Je dirai seulement, à l'égard du
ncile de Trente , qu'afin qu'un concile soit
•:uméniquc, il ne faut pas qu'une nation i deux y dominent ; il faut que le nombre
•s prélats des autres nations y soit assez
• nsidérablepour s'entrebalancer, afin qu'on Jiissc reconnaître la voix de loutc 1 Eglise, ilaquclle Dieu a promis particulièrement in assistance: outre que dans les conciles ii'agit souvent de la tradition, de laquelle le ou deux nations ne sauraient rendre un In témoignage. Or il faut reconnaître que 1 Italiens dominaient proprementà Trente,
* qu'après eux, les Espagnols se faisaient uisidércr ; que les Français n'y faisaient Ts grande figure, et que les Allemands, qui i vaient surtout être écoulés, n'en faisaient tint du tout. Mais l'Eglise grecque parti-
on pr'f'fVait plaisir de les condamner en toutes les rencontres, comme si on était bien aise de se défaire des gens et des peuples dont la cour de Rome craignait quelque préjudice à son autorité. On a coutume de dire qu'il y avait peu d'occidentaux au grand concile de Nirée; mais le nombre ne fait rien quand le consentement est notoire, au lieu qu'il faut entendre les gens, lorsque leur dissension est connue.
199. «Mais j'ai déjà dit que le concile de Trcntcétait plulôL un synode de la nation italienne, où l'on ne faisait entrer les autres que pourla formeet pour mieux cou v ri r le jcuyt le pape y était absolu. C'est ce que les Français déclarèrent assez dans les occasions, lorsqu'on avait mis leur patience à bout par quelque entreprise contraire à cette couronne. ( Voy. section 10".) Qu'ils l'aient fait en forme duc ou non, par des harangues prononcées ou
DISCUSSION DES MOTIFS CONTRE LE CONCILE
seulement projetées, par des protestations enregistrées ou non enregistrées, avouées ou non avouées ; qu'on ait rappelé les prélats français ou qu'on les ait laissés, cela ne fait rien à la vérité des choses, et ne lève pas les défauts essentiels qui se trouvaient dans le concile. » (Réponse au mémoire de Vabbé Pirot.)
REPONSES
200. Nous convenons, avec Leibnitz, qu'il y aurait un inconvénient très-grave à tenir pour œcuménique un concile qui ne le serait pas. Mais entendons-nous. Il y a dans l'Eglise des pasteurs et de simples fidèles. C'est aux pasteurs que Jésus-Christ a confié le dépôt de sa doctrine, ainsi que nous l'avons déjà dit (Voy. n" 83 et suiv.): c'est à eux qu'il a laissé son esprit et promis son assistance jusqu'à la fin des siècles : eux seuls par conséquent sont les juges de la doctrine, eux seuls doivent avoir voix délibérative, quand il s'agit d'expliquer, de développer, de définir ce qui regarde la foi. Les princes et les juriconsultes laïques ou les savants n'rmt pour cela, et d'après l'Ecriture même, pas plus d'autorité que les simples fidèles. Leur présence est quelquefois utile, mais leur intervention dans les décisions doctrinales serait irrégulière. Le concile ne demande aux princes leur acceptation que l'orsqu'il a besoin de leur consentement ou de leur autorité pour faire exécuter ses décrets. Nous reviendrons sur cet article dans la section onzième.
201. Est-il nécessaire que tous les pasteurs soient présents au concile, ou du moins le plus grand nombre d'entre eux? Non. 11 suffit que l'Eglise de Jésus-Christ soit légitimement représentée. Ainsi ne comptez pasles Pères qui sont à Trente, ne leurdemandezpasde quel pays ils viennent :1e pays d'un chrétien, c'est l'univers tout entier. Priez-les seulement de vous dire au nom de qui ils sont réunis et pourquoi : s'ils vous répondent qu'ils sont réunis au nom de l'Eglise de Jésus-Christ et pour décider des questions de foi, il ne restera plus qu'une seule chose à faire, ce sera de savoir s'ils agissent au su de l'Eglise et avec son consentement, car en ce cas leurs décisions seront, ou tout aux moins deviendront, celles de l'Eglise elle-même, surtout lorsque les pasteurs absents les auront ac-, ceptées.
202. Leibnilz s'est mépris sur la nature même de ces saintes assemblées, lorsqu'il a cru que leur œcuménicité exigeait que le nombre des prélats représentant chaque nation fût dans des proportions telles, qu'il n'y eût nulle part une influence prépondérante. Ceci serait juste, raisonnable et vrai, si les conciles étaient chargés de réformer le dogme religieux, d'y ajouter ou d'y retrancher. Mais ils n'ont autre chose à faire qu'examiner si les interprétations nouvelles qu'on en donne sont conformes à l'Ecriture sainte et à l'enseignement de toutes les Eglises et de tous les siècles.
203. Une opération de ce genre sera toujours convenablement faite et méritera l'assistance de l'Esprit saint lorsque la doctrine des diverses Eglises, relativement au point contesté, sera suffisamment connue : sous ce rapport, le concile de Trente ne laissait rien à désirer. Il avait à sa disposition tous les documents et tous les hommes nécessaires pour connaître sûrement renseignement et la pratique de toutes les Eglises particulières, même de celle de l'Orient, ainsi qu'on a pu s'en convaincre depuis.
204. Un philosophe tel que Leibnitz n'aurait pas dû ignorer que quand il s'agit de rendre hommage à la vérité, de reconnaître des faits historiques dont l'exactitude peut être contrôlée par tout le monde, de définir, expliquer, développer, déterminer, appliquer des principes connus, en redressant ceux qui les ont mal définis, mal expliqués, mal déterminés, mal appliqués, et qui seront intéressés à combattre et démontrer fausse la décision qu'on va prendre contre eux, le juge sort malgré lui des bornes étroites dans lesquelles l'esprit de corps ou de nationalité le resserrerait. Il n'y a plus alors des partisans d'une opinion, des habitants d'un pays ou d'une province, il n'y a dans un tribuna composé d'hommes sérieux et il ne doit j avoir que des partisans de la vérité , de: hommes qui appartiennent à tous les pays et à toutes les nations. Si le concile dt Trente l'avait oublié, ses décisions auraien été pitoyables et aussi fausses qu'elles son| admirables et vraies.
205. Du reste il ne s'agissait pas au conl cile de Trente de la politique des nation! et des intérêts matériels do chacune d'elles f la religion seule était en cause. Tous ceu qui étaient là pour la juger, étaient chrél tiens et n'avaient qu'un seul et même intej rêt, celui de reconnaître la vérité hors dl laquelle il n'y a que misères et perdition! et de bien s'assurer quel était celui des deur camps dans lequel sa tente était placée, ni pouvant pas l'être en même temps dans l'u| et dans l'autre.
206. Nous verrons bientôt si le pape étaj réellement absolu au concile de Trente, ce qu'il faut penser des protestations du ni de France et des parlements, lesquelles, d| reste, n'ont eu aucun rapport à la foi. Ajor tons que lors même que le concile de Tien] n'aurait été dans le principe qu'un concil national, il aurait acquis la force de concil œcuménique par l'acceptation qu'en ont fai| le pape et tous les évêques catholiques l'univers.
207. Mais, dit Henri VIII , les dissiderj n'y étaient pas, et sans eux le concile pouvait pas être général. Si les dissidents I parurent pas au concile de Trente, à quil fauL? Henri VIII devrait le savoir : cari l'invitation que lui fit le souverain ponll d'y envoyer ses évêques et d'y venir b| même, ou de s'y faire représenter par ambassadeurs, il répondit que, quelle fût la ville dans laquelle le concile s'assel blerail et les sûretés qu'on pourrait luioftl
SECT. IV. LE CONCILE FUT-IL OECUMENIQUE
il ne s'y rendrait jamais (i) ; qu'il ne voulait pas d'un tribunal pareil, ne s'en rapportant qu'à lui seul pour ses propres affaires, ajoule-t-il dans sa seconde letfre. Il avait probablement ses raisons pour en agir ainsi. Les prolestants d'Allemagne, qui, comme lui, firent défaut, du moins aux premières sessions, durent pareillement avoir les leurs. Ranchin prétend qu'ils ne voulurent pas y venir, parce que ne devant y avoir ni voix | consultative ni voix délibérative , leur pré- 1 sence y était complètement inutile.
208. Que leur présence y fût complètement inutile, nous le croyons : on avait à examiner leur doctrine et non à juger leurs personnes. Or leur doclrine se trouvait contenue dans les nombreux écrits dont ils avaient inondé le monde chrétien. Ce qu'ils auraient pu dire pour la défendre avait déjà été im-
?rimé et se trouvait entre les mains des ères du concile.
209. Ainsi, de ce qu'ils refusèrent de comparaître devant le tribunal suprême de l'E-
1 glise, auquel ils en avaient d'abord appelé, il ! ne faut pas en conclure que leur cause n'ait pas été entendue. Elle le fut autant qu'elle avait besoin de l'être, et les juges qui prononcèrent avaient examiné et pesé tous les moyens que pouvait faire valoir la défense.
210. Leibnilz aurait voulu qu'on eût pris des mesures pour les faire assister au concile, non-seulement eux, mais encore les
' schismatiques orientaux. Quelles mesures peut-on prendre pour amener librement et
[•amicalement des personnes qui ne veulent pas venir {Voy. n. 153 et suiv.)? Ce grand philosophe pensait que les apôtres de la réforme étaient comme lui de bonne foi et prêchaient avec conviction la parole de Dieu; il aurait probablement changé de sentiment b'il avait lu leurs ouvrages.
211. Jurieu dit que l'Eglise latine, appelée par nous l'Eglise catholique, ne forme pas à beaucoup près la moitié de l'Eglise chrétienne ; qu'elle n'est que le quart du monde chrétien. Supposons que ces assertions soient exactes, que pourrait-on en conclure contre l'œcuménicilé du concile, si c'est dans ce quart que se trouve l'Eglise mère , le tronc toujours vivant d'où viennent toutes les branches, toutes les ramifications de la famille chrétienne, et s'il est vrai en même lemps que la doctrine de Jésus-Christ ne peut pas être sans altération clans chacune de ces sectes, et qu'elle n'est pas différente aujourd'hui dans l'Eglise latine de ce qu'elle était dans les siècles apostoliques? Que répondrait Jurieu? Jurieu répondrait alors, car il dispute pour disputer et non pas pour arriver au vrai, il répondrait que l'Eglise de
(1) i Scd in re, qiue nihil ad nos perfmere videri poiest, nimium clin moramur. Nain Iocuim reperiat quetn velit, tutmii , quo omues tulo, sine nllo vel periculi melu accédant, nos isto vocante, ad iiulluin uiifjuain conciliuiD veniemus. » (Première, lettre.)
• Quid alii principes facturi slnlnon salis scimus; veruui nos, neque regnura noslrum hoc lempore desereinus, nequecausam nostram, in qua totius regni nostri sains, verlitur, eniquant, prxtcrquam nobis ipbis, eredemus » (Deuxième lettre.)
Jésus-Christ n'est pas infaillible. Nous l'avons déjà entendu. Et après que l'infaillibilité de l'Eglise aurait été solidement établie, il répondrait que les raisons n'ébranlent aucunement sa conviction, et que Dieu n'a pas donné à l'homme d'autre règle de foi que sa propre conscience.
212. Mais, répètent en chœur les protestants, un concile convoqué par le pape, présidé par lui, et composé d'évêques qui lui sont restés fidèles, condamnera toujours les dissidents sans examen. Ceci est une pure calomnie. Les protestants savent fort bien que lorsqu'il y a lieu d'engager sa conscience et de compromettre son salut, l'homme qui craint Dieu écarte les préventions comme les préjugés, afin de juger selon la vérité.
213. D'ailleurs, nous le répétons, lorsqu'il est question de la foi. les Pères du concile œcuménique ne sont pas appelés à établir de nouveaux dogmes ; ils examinent si ceux qu'on leur soumet sont conformes à la doctrine de Jésus-Christ et à l'enseignement de l'Eglise, depuis son origine jusqu'à ce jour. Or, comme les sentences de cette nature seraient aisément reconnues fausses par les gens instruits, si elles l'étaient en effet, le sentiment de leur dignité et le soin de leur réputation suffiraient pour empêcher les Pères d'un concile œcuménique d'agir contre leur conscience et contre leurs convictions, s'ils en avaient la pensée.
214. Quant au nombre des Pères, rien n'a été déterminé à ce sujet, et à vrai dire, il n'était pas nécessaire de rien déterminer : l'Eglise entière est avec ceux d'un concile œcuménique, qu'importe alors qu'ils se trouvent réunis en plus ou moins grande quantité. L'essentiel est qu'ils agissent de concert avec l'Eglise, qu'ils décident avec elle et ne fassent en tout que ce qu'elle désire et veut faire elle-même.
215. On compte les Pères qui furent présents aux premières sessions; mais le concile de Trente eut vingt-cinq sessions, et, dans la dernière, les Pères firent lire et proclamer tous les décrets qui avaient été faits dans les sessions précédentes, les adoptant tous et les publiant de nouveau (1); mais les décrets de ce concile furent confirmés par lo pape et acceptés par tous les pasteurs de l'Eglise catholique, comme nous le prouverons en son lieu. Ne dites donc plus que c'est là un concile national, et non pas un concile œcuménique ; car, 1 ors même que, pour vous obliger, nous conviendrions avec vous qu'il était national au commencement, et même qu'il l'a été jusqu'à sa clôture, vous ne viendriez pas à votre but, parce qu'il serait devenu œcuménique depuis par suite de son adoption.
(i) Quoniam diversis lemporibus , lam sub felicis recordationis Paulo III qnam Julio III, milita in hoc sacro concilio, quoad dogmala ac morum rel'ormalitv nem, slalula et detimia s.mt ; vnlt sancla synodus ui illa nunc reciteniur et leganiur. » ' Conc. Tr. sess. XXV. *
DISCUSSION DES MOTIFS CONTRE LE CONCILE. SECTION V
Les choses se passèrent -elles légalement à Trente?
216. « 11 s'agit ici d'une question fort sérieuse et d'une grande conséquence, dit le Vassor dans sa préface : si on peut en conscience recevoir comme inspirés du Saint- Esprit les décrets et les canons de l'assemblée la plus irrégulière qui fut jamais, de l'aveu même de ceux qui avaient le plus d'intérêt d'en faire valoir les décisions : je parle de l'empereur Charles-Quint et de sus ministres. Je n'ai rien trouvé de ce qui fut écrit sous Paul III. Le mémoire que Vargas dressa pour le conseil de Charles-Quint, lorsqu'on prit la résolution de poursuivre le concile, sous Jules III, nous peut consoler en quelque manière. C'en est assez pour prouver qu'il n'y eut jamais une assemblée plus irrégulière. »
217. C'est un singulier mémoire que celui de Vargas. Mais d'abord est-il de lui, et les lettres qui portent sa signature, est-ce bien lui quî les a écrites ? Ces questions que personne encore ne s'est faites, du moins à notre connaissance, le Vassor avait senti qu'elles devaient se présenter naturellement à l'esprit du
un autre temps. » Pourquoi donc , je vous prie? Vous donnez le texte latin de toutes les pièces étrangères déjà connues, que vous intercalez à celles-ci , et vous nous renvoyez à un autre temps pour jouir du texte original de celles qui sont l'objet spécial de voire publication 1 Voilà une conduite qui a pour le moins le droit de nous surprendre.
220. « Pour suppléer à ce défaut le mieux qu'il m'a été possible, continuez-vous, j'ai eu soin de mettre en espagnol à la marge et dans mes remarques, les endroits qui m'ont paru les plus importants. » Mais qui nous garantira que ces citations espagnoles sont sincères, exactes? Qui nous assurera que vous avez fidèlement traduit les autres parties du texte que vous ne jugez pas à propos de nous montrer? Les citations marginales dont on ne vous accusera pas d'être prodigues, sont au nombre de deux dans le mémoire de Vargas, qui renferme en substance presque toutes les récriminations que les protestants donnent pour motifs à leurs fins de non-recevoir. La première est ainsi conçue: mas economico que ecumenico, ce qui signifie plutôt économique qu'œcuménique ; et que vous traduisez de celte ma-1 nière: plus politique qu'oecuménique ; la se-1 conde n'est composée que de deux mots :
lecteur. « On ne serait pas mieux fondé à nous juezes discretivos; dont un, discretivos, nous
contester la vérité de ces mémoires et de ces lettres ; un peu de discernement et une légère teinture de l'histoire et des affaires de ce temps-là suffisent pour reconnaître que ces pièces ne peuvent pas être supposées : tout y est trop bien lié et trop bien suivi. Que si quelqu'un veut s'en convaincre par lui-même, il peut s'adresser librement, dans Londres, à M. le chevalier Trumbull. 11 sera
paraît être plutôt latin qu'espagnol. Selon vous l'expression juezes discretivos signifie juges définiteurs. Le passage est trop curieux pour ne pas le citer en entier. « L'Empereur faites-vous dire à Vargas nommait des magistrats pour présider au concile en une autre manière, ut interloquerentur et définirent. On les appelait à cause de cela les juges définiteurs. Cela se trouve dans le concile de Chal-
toujours prêt de communiquer aux honnêtes cédoineet dans le huitième synode universel.
gens les originaux, où les cachets tiennent encore à la plupart des lettres, et de faire voir l'écriture même de Vargas et des autres, afin qu'on la puisse confronter avec les autres pièces qu'on pourrait trouver écrites de leur main propre. » (Préface.)
218. Nous ne savons pas si nous aurions été du nombre des honnêtes gens à qui l'on offrait de montrer les originaux, pour prouver que tout y était bien lié, bien suivi; mais, puisque nous ne pouvons plus aujourd'hui profiter de cette offre obligeante, examinons
Ces magistrats parlent ainsi dans l'une de ces deux assemblées: Imperatores nostri miserunt nos qui senatores corum senalus voâamur, qui voluntate Dei honoratus est secundum omnia, ut simus discreli eorum quœ gerunlur auditores.
221. Il y a dans ce peu de paroles dem erreurs : une de fait, relative à la président des conciles généraux ; l'autre d'interprétation, relative au sens que l'on donne aus
mots et au passage latin cité en témoignage
Elles sont l'une et l'autre si grossières qu'
les pièces, telles qu'elles sont dans le recueil est difficile de ne pas les supposer volonlai
publié par le Vassor, et, au risque de passer res. Si donc un jour vous veniez , l'originJ
pour manquer entièrement de discernement et ne pas avoir la moindre teinture de l'histoire et des affaires de ce temps-là, établissons que non-seulement ces pièces peuvent avoir été supposées, ou du moins altérées, mais encore que, jusqu'à ce que l'exhibition des originaux vienne montrer le contraire, tout donne lieu de soupçonner qu'elles manquent ou d'authenticité, ou d'intégralité.
219. Ces pièces , comme le litre du livre l'annonce et comme le Vassor le déclare
dans sa préface, ont été traduites de l'cspa- lisons à la page 37 : « L'intention des léga gnol. « J'aurais souhaité de tout mon cœur, était de ménager les affaires avec tant d'à dit-il , pouvoir faire imprimer l'espagnol à dresse, qu'en feignant dépenser à toute autr côté de la traduction; mais il tant attendre chose, quasi aliud agenda, ils pussent, etc.;
ma à la main , nous prouver qu'elles ont été faites par le fiscal de Castille , nous dirion: alors que c'est probablement pour expie ses étourderies ou ses criminelles complaisances qu'il alla finir ses jours dans un couvent.
222. Les citations faites dans le corps (i ce mémoire indiquent d'une manière assc claire qu'il était écrit en latin , du moins ci ces endroits. « Cela ne se doit point faire c; secret, in angulis, » est-il dit page 33. Non
p. 42 : « Si cette manière d'agir a fait du mal, ces messieurs en jugeront eux-mêmes, ipsi viderint; pour nous qui le savons, et qui
avons tout observé, nous ne pouvons pas nous empêcher de plaindre notre malheur et le renversement entier de l'autorité des conciles : Nos certe qui ea novimus , cœleraque observavimus , non possumus non dolere ricem nostram, conciliorumque auctoritatem jam diu deplorutam; » page 48 : « Assembler ; ainsi des évêques, c'est la même chose que I si le pape faisait tout lui-même à Rome avec ses courtisans : lia ut nikil interesse videam, Romanus soius papa cum suis deliberet , an Patres hac rationecongreget ; » page 49 : «On , peut dire véritablement que nous étions ici dans une assemblée d'évêques et non pas dans un concile : Non in concilio, sed in epi- . scoporum conventu;» page 58 : «Qu'il anime . les uns et qu'il s'oppose aux autres, en sorte que tout le monde sache qu'il a une langue : le ministre d'un si grand prince ne doit pas être un personnage muet : Jntelligant omnes illum os habere , ipseque tanti principis legatus minime videatur asymbolus ; » page 63 : « A la lettre Judaice ; » page 64 : « C'est pousser les choses trop loin, sa passion va jusqu'à l'emportement et à la fureur : Quœ procul dubio ad mentis œgrotationem , et pnimi morbum usque pervenit ; ilaut nonnisi ,insania et furor quidam appellanda sit ; » jpage 106 : « Avec d'étranges préjugés : Non vulgaribus prœjudiciis ; » page 107 : « Demandeurs, actores; » page 107 : « Si on doit écouter les protestants pour les instruire ensuite : Ad fincm ut doceantur et instruantur , » page
207 : « C'est un homme qui a perdu toute honte : Perfricuit fronlem insigniter; » page
208 : « C'est vouloir parler à des gens sourds ; c'est entreprendre d'amollir des pierres dures : Surdo canitur et lapis decoquilur . . . La fable est l'objet des railleries du monde, Fabula et risus populo ... La chose parle par plle-même, lies ipsa loquitur ; » page 224 : < L'un est pour en soutenir la justice par le lroit commun de toutes les nations, comnuni annium genlium jure, et l'autre parle lroit particulier de celle de l'Espagne, Primto Uispanorum jure ; » page 225 : « Avant jue la dernière résolution soit prise, Ante actum ; » page 226 : « Les abus qu'on a inroduits dans l'usage des sacrements, In usu neramentorum, etc., etc. »