‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 371 sur 373 · Et pourtant malgré cela, Soave, qui ne peut ici attaquer · texte numérisé non relu

Et pourtant malgré cela, Soave, qui ne peut ici attaquer

le pape, absolument étranger aune conférence qui contrariait son pouvoir, rejette toute la faute de celte rupture sur les artifices des catholiques, le mauvais vouloir et les ruses de l'Empereur. On le voit, cet homme se montre l'ennemi déclaré non-seulement du souverain pontife, mais encore de tous ceux qui ne sympathisent pas avec les hérétiques, (jue lui sert donc de faire parade d'un si grand zèle pour l'obéissance due aux princes séculiers, et de chercher ainsi à captiver la bienveillance de sa patrie, si dans des écrits livrés à la publicité il se constitue l'avocat des Allemands rebelles à l'Empereur? Nous ne voulons pas rappeler encore ici les louanges et les encouragements par lesquels il a voulu ranimer l'esprit de révolte chez les Huguenots en insurrection en France. Nous en avons parlé au commencement de cet ouvrage. Il suffit de lire Sponde et les autres auteurs favoris de Soave, pour s'apercevoir combien il se montre menteur et méchant dans le rapport de ce fait. Maisje sens que déjà il m'est lui-même contre lui-même le plus fort témoignage, puisqu'il a été par nous convaincu de tant d'erreurs, que tant soit peu de conformité avec son récit suffirait pour enlever la confiance aux historiens les plus accrédités.

III, 199, 10, après ces mots : des membres.

Il passait de là à la promotion des cardinaux et des évoques ; il observait quelles prérogatives 11 serait avantageux de reconnaître en eux, et combien de leurs œuvres, de leurs exemples et de leur réputation dépendaient le bien et l'honneur de l'Eglise. Il ajoutait qu'il n'était cependant pas rare d'en voir parmi les uns comme parmi les autres quelques-uns au-dessous de leur rang, et peu capables, par conséquent, de faire honneur à la même Eglise et de lui être de quelque utilité. Que puisque parmi les évoques dont les uns étaient élus par le pape, d'autres nommés par les princes et les autres par les chapitres, l'expérience montrait que les premiers et les seconds valaient beaucoup plus que les troisièmes, il y avait lieu de douter de la sincérité de ces de,rnières élections, et que par conséquent il convenait d'y pourvoir.

III, 454, 34, à la 'fin du chapitre, légats... : — ...légats, avec un si grand avantage pour le pape, que le refus fut accueilli comme une grâce.

Si l'auteur des Satires adit, non sans impiété, que lesdieux se montraient quelquefois malins en exauçant nos vœux , on peut bien affirmer avec plus de vérité que Dieu et les hommes se montrent quelquefois nos bienfaiteurs en nous refusant ce que nous leur demandons.

Quelques noms propres

Lisez Beaucaire (év. de Metz), au lieu de Beauquer, HI, 63 ; — Bonfrère, au lieu de Bonfrerio ; — Castagna, au lieu de Castaneo, IL 1040, 1093, 1144, 1247 ; III, 421;

— Corrionero, au lieu de Corromea, IL 1029 ; — Coblentz, au lieu de Conflans; — Danès (év. de Lavaur), au lieu de Danesius, II, 211, 1276; — d'Espence , au lieu de Espenceus, II, 1010; — Guv du Faur ou Fabre , uu lieu de Guidon Fabre, II, 1093, 1229; Fabry , 1235; — Ferreri , au lieude du Ferrier, II, 965, 968; — Lignières, au lieu de Lignierius, II, 211; — Philibert Naud, cardinal de La Bordisière, au lieu de Philibert Naldi (Bardelius) , II, 960; cardinal de Bordeaux, 111 i; III, 184, 537; de la Boudaisière, 692; — Occam, au lieu de Occamo, II, 268 ;

— Payva, au lieu de Payna , II, 1355 ; Periva , 111, 132-,

— Réomans (de la Sauve de), aulieu de Suavius Rromanus, II, 792, 883 ; — Scyros, au lieu de Chiron, II, 228 ;— d'Urfée, au lieu de Durfeus, II, 211, etc.

Presque tous ces noms et beaucoup d'autres étrangers à la langue italienne avaient subi dans l'édition romaine de telles mutilations, qu'il a été impossible d'abord de les reconnaître et de les écrire correctement. Mais on les trouvera tous avec leur véritable orthographe dans le* différentes tables placées ci-dessus.

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