‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 59 sur 373 · Visconti suivit une autre marche: il · texte numérisé non relu

Visconti suivit une autre marche: il

rttff les pas du cardinal (3) d'après le i nseil du légat Simonetta ; mais pour éviter

1) Lettre et chiffre de Guallieri au cardinal Bot-

• 2V2 mar- 1 (-2) Elles sont datées des '» cl 7 mars. Voir aussi les ) mus' s. 25 mars ei 5 avril 1565.

(3) Lettre de Visconti au cardinal Borromée, 2f> B 1500.

nal Borromée et une autre du nonce Delfini, à qui il en avait pareillement écrit. Toutes deux contenaient l'approbation du projet et tendaient à réclamer les bons offices du cardinal auprès de l'Empereur pour en procurer l'exéculion; mais lui, considérant qu'il avait peut-être promis plus qu'il ne pouvait, ou par un effet de ce naturel que Guallieri avait décrit, changea tout à coup de ton et de langage : il répondit qu'il fallait d'abord attendre que l'Empereur eût reçu la réponse du pape sur l'invitation d'aller à Trente, et que le nouvel ambassadeur d'Espagne à Rome eût porté les paroles dont il était chargé ; que les princes voulaient une pleine réformation et que malheureusement on n'avait obtenu jusqu'alors qu'un vain bruit do promesses éloignées; qu'une telle réunion du pape, de l'Empereur et du concile à Bologne pourrait faire naîlre le soupçon de quelque ligue contre les hérétiques, et exciter ceux-ci à prendre les devants et à troubler

(1) Lettre de Visconti écrite de Padoue au cardinal Borromée.

(2) Lettre du cardinal Borromée aux légats, I" jji.u s 1303.

207 , .m .Aiaii m, «rr-indement Rome après la clôture du concile (1). Musotto

la chrétienté; qu H n était Pas B"™*™"1 avait acccpté cette offre, n'en ayant point été

tenté de s'entremettre pour c J ato, avatar p pouvaient facile-

puisque le pape montrait en lu si peu de oe rcnlempêcher\ attendu qu'il était d'une

ïonfianec; qu'il n'avait jamai s u la peu sec men ^^ e cl cons/ u

d'accepter le titre de légat, mais quu en Gualtieri eut donc raison de

aurait agréé l'offre comme un é moirage su f J^m dence (2) n>avoir pas

d'estime, et que le pape ne lut avait pas même » es aussi bicn ue ,es par.

fait cette offre ; J« ^îfg^SS Je cnemins qui se trouvent dépositaires des plus

avaient pris a tache de presser Ja Minieie ue i doivent point être mis a la

faire l'élection, prévoyant n«e ^pe, eur prana sec erg Qn ^ inl dis.

et d'autres grands ne M«lu-0»,«1n^JÎÎ Se cette précaution pour avoir toujours

lonronoser; et que ces mêmes pe.sonnagcs t , î;iA.ni„'!lvnir .mini

1e. .P. "Ç", «occA rtVnuis d'entretenir, par tous

"'.Sut essé depuis d'entretenir par tous e moyens, dans l'etprit du pape les soupçons qu'ils lui avaient fait concevoir sur la sincérité de ses intentions.

6 Visconti répartit que la réponse du pape a l'Empereur et les conférences avec Av. la ne leur apprendraient rien de nouveau touchant n&tion de Sa Sainteté puisque,

vécu sans reprochc.de manière a n avoir point â rougir de la découverte de la vérité -, parce que l'or môme le plus pur n'est pas sans quelque mélange de l'élémenl terrestre d'ou il a été tiré, et que d'ailleurs, il n est pas toujours bon que tout le bien qu'on a tail soit mis au jour, de peur que d'autres ne prennent occasion de la découverte ou poui

i j'.__ • .^.-v.,« In mal i n I Arm'Al Pf. C'est

chant l'intention de Sa Sainteté puisque, e g^^^jS; le mal interpréter. C'es

leur était si çla remeut «£»J^ $* £ pC0^qU0 la nature, qui en savait plus que

lettre du cardinal B^0™6^ -î Xace Socrate et qui était encore plus amoureuse

lui montrer; que le des.r sincè "*•««£ ^ ui duq bien public , non-seulement i

p^p're c\>ur\7t>après la diligence avec la- ^"^^o^ïs^^

^■^^^^^fSXSSS^ cieuÇ ne s'en serve pas quelquefois pou

constitutions sévères qu ^f.0^.^^ avanCer ses affaires auprès de son nouvea.

ter; que si le ^^^^^^ maître, c'est compter sur une vertu idéal.

cette œuvre pour ce qui le concernait cela na » fort rare, c'est déjà beaucou|

venait de la ^^S^^S^^ *'» se contente de mettre en circulation de 1,

de n'entamer les Aiaere^J^^r^àTSvi bonne monnaie et s'il n'en fabrique pas de 1;

formation qu'à mesure q«onaura,lt«aJf.a" r„ussp en forff(.ant des secrets à sa guise o.

dogme correspondant ; qu en ce momenU s fausse «n «orge a ^ ^^ S.

légats s'occupaient ^^m^aZ D'un autre côté, cette sorte de serviteur

plusieurs reformes tres-.mPorlantes qui se ^ ^^ au nouyeau Ur{

rattachaient au sacrement de 1 o dre qu on ne devait point perdre de vue celte pai oie si «ace du cardinal Torqncmada au concile de Baie- qu'il fallait détruire les mauvaises coutumes, mais non pas les bonnes ; que la ^ . ..«>.. „i.,n nn Vmnrp nvpr.

U Ull tiuuc: <-ui^, tv,in ^^. vx. -~ — ^

n'offre pas plus de sûreté au nouveau maître parce qu'ils conservent toujours un je » sais quel attachement pour ceux à qui étaient liés précédemment, et que sinon amour, du moins par jactance et poui

pa

coutumes, mais non pas «es bonnes ; que .a — a^r ^' son/t^u^à ne pas g. paix qu. venait d^«»^JS™?b^ der le secret avec eux. Je ne dis point cel les huguenots, et dont nous Parlerons men entendre que Musotto ait mis au

tôt, faisait bien voir qu on gageait pas à pou. la ^ ^.^ ^ ^

faire une ligue contre les he ^ Cliques en m désagrément soit au pape, soit aso

que la nomination des nouveaux tegats ava* que q. j^^ a

suivi de s. près la mort du cardina eie man contribua beaucoup à entre ten

toue, que personne n avait eu le loisir ^dagr corner qu harmonie. Mais il i

auprès du pape pour lu. rendre un mauvais ^Ifit p." pour justifier l'action, qu'il lui so

arrivé de tourner à bien.

8. On fit tout différemment à l'égard < Camille Olivo. Après la mort du cardinal ( Mahtoue, il fut, d'après le conseil deV.scoi (3), conservé par les légats , et sous le b< plaisir du pape, dans tous les emplois qu exerçait du vivant de son maître; etapr l'arrivée du cardinal Moronc, les préside, lui assignèrent un traitement de quarar écus par mois, en récompense de ses trava'

service.

7 Tous ces raisonnements ne firent aucun effet sur l'esprit du cardinal. Visconti en acquit peu après une pleine et entière certitude de la bouche de Musotto qui 1 avait précédé à Padoue où', les légats l'avaient envoyé porter au cardinal un bref de condoléance nue le pape lui avait adressé (1). Le cardinal avait raconté tout cet entretien a Musotto. Ce dernier avait tellement gagne ses bonnes grâces, dans les différentes occasions qu il avait eues de traiter avec lui pendant la v.c du léKat Seripandi, qu'aussitôt après la mort de cet ancien maître, le cardinal de Lorraine lui avait proposé de devenir d'abord son secrétaire à Trente et ensuite son ugenl a

(t) Lettre des légats au cardinal Borromécf 29 mars 1563,

(1) Leilre de Visconti au cardinal Borromée,

mars 15t>5.

(-2) Lelirc de Gualtieri au cardinal Borromée,

mars 1503. , ,

(3) Lettre de Visconti au cardinal Borroniet mars; et à Ptclémée GalUo, 8 avril; trois le ' des légats au cardinal Borromée , ±2 mars, 5 ci avril-

m concile, en priant le pape de lui accorder J'autres gratifications pour ses mériles passés. Aussi donna-t-il toujours beaucoup de satisfaction aux présidents etau pape, comme >n le verra dans la suite de cet ouvrage, poave a donc menti avec impudence quand 1 s'est avisé de dire qu'Olivo ayant été envoyé au pape par le cardinal de Mantoue , iprès les premières disputes surla résidence, ;t les effets n'ayant point été ensuite conformes à ses promesses, on l'avait regardé d'un nauvais œil, et que, par suite, sous de faux •rétextes qu'on imagina pour se venger, il Irait été molesté par l'inquisition à Mantoue, prsqu'il y fut retourné pour accompagner ^ corps de son défunt maître Cette fable .tleint véritablement le principal but de jmles les fables, qui est d'enfanter du mercilleux : car il y a lieu de s'étonner vraiment qu'un historien ait l'audace de débiter .dessein des mensonges aussi grossiers, ou u moins de laisser courir sa plume au ha- ^rd, puisqu'il est certain, d'une part, que ce 2 fut point OIivo,mais Pendasio,qui fulenpyé à Rome par le cardinal de Mantoue , nsi que nous l'avons fait voir; de l'autre , l'a la mort du cardinal, Olivo resta à Trente, enfin que le pape, loin de songera exercer •ivers lui aucune vengeance, le combla de

• resses, d'honneurs, de confiance et de ré-

• mpenses. Je trouve, il est vrai , pour ne fen déguiser, qu'une seule fois Olivo, avant •pire rétabli dans les charges, fut noté par

I cardinal Borromée, dans une lettre au lé- $1 Simonetta (1), comme un homme dangei.ux par sa causticité. Et c'est peut-être elle qualité qui aura été le lien de cette niliéque Soave se vante d'avoir entretenue ; ce Olivo : si toutefois on peut croire qu'il «il jamais eu une amitié véritable entre < x deux, quand on voit dans l'un tant d'igoraoce sur les événements les plus rcmarq a Ides de la vie de l'autre: l'effet naturel de 1 pailté étant de se communiquer, non pas c-taines choses insignifiantes, mais des sec ts.

t. Revenons à ce que fitVisconli à Padouc. 1 reçut la confirmation de ce qui lui avait •' dit, à Trente, par l'ambassadeur de Savoie, ■' ii retour d'Inspruck, où il était allé rendi ses devoirs à l'Empereur, et par l'évèque d'rléans : savoir que Ferdinand se souciait 1 peu de son couronnement, mais qu'il dé- |>J 'il plutôt celui de son fils, nouvellement M roi des Romains. 11 y en avait qui soup-

II liaient que l'Empereur songeait à suivre Il < emple de son frère, et à renoncer à tous pe.Etats, pour achever sa vie dans la relli'.le. Il semblait même qu'il devait éprouve pour cette résolution moins de répufeitnce que Charles Quint , à cause de sa I ne moins prospère, et plus d'inclination liuise de son naturel plus doux. dépensa, le cardinal de Lorraine parlait de la \o nié immuable des princes, pour exiger leséformes les plus sévères et les plus onéjeues au pape, d'un ton qui faisait bien

9 mars 1563.

voir , ou qu'il n'avait pas auprès d'eux toute celte autorité dont il se vantait auparavant , ou que les intentions qu'il avait manifestées pour la translation du concile à Bologne , n'étaient pas sincères, ou du moins n'étaient plus les mêmes. Car il est possible que les lettres qu'il avait reçues de France depuis son retour d'Inspruck l'eussent fait changer d'avis. C'est pourquoi , ne pouvant nier à Visconli les raisons qu'il avait données précédemment, pour apuyer fortement ce projet, il se rejetait, en les exagérant, sur les difficultés de l'exécution. Tel était l'état des choses avec les Français.

10. Du côté des Espagnols, on remarquait comme un mélange de souplesse et de dureté. Le roi avait écrit au comte de Lune (1) que le pape s'était plaint des évêques espagnols , et que bien qu'il eût lieu de croire que cela venait de ce que Sa Sainteté avail été mal informée, et non point de ce que les prélals auraient montré peu de dévouement envers le siège apostolique, néanmoins il invitait le comte à y prendre garde, et à faire en sorte que le pape n'eût pas lieu de se plaindre. Ces recommandations firent grand plaisir à l'évèque de Salamanque et à ceux qui, comme lui, s'étaient montrés plus obséquieux envers le pape; mais de la partde l'archevêque de Grenade, et de ceux qui partageaient ses sentiments (2), elles n'eurent pas d'autre résultat que de leur faire écrire au comte une longue lettre de justification, où ils avaient soin de se mettre à couvert sous le bouclier, spécieux et solide tout à la fois, de la conscience, devant laquelle toute autorité discrète ne manque pas de s'arrêter.

11. Les gens de l'Empereur, de leur côté , ne se montraient pas hostiles. Ils venaient même de donner des preuves de leurs dispositions favorables. Drascowilz ayant tenu une assemblée dans la maison de l'archevêque de Grenade, on craignait qu'il n'eût en vue de gagner les Espagnols sur l'article de la concession du calice (3) Mais son dessein était tout différent. Il commença par exposer que Commendon s'était plaint à l'Empereur de l'opposition des Français à déclarer la puissance du pape sur l'Eglise universelle, qu'il lui avait fait voir plusieurs passages des conciles et des saints Pères qui établissent celle autorité, et qu'il avail prié Sa Magesté de vouloir bien, en sa qualité d'avocat et de prolecteur du saint-siège, lui préler son assistance dans une cause si juste; que le nonce Delfini lui availréitéréla même prière; que l'Empereur avail d'abord répondu qu'il n'élail pas à propos d'envelopper le concile dans les difficultés de ces questions épineuses , mais qu'ensuite on lui avait fait observer que, tandis que le concile prenait à tâche d'établir la puissance des évêques , le pape

(1) Voyez la lettre de Visconli au cardinal Borromée, 22 mars Ià63; et les actes de l'évèque de Salamanque.

(i) Lettre de Visconli au cardinal Borromée, 25 mars lo(i8.

(3) Leiire de Visconli au cardinal Borromée, 18 et 25 mars i'6Gô.

ne pouvait pas souffrir que la sienne fut passée sous silence, et qu'on eût l'air de céder à ceux à qui il plaisait de la contredire; qu'alors l'Empereur avait écrit à son ambassadeur d'en conférer avec les Espa-

droits des ordinaires. Guerrero répliqua que si le sentiment dont il se plaignait n avait pas été formellement exprimé, on lavait du moins donné à entendre assez clairement. Sebastiani, se voyant en mauvaiscdisposition

ambassadeur d'en conierer avec ien **Va- ^"«;iVi"t même de corps, car il se trouvait

ŒoSdit, au'nom de tous les prélats elles sont présentées & a s . dcUu e»pnj

espagnols, reunis dans sa maison qu il étai qui vient d ^^f^ contre ^ ^ q .

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