Dumoulin. « Et quand ledit no
fl) Nous n'avons pas vu la lettre de rappl mais voici ce que dit Fra-Paolo : » Mais |f après étant venu des lettres du roi de France, \ rappelait les siens, ce fut un nouvel embarras. Il légats, interprétant ce rappel comme une déclarall que la France n'approuvait pas le concile, firent t'r pour empêcher que ces prélats nu parlent, lj remontrant que le roi avait donné cet ordre d| une autre situation d'affaires, et qu'ainsi ils ne I vaient point partir qu'il ne fût informé de ce qui passait : et que, s'ils faisaient autrement, ce sel scandaliser les autres nations. Le cardinal deTreil
(2) Il y avait à celte session deux légats, trois sidenls, trois archevêques électeurs de l'Empire, archevêques, trente-six évêques et quatre abbel généraux d'ordres. Elle fut présidée par Séba^l Pighini, Louis Lipomani et Christophe Madruccil tenue en présence des cardinaux-légats Cervm| Crescenzi, etc.
veau concile de Trente ne serait nul, eue capite nullœ et vitiosœ continualionis, il serait nul par toutes les nullités précédentes..., et davantage par autre nullité publiée et déclarée par le roy Henry, second de ce nom, lequel, non-seulement, ne voulut envoyer ni permettre d'allerlesévesquesdeson royaume, Dauphiné et Provence, à Trente, ny ses ambassadeurs pour y assister; mais au contraire, dès l'an 1551, déclara et feit protester et publier par ses ambassadeurs, tant audit Trente que les Allemaignes, que ledit nouveau concile, érigé ou renouvelé à Trente par Jules III, était nul et nullement érigé (Voy. n. 992 et suiv.); et que ce n'esloit concile légitime, et qu'il ne le tenoit et ne le pouvoit tenir pour concile public et général, mais pour une congrégation privée, faite pou, le profil particulier d'aucuns et non pour le bien public, et qu'aux décrets qui s'y feraient ni luy ni aucuns de son royaume n'y seraient obligez ny liez , et qu'en outre 1 s'ayderait, s'il en esloit besoin, des remèles dont ses ancêtres ont usé en semblables :auses , et partant ne le faut recevoir pour es causes susdites ; et outre parce que ce seoit contrevenir à ladite déclaration solemielle, protestation et publication du feu roy lenry second, et lui taire injure après son écès. » (Art. 18.)
■ 185. 5° Ranchin. — « Remarquons à prêtant que le nombre des évesques de ce confie a esté tel qu'il ne mérite aucunement de jrter le litre de général et œcuménique, a la première session, il y avoit quatre ar- •levesques, vingt-trois évesques, l'ambasuleur du roi des Romains, avec le capitaine ■s la cité de Trente , cinq généraux d'ordres < quelques docteurs. En la seconde, etc. 186. « Qu'il nous soit loisible de dire que li plus grande partie de l'Eglise défailloiten ♦lui (concile) de Trenle, voire que ce n'eslit qu'un conventicule ou, pour le plus, un (ncile nacional. Et, de fait, lisons bien les {tes du mesme concile, nous trouverons ce la pluspart des évesques et autres ecclés stiques ont esté italiens ou espagnols , et cil n'y en a eu qu'un petit nombre des aut s nations, et encores c'a esté principaler ni vers la fin.