CHAPITRE VIII
Diverses opinions sur le décret de la résidence. —Sentiments du souverain pontife.
— Plaintes du cardinal de Lorraine. — Départ précipité de Visconti. — Nouvelle prorogation de la session; mode de cette prorogation.
1. La raison véritable des dissidences que nous avons signalées, c'est que chacun suivait pour guide son propre esprit ; et il ai-
— .7 a „ j , ii0|, -.viii osé le taire aans su si ue i nismunu» ***,* w^Mw.>. -•-
seul evequed. Metz f^L^st mais le blâmait cette longueur excessive dans les
«MfeïT^^^CTSlrtW'd&ap- discours des autres; mais chacun tombai*
°aid,ni t ^ rondùue de même qu'il désap- dans le même défaut quand son tour éla.t
pfbUVa MliïSkSSi* TPrSs qui donné- venu. Tous criaient qu'il fallait en finir avec prouva «|Mes auft* I ^ Çais q >* ^ ^^ élei^
renl, UV , V , ipTmoi Suc Beaucaire parla , que, dans la circonstance particulière où .1 Prdvo 1 le vis ■ 2?5 une de ses "aio.* et ii se trouvait, il était utile et nécessaire de déi Ht onsuUo à 'orateur une sévère répri- passer les bornes. Les légats n'usaient qu'aut ensuite a i or«i ^ une extrême réserve de leur puissance,
S0 E r donner le change sur s°es à l'exemple de Dieu lui-même qu, permet e vïr tiblS sentiments, comme Soave semble mal moral pour lasser aux hommes toute M, s iiiuer Pou cela « lui eût fallu déshono- l'intégrité de leur libre arbitre. Le cardinal rè on caractère, puisqu'il ne pouvait s'a- de Lorraine, trompe dans 1 espérance flalbaisser à clÏÏe dissimulation sans en confler teuse qu'il avait d'abord conçue d'entraîner to. Sabord le secret à quelques-uns de ses tous les Pères à sa suite, se vengeait de nar isans et ans la révéler ensuite au grand cette déception sur ses contradicteurs diou par une conduite opposée à ces démon- sant qu'avant son arrivée il s était fait une
„c«. vraUpm- bien plus hau te idée de ce concile, et qu il ne s'attendait pas surtout à y trouver des esprit! obstinés (2). Mais comme personne ne veu voir de la superfluité dans ses discours, di même personne n'est disposé à reconnaîln de l'obstination dans ses sentiments : ce qu fait qu'on accuse d'obstination ceux qu soutiennent un avis différent, sous prélexl qu ils sont inamovibles dans l'erreur, tantli qu'on passe pour constant à ses propre yeux, parce qu'on s'imagine être iuébranla blc dans la vérité. Or le cardinal s'irritait tout cela, et il en tirait les plus funesk présages. 11 chargea même le secrétaire Pa gnani, lorsque celui-ci partit de Trente poi aller passer les fêtes de Noël à Milan, d'ar noncer au marquis de Pescara que, lo qu'on pût attendre aucun heureux résull des opérations du concile, il y avait lieu
stralions artificieuses. Puis est-il vraisem
e que le cardinal ail ainsi aventure sa ation d'homme prépondérant et qu'il ait lans un si grand péril la haute idée que
blable réputî
mis dans un si grand pi l'on avait de son crédit, en laissant apercevoir
que, bien qu'il tint le premier rang parmi les siens, il n'était cependant pas le mobile de leurs déterminations? Assurément le prélat français méprisait moins l'opinion qu'on ne voudrait le faire croire. Aussi Gnido Ferrerio (3), évêque de Verceil, qui usait d'assez de liberté avec le cardinal, lui ayant dit qu'on ne voyait pas trop l'accomplisse* ment de la promesse qu'il avait faite aune époque antérieure, à savoir que ceux de sa nation ne s'écarteraient jamais de son sentiment, le prélat répondit qu'à la vérité quelques-uns semblaient actuellement vouloir le contredire dans leurs discours , mais que, nuand on en viendrait aux effets, tous mar- redouter, au contraire, qu il ne donnât nai
cheraient à sa suite. Il n'est personne qui ne soit jaloux de sa réputation, personne qui ne
(1) Lettre de Visconli au cardinal Borromée, 6 décembre 15^2.
(2) Noies de Gualtieri au cardinal Borroniee, 9 de-
ceinnre *!><&■ „ , . . , ,
(3) Leiire de Visconli au cardinal Borroniee, 17 de-
r^jnbie le 62.
sance à un schisme. 11 ajoutait que ses Fra çais et lui étaient prêts de retourner da leur pays ; mais que si on les forçait à
(1) Toutes les lettres adressées au cardinal Bor mée, à cette époque, contiennent des plaintes à
sujet.
(2) Lelire de Visconli au cardinal Borroniee, il
15 décembre ibtii