SECT. XII. CONCLUSION
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mitant leur habitude, l'opinion de la cour ronaine, dont, pour la plupart, ils dépendaient, l'ne grande exaspération surgit de tous ces •ends. Les Français disaient, en plaisan- 'unt, que le Saint-Esprit arrivait à 1 rente en oorte-manteau. Les Italiens parlaient de lèpre 'spagnole, de maladie française, dont les orthodoxes seraient successivement affligés. L'évéque de Cadix ayant rappelé qu'il y avait eu des éve'ques ce libres , desPères dei 'Eglise , qu 'aunun pape n'avait institués, les Italiens jetèrent 'es hauts cris ; ils demandèrent son éloignèrent, parlèrent d'anathème et d'hérésie. L'axathème et l'hérésie leur furent renvoyés par es Espagnols. Plusieurs fois se formèrent des itlroupnnents , gui s'attaquèrent au cri de : Espagne ! Italie! On vit le sang couler dans es rues et presque dans la demeure consacrée h pardon et à la paix (loin, n, pag. 123). 1083. Ce petit nombre de lignes n'est qu'un ssn d'erreurs.
108V. Selon M. Banke, les Allemands , les rançais et les Espagnols restèrent toujours e minorité. Amyot, rendant compte à M. de 'orvilliers de la mission qui! venait de remlirauprèsdececoneile, dit, au contraire, que sévêques espagnols y étaient en plus grand jmbre que les autres, et il a raison : car, à •tte époque, le souverain des Espagnes donnait aussi en Allemagne, dans les Pays-Bas dans la majeure partie de l'Italie (1) , derte que l'on devait considérer comme Esgnols, au moins de sentiments , tous les
1088. Par qui M. Ranke croit-il que furent
formés les attroupements dont il parle '.' Est-ce par les maîtres ou par les valets? Si c'est par les valets, nous lui répondrons que ces gens-là ne faisaient pas partie du concile ; si c'est par les maîtres, le fait était assez curieux et assez étrange pour mériter la citalion de quelque témoignage qui vînt le confirmer. Dans tous les cas , nous pouvons assurer que ces atlroupements tumultueux, s'ils eurent lieu, durent être extrêmement rares et n'eurent jamais le caractère que M. Ranke leur prèle. Nous en ayons pour garant le silence de toutes les correspondances qui ont passé sous nos yeux et celui de Fra-Paolo, si empressé de recueillir tous les faits qui pouvaient de près ou de loin affaiblir la considération due aux Pères de ce concile.
1089. Le concile aurait opiné par nations que le résultat de ses délibérations n'aurait pas été autre qu'il fut. Les articles de dogme n'étaient arrêtés qu'à la presque unanimité. Nous avons vu d'ailleurs ce que pouvait la réclamation d'un très-petit nombre d'évéques, et l'autorité que ebaque nation avait au concile.
1090. Les opinions de la cour romaine ne prévalurent que lorsqu'elles étaient selon la vérité et l'exacte vérité. On s'en écarta si souvent que les cardinaux, mieux instruits que personne à cet égard, faisaient valoir celte considération auprès de Pie IV pour le
,équcs qu'il availchoisisou fait choisir pour porter à modifier les décrets en confirmant(l)
sister au concile.
1085. M. Ranke dit ensuite que la plupart <s Italiens dépendaient de la cour romaine. '. vérité est, au contraire , que le nombre <s officiers pontificaux présents au coin ile uit extrêmement petil, le pape ayant retenu iprès de lui non-seulement tous les cardi-
le concile.
1091. La divergence d'opinions occasionna des discussions qui furent quelquefois mi peu vives, comme cela arrive dans toutes les assemblées délibérantes , mais elle ne donna jamais lieu à l'exaspération, et encore moins à une grande exaspération. Les Pères vivaient.
tux à l'exception de ses légats, mais encore généralement dans l'union de la charité la
tis les grands dignitaires de sa cour. !086. Les Français, ajoute-l-il, disaient en lisant an t que le Saint-Esprit arrivait à hnle en porte-manteau. Celle mauvaise [isanterie venait d'Allemagne et était déjà «vieille date, lorsque Saint-Gelais de Lan-
I s'en servit (Voy. Sleidan.)