Parmi ceux qui réclament plus par
ticulièrement contre le refus qu'on aurai
avec lés légats et évesques qui y seront de la part de Sa Saincteté : par ce moyen la partie des contraires en sera beaucoup affoiblie, et le pape et le roy en liberté, quand les autres voudraient faire plus quils ne doivent, de pouvoir à toutes heures révoquer le légat et leurs prélats , et par conséquent dissoudre le concile, qui est l'occasion pour laquelle Sa Saincteté désireroit bien l'assistance du roy : toutesfois, quelque response. que Sa Majesté fasse, Sa Saincteté s'en contentera toujours, et quelle
prie bien fort que le roy luy laisse aussi faire Vargas et Spanheim de son costé ce qui concerne l'office de pape, allégations.
et qu'il ne peut honnestement refuser ; et qui si 73Q 4. Gentillet> Hujus Concilii aller le roy a à se mesconlenter, il le supplie que ce nuUitat in e0 sila eat quod (nauditi fuerin soit plustôt contre l Empereur que contre Sa p^(estantes neque admissiad suœ fidei confet Saincteté qui n a remède ni refuge qu au roy, gionem proponlndam et discutiendam. Nar , quand l'Empereur luy voudrait faire tort : et ,, gUQ fuc^ memiïlimus) J0annes Brentius s il estait privé du secours et de l amitié du ^ a/- , a/-- theologi> qui a principibus pro roy il seroil contraint de devenir esclave de
fait d'entendre les dissidents, nous trou vol Gentillet, Dumoulin, Heidegger, le Vassor
r Empereur, Sa Saincteté a aussi dit pie si le roy se résoud de n'y envoyer point, il ne faut pas craindre que Sa Saincteté peust jamais estre persuadée de se plaindre, ny procéder contre prélat, ny serviteur qui soit audit sieur. Ce 4ipnt les propos de Sa Saincteté sur lesquels je finis. A Rome, 20 avril 1550.
726. Il y a peut-être un peu d'ex;tgéralion dans les plaintes que faisait la France, mais elles ne sont pas, comme celles des protestants, dénuées de fondement. Trente était véritablement une des villes de l'empire, et si lEmpereur ni gouvernait pas, il pouvait du moins avoir beaucoup d'influence sur l'administration du cardinal-évêque qui avait mille raisons politiques pour ne pas le contrarier et n'en avait aucune pour faire sa cour au pape, qui ne pouvait ni rien lui donner, ni rien lui ôter.
727. Ce que les protestants disent, par rapport au temps, n'est pas plus raisonnable que ce quils disent par rapport au lieu.
728. Il était convenable des'entendreavec l'Empereur, le roi de France, celui d'Espagne, et les autres princes catholiques dont les ambassadeurs et les évéques devaient y assister. Paul III leur avait envoyé des nonces à cet effet dès l'année 1535. Ce fut le lendemain d'une entrevue avec l'Empereur que la première indiclion du concile fut faite pour le 23 mai de l'année l'?37. Ce fut à la prière de Charles-Quint et de François I*r, que la convocation, faite à Vicence pour le 1" mai 1538, fut prorogée jusque* à Pâques de l'année suivante. Le souverain pontife ne prit sur lui, en 15i2, d'en indiquer l'ouverture à Trente pour le li mars, que parce qu'il s'aperçut que les princes n'étaient pas trèssoucieux de le voir se réunir (1), et qu'il était urgent d'en faire l'ouverture, aGn d'op-
(1) Sperahamus enim exeo et pacem populo chri- Bliauo, el cliriMiana; religiouis iniegrilatem posse recuite rari; verumiamen id cum bona gratia et voluntairt christ ianarom priucipum haberc volehamus. Quant vohmlatem dura exspectamus; dum observamiis ici pus abscondilum, tenipus beneplacili lui, o iinis. aliquaitilo tandem d.'cernere compulsi suinus, Quitta es*e tenipus heueplacilutn Dco, cum de rébus sancus, et ad chrislianam pictatem perlinentibus,
testantibus ad hoc concitium missi f aérant haud unquam admitti potuerunt, ut suam quam paratam et in manu promplam habeban fidei confessionem. in synodi pubiico convenir exhibèrent ac multo minas ut dogmata quee i ea contincbanlur disputatione assererent qui nullitas non modo priscis canonibus contra ria est, sed et juri divino, gentiwn ac civii Quibus juribus certum est neminem damnât posse aut debere, quin p> ius sui légitime di fendendi potestatem habuerit. Omnes cer juris civilis, atque adeo pontifîcii doctorei* hoc pro certissimo axiomate habent, ejusq probandi gralia, locum ex Gmesi laudan quo proditumest , Adamum et Evam a Det\ his verbis in jus vocal os fuisse, Adam ubie.\ auditosque anle pronuntiatam sententiam,n\ que indicta causa fuisse damnât os : et tam summus ille rerum moderator omniscius, m erat ignarus omnium eorum, quœ dicluri al galurique erant. Ciceronis et illud proferuA omni generi animantium a natura tribulu esse, ut se, vitam corpusque tueatur, declinl que ea quœ nocitura videantur. Deinde et Mail Antonini imperatoris rescriptum , quo vel\ ullam in jure pronunliari sentenliam, qu prius legitimi adversarii quorum intérêt audiantur. , I
731. Multas item et alias huic rescriA consentaneas leges adjiciunt cum quibus owf bus ipsi etiam canones consentiunt. Satisfi rit nobis hic unius ex Damaso episcopa
consilia iuetintur. Qnapropler videnles, maximo dem aiiimi nostri cum dolore, rem rhrislianam f lidie in pejus ruere, Hungaria a Turcis opprel Germants periclitantibiis, cœteiïs omnibus melu il roreipie affliclis, iiutlius jam principis conseil | exspecinre, sed tantum Dei omnipotentis volunisl et christianre reipublic* tililil >tem attendere coi| mimus. liaque cum Vincentium amplius non ni renias, ci!peremu«qtie cum univers:e clnistiano| saluli, mm Germanie;» nationis Incomniodis in gendo per nos novo concilii habendi loco consull aliqitotque locis propositis, ipsam Trideniinainj tatem ab tpsis desideiari videremus : no* et bi M lei iore Italia commodius ontnia traciari posse cahamus ab eorum tamen postulationes noslratj luntatem patenta caritaledefleximus. Itaipte Tr tum civilatemelegimus, qua in civitaie oecumenl concilium ad proxiine venturas calendas noj bris haberelur.