SECT. VIII. LE CONCILE FUT-IL INTERDIT AUX PROTESTANTS
ire des prélats. Ils n'ont point départ à cette faire, qui ne leur a point été communiquée. ',s messieurs trouvent tout bon à la première te, on ne leur montre les choses qu'un peu mnt qu'elles soient publiées. Voilà comme ut passe aisément (Voy. section V).
750. J'ai parlé de cette affaire à don Fran- )is, en présence du docteur Malvenda. C'est % homme de lettres, d'honneur, et de bon es- •it. Don François m'a répondu, que le légat i a promis qu'on donnerait w/i autre sauf- \nduit, tel que Sa Majesté le voudra, si elle est pas contente de celui-ci. J'en suis bien se, pourvu que le légat tienne sa parole. ruis il aurait été plus à propos de faire la wse tout d'un coup, que de perdre te temps
gâter une affaire par des délais. Vous ver- •z le sauf-conduit. Si les protesta)its s'en <ulent contenter, à la bonne heure. Si von,
faut prendre promptement d'autres mesu- 'S, et que Sa Majesté envoie ici un sauf-coniit tout dressé. Dieu veuille qu'on le reçoive aussi bonne grâce qu'on le fait espérer. Je e suis étendu sur cet article, qui me paraît aportant. (Leltiv du 12 oct. 1551.)
751. 6° Le Vassor. — La présence des probants n'accommodait ni le pape ni la cour « Rome. On était bien aise de leur donner des jétextes de ne pas venir au concile. (Let. et ém. de Vargas, p. 102.)
752. Et les pauvres protestants, quel permnacje faisaient-ils da:>s cette comédie? Le lus triste du monde. Le roi de France les fsait brûler à Paris, pendant qu'il tâchait i les soutenir en Allemagne. Le pape les accalùt d'anathèmes, par son concile, qui ne 9ulait pas seulement les entendre, quoiqu'ils sffrissent d'y aller défendre leurs sentiments, tis des conditions fort raisonnables. Les mir très de l'Empereur, à Trente, criaient qu'il l'ail inviter de bonne foi les protestants et l'entendre quand Us seraient venus; mais c n'était que pour les amuser, jusqu'à ce qon les eût condamnés avec une plus grande uvirence de formalités qu'auparavant (Ibid., pl55).
53. L'histoire nous apprend que les régions de Vargas, sur le sauf-conduit preste aux protestants, étaient fort justes. On bwjea captieux en bien des manières, et f'-i convint unanimement de ne l'accepter put. De sorte que ne voyant aucune sûreté P'tr aller au concile, les protestants insislè- 1 1 toujours pour qu'on leur envoyât un sauf- C'duil semblable à celui que le concile de
le avait envoyé en Bohême. Le cardinal Pal-
(• cin tâchede prouver, par de grandsraison- " ents, que les réflexions de Fra-Paolo, sur
e mf-conduit sont injustes et malignes ; mais
o ttre de Vargas suffit pour justifier que les <pî équitables n'approuvèrent pas le saufcciuit. On remarqua sans peine que les mitores du pape, bien loin de vouloir attirer le protestants au concile, ne cherchaient <P leur fournir des excuses pour se dispense l'y venir (Le Vassor, sur la lettre de Var-
P do 12 octobre 1551).
ifc. 8° Spanheim. — Ut nihil pejus papa et
P'onts metucrent , quam ne protestantes
libère concilia intéressent in eoque facultatem libère scntentiam dicendi haberent , quod promiserat Imperutor, et hi constanter contenderunt , quorum causa potissimum ageretur, unde dilationes , tergiversationes , efpugia, Us a consiliu prohibendis : in primis circa salvum conductum, quem verbis minime ambiguis , saltem qualia Bohemis concessa, in conc. Basileensi , concipi postulabant , ut Wirtemburgenses, Saxones, quod ipse Vargas œquum existimat in Epist. ad episc. Atrebatens. xn oct. mcli. Carolo imper, interea clam colludente cum pontifice Julio III , ut idem de Vargas J. C. Hispanus (qui Tridenti a consiliis fuit legatis Cœsareis , dein Romam ablegatus sub Puulo IV et Pio IV) in mémo riis et epistolis nuper editis ex bibliotheca illustris Trumbull equitis , eu jus avus Guil. Trumbull diu residens fuit Anglorum régis in aula Bruxellana , unde hœ ad ipsum chartœ pervenerunt. ( V. n° 217 et suiv.) Nam Carolus qui promiserat Julio , pag. 61 , 63, non processurum esse concilium in negotio reformations, nisi quousque placeret Suce Sanctitati , quœ hanc Romœ , non in concilio fieri debere per legatos intendebat. Carolo imper atore rêvera magis sollicito, de protestantibus irretiendis , et Germanis ad nutum suum inflectendis , quam de reformanda Ecclesia , aut redigendo ad veteres terminos episcopo romano [Hist. Chr., sec. XVI).
755. Ut denique (nain videnda reliqua in hisloria Pauli Servitae, etiam Gonlileti) negatum protestantibus fuerit, multo cum stomacho et supercilio Crocentii legati ponlificii, postquam islorum qoidam Tridentum advenissent, légère vel audire confessionem fidei, quam conceperant Wirlembergcnses et synodo volebant oblatam : magis negalum, cum iis de capilibus singulis in concilio conferre, eorumque audire senlenlias ac defensiones; contra fidem illis ab imperatore datant) , et officia qualiacumque interposita legati Csesarei Hispaniarum nomine, Francisci de Toledo : sed ■praevalenleCrescenliolegato Julii3. vaferrîmo juxta et pertinaci, qui décréta synodi pro raliset sacrosanctis haberi volebat, liret facta parle altéra inaudila ; ipse sic ad papatum post Juiium adspirans. Omnium maxime negatum, ad postulatum Chrislophori duci Wirtembergensis, nomine caelerorum protestanlium, ut constituerenlur ex utraque parle idonei judices etarbilri, qui de conlroversiis religionis, juxla scripla prophelica et ;iposlolica, et menlem conciliorum veterum, cognoscerenl : fieri enim conlra jus et œquilalem omnem , ut in capilibus doctrinae, quae in conlroversiam vocabanlur, essentque causa dissidii proleslanlium, una pars scil. pontifex , et episcopi ponlifici suhjecti, eidemque juramenlis et aliis obligationibus addieti, essent bar ipsa in causa, simul rei, testes, et judices velarbilri. Imoaequum esse ut ipse pontifex se subjiceret decisionibus concilii, qui reus sislebatur; sed surdo fabulam. (Ibid.)
BÉPOISSES.
756. On peut mettre en prévention une personne ou sa doctrine. Si c'est la personne
DISCUSSION DES OBJECÎfONS CONTRE LE CONCILE.
qui est en prévention , les jugesdoivent la citer devant leur tribunal , pour lui demander compte de sa conduite et entendre sa défense ; si c'est sa doctrine . ils doivent L'examiner avec soin. 11 y a aussi l'obligation pour eu* de recevoir les explications d ■ celui qui la professe, quand à cause d'elle celui-ci se Irouve exposé à subir une peine
760. Les ministres protestants de Franc* ne pensaient pas autrement. On ne pouvail pas d'ailleurs les inviter au concile, parct qu'ils étaient poursuivis par le gouverne* ment dont ils justifiaient malheureusemen la sévérité par leurs écrits, leurs prédications et leur conduite (1).