblant régulièrement des conciles provinciaux et nationaux avant et après le règne de Constantin. »
REPONSES
153. Les protestants ne voulaient pas de concile œcuménique. Commençons par établir ce fait, nous serons mieux à portée ensuite d'examiner les conditions que ceux d'Allemagne menaient à sa célébration.
15V. Nous avons déjà vu, dans l'article précèdent, que Calvin ne reconnaissait pas aux conciles œcuméniques le pouvoir de décider, en dernier ressort et avec une autorité pleine et infaillible, les questions de foi. Zwingle pensait comme lui (1). « Dieu, dit-il à un de ses antagonistes , est notre juge. Il ne s'enquerra jamais ni de ce qui a été statué par les papes, les évoques et les conciles, ni par un usage de combien de siècles ceci ou cela a été confirmé ; mais il nous demandera si sa volonté, ses paroles et ses préceptes ont été gardés (2). Or, qu'avons nous besoin de parler de ces juges que le vicaire ne pourra jamais trouver hors des universités ? Nous avons ici des juges que la considération des personnes ne peut porter à errer et qu'aucune passion ne peut aveugler et tromper, ce sont les Ecritures de Dieu qui ne sont ni mensongères ni fallacieuses. »