‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 60 sur 373 · Vers · texte numérisé non relu

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inutile d'alléguer ces conciles à ceux qui admettaient les décisions du concile de Florence, et qu'il fallait plutôt s'en servir contre les Français. Après que l'assemblée fut dissoute, Barthélémy Sebastiani, évoque de Palli, l'un des Espagnols favorables à Rome, prit de là occasion d'engager Guerrero à écrire au pape, avec ses adhérents, une lettre où ils feraient la déclaration de leurs sentiments touchant sa suprême autorité (1), lui

faisant entendre que ce serait le moyen d'et- d causer

facer de l'esprit de Sa Sainteté les mauvai- les grand, honneurs on cou m eac ca^ ses impressions qu'elle pourrait avoir reçues et d ceux qui les recon 4

d'ailleurs. Mais Guerrero répondit sur le ton d'un homme qui s'embarrasse peu de l'opi-

ce même temps, Eléonore, duchesse de Mantoue, passa à Trente (^.allant à luspruck, rendre ses devoirs a 1 Empereur , son père. Elle fut suivie, quelques semaines après, parle duc Guillaume, son mari (2). Mais ce dernier évita d entrer dans la ville, pour épargner, et aux autres et a lui-même, toutes ces incommodités que, d aprùs les règles établies par un fâcheux usage,

rendent.

nion qu'on a de lui, et qui dédaigne de s etuâicr à capter la bienveillance d'autrui : que ce n'était pas nécessaire; que le pape verrait plus tard la relation dés sentiments de chacun, tels qu'ils seraient proférés dans le concile, et qu'il n'en fallait pas davantage. Et il ajoula : Qu'il nous donne le nôtre, et nous lui donnerons le sien. Puis, il se répandit en plaintes sur ce qu'on disait que les évoques étaient à l'égard du pape, ce que sont des vicaires généraux à l'égard de leur évêque, en sorte que les uns et les autres seraient amovibles à la volonté du supérieur. Sebastiani répartit qu'on n'avait jamais tenu ce langage, mais qu'on prétendait seulement que le pape pouvait étendre sa juridiction sur les églises particulières sans blesser les

(1) Le système catholique de la hiérarchie épiscopale et de 'la suprématie du pape se irouve doctement exposé par le Père Chrisiianopoli dans son ouvrage de In Nullité des absolutions dans les cas réservés , cliap. 11, § 3, art. 5. Il y est observé que Jésus-Christ, voulant dans sa sagesse infinie que son Eglise fût universelle et une tout ensemble, parce que l'umle est aussi un de ses caractères essentiels, ordonna par conséquent qu'entre tous les évêques il y en eût nu qui fût le chef de tous les autres et le centre de l'unité , et qu'il eût non-seulement une suprématie d'honneur, mais, comme l'enseigne la foi, une suprématie de juridiction universelle ; en sorte que tous les autres étant soumis à son autorité , il n'y i ût pas lieu aux divisions de s'introduire dans l'Eglise, ulcapile conslituto schismatis tolleretnr occasio, selon l'expression très- précise de saint Jérôme , livre l", contre Jovinien. De ce système découle naturellement et la suprématie du souverain pontife qui est un dogme de la foi, et la divine institution de l'épiscopat qui est un autre dogme de la loi , en même temps qu'il résout clairement et sans difficulté toutes les questions lâcheuses qui divisent tant de catholiques: savoir si l'autorité du pape est égale ou supérieure ou inférieure à cède du concile général , si le pape est infaillible, si la juridiction îles évêques vient imméd'.a temenl de Dieu.

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