‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 73 sur 373 · Navagero répondit à celte protestai · texte numérisé non relu

Navagero répondit à celte protestai

du cardinal de Lorraine, qu'il était ti

porté à le croire, parce que les raisons

pouvaient le déterminer à s'unir étroilen

avec le siège apostolique étaient si forte

si évidentes, qu'un esprit moins pénétrai

un œil beaucoup moins éclairé que le

n'auraient pas manqué de les aperce

Quant à la première partie de son disço

Navagero répliqua qu'étant le demie

rang et d'autorité entre ses collègues,

pouvait guère, en son propre nom, lui

promettre, mais qu'il ne doutait pas

tous les légats ne concourussent ensc

pour lui complaire cl pour le traiter

tous les égards qui lui étaient dus. Le

rain ne manqua pas, dans cet entreliei

faire sonner bien haut son crédit. 1< a^

qu'il avait des liaisons intimes, et avec les

Impériaux, et avec les Espagnols, et avccles

Italiens. Il dit en particulier que les Français

liaient parfaitement d'accord avec le comte

ile Lune, et qu'ils s'étaient déjà arrangés en-

re eux pour terminer la dispute de pré-

iéance : qu'ainsi l'on aurait tort de se flaUor

lésormais qu'il serait possible de tirer parli

le cette dispute pour souffler entre eux la

liscorde. En effet, les Français mirent loul

n œuvre pour faire croire à un pareil ac-

ord (1). Le comte de Lune fut invité à dîner,

'abord par le cardinal de Lorraine, et en-

uite par le seigneur de Lansac lui-même, rapport de ses affections et de sa patrie pur J traité avec les plus grandes démonstrations de toute teinte des disputes et des discordes £ bonne amitié et avec les plus grandes passées, jouissant d'une très-grande ré pu la jarques d'honneur. Mais l'effet, qui suivit lion de probité et de prudence, doué d'une eu de temps après, fit bien voir deux cho- parfaite discrétion dans le maniement des ;s : la première, que celte prétendue union affaires, semblait être une quintessence de ait lout à l'opposé de celle des particules différentes qualités, seule capable de fixer ce

qui tenaient leurs prélats dans une dure servitude, les reprenant toutes les fois qu'ils ne se conformaient pas en tout point aux injonctions des ambassadeurs, et les convoquant très-fréquemment en congrégations nationales afin de leur intimer leurs volontés. Il avait ajouté que plusieurs évéques français lui avaient fait leurs plaintes de tous ces abus. Or, le cardinal de Lorraine comprit bien que celle accusation tombait d'aplomb sur lui, comme étant le chef de la bande. Au contraire, le cardinal Navagero indifférent au cardinal de Lorraine sous le

un corps grave, lorsque, pour s'agglomérei ■ nouveau après qu'elles ont été déplacées, tacune fait effort, sur celle qui lui est adja- I nte, pour se ranger au-dessous d'elle; la !,conde, que les gens du pape, loin de son- $ r à semer la discorde enlre les ministres qs deux princes, se donnèrent au contraire

mercure. Le retour de Musollo survint fort à propos pour aider ces bonnes relations à se former : cet envoyé avait été traité par le pape avec une bonté singulière (1), et sur tous les points qu'il avait eus à proposer au saintpère , il avait reçu de lui les réponses les plus satisfaisantes, toujours assaisonnées de

, r — -, r-__ -.v...„..^o, .uujuun ussdisunnees ue

laucoupde mal pour les accorder, et ne par- paroles on ne peut plus honorables pour le

firent, qu'avec bien de la peine, à déloui ir les malheurs publics qui pouvaient résjter de leurs dissensions.

B. Le pape qui avait été informé, d'abord pr Visconli (2) et ensuite par Musollo que 1 cardinal de Lorraine avait conçu de la défipee et était comme dégoûté de Gualtieri, aprit avec plaisir qu'il se fût mis ainsi en r alion avec Navagero et lui eût fait ces

cardinal. La relation qu'il fit de son voyage adoucit beaucoup sa mauvaise humeur °et satisfit généralement tous les Français.

7. Dans ce même temps le cardinal de Lorraine eut à remplir un office qui lui fil autant d'honneur que de plaisir. La reine d'Ecosse, Marie, sa nièce, veuve du dernier roi de France, venait d'adresser une lettre au concile par son entremise. Il demanda et

P'mieres avances de confiance et de bonne obtint de la présenter, le 10 mai à une con nelligence. C'est pourquoi il fit écrire aux grégalion générale (2). La reine s'y excusiit pesidenls de mettre de côté l'évêque de Vi- de 1 impossibilité où elle était d'envoyer des t<be et d'établir une correspondance directe évéques à Trente, et protnellail une obéissance perpétuelle au concile et au sié"e apostolique. Après qu'on eut fait la lcclur» de celle lettre, le cardinal fit un discours magnifique qu'il eut le talent d'improviser, à ce qu il dit au secrétaire, quand celui-ci lui en demanda copie selon l'usage. Il exalta la dignité de cette reine, la noblesse de sa naissance, sa piele, les peines qu'elle avait souflertes pour maintenir la religion dans son royaume, et les maux que les hérétiques avaient faits à ce malheureux pays. 11 exposa qu elle se trouvait dans l'impossibilité d'< uvoyer de l'Ecosse ni prélats, ni ambassadeurs au concile; qu'elle avait néanmoins écrit à un petit nombre d'évèques de sa nation, qui se trouvaient en France bannis de leur pairie, de se rendre à Trente, et qu'il espérait que cel ordre sérail exécuté; que d'ailleurs elle voulait se soumettre sans aucune restriction, comme une fille obéissante du sié^e

esans intermédiaire entre les deux cardi-

n ix. Réellement il n'y avait parmi les légats

q ; Navagero qui pût se charger de celte

c< respondance ; car les deux anciens avaient

inpiré peu d'estime au cardinal de Lorraine

3l,ui avaient donné encore moins de satis-

à ion; et Morone, qu'il avait signalé comme

n conseiller dangereux du souverain pon-

il par rapport aux affaires du concile, et

1 1 il avait été le concurrent malheureux

as la recherche de la présidence, ne pou-

a, à ce double titre d'offensé et de vain-

ip-ur, lui être agréable. A ces premiers ger-

^i de mésintelligence s'était joint tout

e miment un rapport désagréable fait au

alinal de Lorraine par l'évêque de Rennes,

i'oassadeur de France près l'Empereur (3).

U' one avait dit à Ferdinand que les mi-

'" res français avaient tort de s'en prendre

lu légats du peu de liberté qui régnait dans

c oncile, puisque c'étaient eux bien plutôt

fl( 4LlJ2de Visconli au cardinal Borroméc, 8 et <J ai lo63.

Voyez principalement leiire de Visconli au •;l nal Borromée, 19 avril 1

Lettre de Gualtieri au cardinal Borromée, 30

apostolique, à lout ce qui serait réglé dans ce saint concile.

(1) Letire de Gualiieri au cardinal Borromée 30 avril et 3 niai, et de Vhconli au menée dans ce même temps.

(2) Lellre des légais au cardinal Borromée, G , i 10 mai. ei journal du 10 mai; la réponse du Coniilc M

cardinal s'v trouve rapport

Le secrétaire lit au cardinal une réponse annroorice à la condition de cette reine si Œet sumigée, ainsi qu'à la qualité et aux paroles du médiateur.

8 Cependant les sentiments que le cardinal émit en ce même temps, sur les matières proposées au concile, furent encore plus dignes 5?élre remarquées dans celle histoire que ses discours officiels. Les députés avaient déjà S plusieurs chapitres sur la correction des abus qui se rattachaient au sacrement de Tordre. Mais on ne tarda pas a s apercevoir

■rtftr * ïécS«.n.di" , é" de* d'agiVinTolite dans les affaires, F"6 rM,nl son ^application particulière, la part de personnages d'un si haï L^^n!erachaPi^9eté *&***£ ^^SS^J^StZi lect on des évêques (1 , or il exigeait de

ceux qui n'étaient pas, d'ailleurs, connus du

nVoe de grandes preuves et de nombreux

Soignagls de leur mérite. Le comte de

Lune aussitôt qu'il en eut connaissance, alla

Trouver les légats et demanda avec instance

nue l'on raccourcît ces chapitres et que 1 on

ne se mît pas, disait-il, à proposer des volumes entiers et à perdre ainsi un temps s.

précieux dans de longues disputes Les légats s'excusèrent en alléguant que tout était

l'œuvre des députés. Le comte répliqua

nu'ils devaient recommander aux députes

d'abréger. Mais les présidents ne voulurent

point y consentir, de peur que Ion ne se

plaignît ensuite que le concile n était pas

libre comme faisaient journellement les

ambassadeurs eux-mêmes, encore plus que

tous les autres. Pour déguiser leur refus, ils

demandèrent au comte le temps de délibérer.

Mais on finit par découvrir que ce qui lui

tenait le plus au cœur, dans les chapitres projetés, c'était plutôt la qualité que la quantité. H lui avait paru qu'en exigeant tant de preuves et tant de conditions particulières, a puissance royale se trouverait beaucoup restreinte dans les choix qu'elle voudrait faire. Aussi le Portugais qui avait avec lui un intérêt commun sur ce point, demanda ouvertement qu'on retranchât tout ce premier chapitre. Mais il était impossible de mettre de côté une matière d'une si grande împor-

travail des députes serait d'abord présenté, et qu'ensuite le cardinal, en expliquant sa manière de voir, pourrait mettre le sien en avant s'il le jugeait a propos. C'est ce qu'il fit dans la congrégation générale qui fut tenue le 12 mai (1). Comme il était le premier à dire son avis, il l'exposa fort longuement, non pas pourtant sur tous les points, mais seulement sur les quatre chapitres en question : et pour le reste, il se réserva de s'expliquer après que tous les Pères auraient parlé. Ce procédé déplut souverainement aux évêques tant espagnols qu'italiens ; car toute manière

les affaires, surtout de haut rang, a à des soup- . Les légats, de leur côté, par les instances qu'ils lui firent pour le déterminer à se conformer àl'usage, éveillèrent en lui, à leur tour, quelques soupçons, etleurs discours, au lieu de lui faire changer son dessein, ne firent au contraire que l'y affermir. Toutefois, après qu'un petit nombre de Pères eurent mis au jour leur opinion, il acheva de faire connaître la sienne. Il feignit d'avoir agi de la sorte, parce que ayant eu de fortes raison! de soupçonner que les présidents lui destinaient l'archevêque d'Olranle pour contradicteur, il lui avait suffi d'attendre que ci dernier eût parlé. De fait le discours de cei archevêque fut signalé par les légats au car dinal Borromée avec les plus grands éloges 10. Voici , en somme, quel fut celui di cardinal. Il dit que les députés s'étaient ar rogéun pouvoir qui ne leur avait point él< donné, en ne consultant que leur propre ju gement pour faire choix des abus sur les quels il leur availplu de former les canons que pour celte raison il devait être libre à 1. conscience de chacun d'ajouter à leur tra vail ce qu'il jugerait convenable; qu'il vou lait d'abord solidement établir quelles infor mations il était juste de prendre sur compte de ceux qui seraient propose pour être promus à l'épiscopat , et quell qualités Dieu demandait , non|-seulcmer d'eux , mais encore de tous les autres mini très inférieurs. Sur ce , ii se mit à considé rer soigneusement les différents passages d 9CeCependanl le cardinal de Lorraine, eu- l'Ecriture , qui ont rapport à cet objet. rieuxasonordinairedeseporlerpourauteur, blâma, comme defec ueuse , elec ion d nlutôlquepourapprobateur de ce qui se fai- évêques par le pape , de la manière don e ?iu s'était mis à rédiger quatre chapitres de se faisait alors , et les nominations faites p« son cru ur le même su°jet(2), dans l'intention les princes ctparleschap.tres, comme pie. de les proposer en place de ceux que les dé- des plus graves inconvénients , faite , le pli tés avaient préparés. Les présidents ayant souvent, sans jugement, et rarement utiles

pUléS a

refusé de faire cet affront aux députes, que le concile avait chargés du travail, et d'accorder un tel droit à qui ne l'avait point reçu de l'assemblée, le cardinal s'en montra fort mécontent. Enfin on convint avec lui que le

l'Eglise. 11 parla néanmoins dans les term les plus honorables de Charles-Quint el i roi Philippe ; mais il ajouta qu'il était ra de trouver de pareils princes. Il ne fit poi de grâce à la reine d'Ecosse ; mais il fit ° server que s'il était défendu aux femmes

m La teneur des chapitres projetés se trouve dans parler dans l'Eglise , combien plus deva (.1) La teneur u» v v j . f . inlerj • de ui donner des pastel

les actes du château Saint- Ange, tels qu ils furent proposés dans la congrégation du 12 mai; et le reste baraîi par une lettre des légats au cardinal Borromée, du 28 avril, et par une de Visconti en date du même

J°"(2) Voyez lettre de Gualtieri au cardinal Borromée, 3 mai 1563.

leur être interdit de lui donner des pasteu Le respect qu'il devait à son roi ne l'emp

(1) Lettre des légats au cardinal Borromée, 13 H mai 1563; el deux lettres de Guallieri, desli 16 mai ; el de l'archevêque de Zara, des 13 et 1 7 n ouire les actes du Château.

cha point non plus de déclarer que , bien qu'admis depuis longtemps dans les conseils (de Sa Majesté et comblé de ses bienfaits , sa conscience l'obligeait d'avouer qu'on avait commis de très-grandes fautes dans la dislri-i bution des évêchés. Et pour que son propre

de vingt-sept ans, ou au moins avant l'âge requis pour le diaconat , à moins qu'on ne pensât que cette robe superbe et majestueuse pût suppléer à la maturité de l'âge. Il dit encore qu'il était convenable que les évêques se fissent consacrer, principalement

aveu fît tourner à sa louange ce qui , dans la ceux qui étaient présents au concile , et que

bouche d'un autre, aurait pu être un repro- les hérétiques ne pouvaient manquer de se

:he bien piquant , parmi ces fautes il compta, scandaliser en voyant siéger comme ju^es ,

sn premier lieu , qu'on lui eût donné le sien dans les affaires de la religion , ceux qui

lès l'âge de quatorze ans. Il n'approuvait n'avaient pas le pouvoir d'imposer les trains

û>as davantage que l'élection fût faite par le et qui étaient presque encore laïques; qu'il fai-

oeuple; mais il voulait qu'on tâchât de trou- laitparconséquentordonnerparundécrel,ou

Ver quelque forme qui s'approchât le plus qu'il se fissent consacrer de suite , ou qu'ils

possible de celle enseignée par Jésus-Christ fussent privés de leurs évéchés, ou qu'on leur il par les apôtres. En cet endroit il donna

,ecture des quatre chapitres qu'il avait composés. Il termina par une violente invective "ontre les évêques titulaires. Il insista surout sur ce que , par suite de cet usage, il y ivait souvent deux évêques ou deux patriarfhes de la même ville , comme , par exemple , de Constantinople et de plusieurs autres cilles de Grèce ; car , quoique l'un des deux ût schismatique , il ne laissait pas de donter validement la confirmation et l'ordre.

qu on leur ôtat du moins le droit de donner leur voix dans le concile. Venant ensuite à parler des dispenses , il dit qu'ayant été inconnues dans l'Eglise pendant cinq cents ans , et n'ayant été introduites dans la suite que pour donner lieu à de nombreux abus , il lui semblerait bon qu'on s'en abstint au moins pendant cinq ans, ou, si l'on trouvait ce terme encore trop long , au moins pendant une couple d'années. 11 allégua , sur celte matière , le conseil donné à Paul III par celte

bailleurs on devait espérer qu'un jour la célèbre commission de cardinaux et de prélirèce rentrerait dans l'unité, et dans ce cas, lats , dont le travail fut livréà l'impression , omment deux époux d'une même Eglise et dont nous avons parlé assez longuement en

»ourraient-ils siéger ensemble dans le conile? Les évêques titulaires juraient aussi ♦ien que les autres , dans leur consécration , [u'ils iraient annoncer l'Evangile au peude qui leur était confié ; ils mentaient donc u Saint-Esprit , puisqu'ils n'avaient point 'intention de remplir cette promesse. Il conluait, ou qu'il ne fallait pas les ordonner, •u qu'il fallait les obliger à se rendre dans eurs diocèses , bien que ces diocèses fussent u pouvoir de princes infidèles , parce qu'il onvenait à des évêques d'être prêts à toute eure à souffrir le martyre pour le bien de 3ur troupeau , à l'exemple des saints ponti- 3S qui avaient vécu dans les premiers sièles. Il demandait donc que ces fantômes

évêques disparussent de l'Eglise de Dieu.

11. La seconde fois qu'il prit la parole our achever de dire son sentiment , il exosa qu'il était très-inconvenant de donner es évêché9 à des cardinaux -diacres, et que 'était une abomination que celui qui ne eut pas être évêque possédât un évêché ; u'il n'était point non plus convenable, uoique cela fût moins repréhensible , que js églises fussent données en commende à es cardinaux-prêtres; que ceux-ci devraient u moins garder la résidence , mais qu'il audrait beaucoup mieux que les prêtres issent prêtres el non évêques. S'ils voulienl des églises, qu'ils devinssent alors de éritables évêques el qu'ils les prissent en ti- ■o et non en commende. Il assura qu'il était rôt , pour sa part , à renoncer à celle de cims, ou que, s'il était défendu à un cardial de garder un évêché , il aimerait mieux époser le chapeau pour aller servir son glise. Prenant de là occasion de parler de i promotion des cardinaux , il ajouta qu'on e devait jamais en créer aucun avant l'âge Conc de Trente. III.

so-n lieu. Il fit observer que les fonctions des quatre ordres mineurs avaient été très-sagement établies dès le commencement, et qu'il était à propos d'y revenir et de les faire exercer actuellement dans l'Eglise. Il cita à ce sujet les ouvrages du cardinal Hosius luimême , et ceux d'Ayala , évêque de Ségovie. et il conjura le premier d'user de toute l'autorité dont il était revêtu pour réaliser aujourd'hui les vœux qu'autrefois son zèle lui avait fait former. Tel fut l'exposé de ses sentiments.

12. L'archevêque de Grenade , qui paria après lui, se montra d'accord avec lui (1) sur presque tous les points. Trouvant la porte ouverte pour entrer en discussion sur les cardinaux, il se mit à discourir sur ce thème et dit que , puisqu'il était question de l'ordre et que le concile avait l'autorité sur toutes les puissances de la terre , excepte le souverain pontife , qui était comme un Dieu sur la terre , il lui semblait juste que l'on s'occupât aussi des cardinaux , des qualités qu'ils deyaientavoiret de leur élection ; que, parce qu'ils étaient nommés par le pape, ce n'était point une raison pour n'en point parler dans le concile , parce que autrement il faudrait aussi ne point parler des évêques, puisqu'ils sont de même institués par le pape ; que d'ailleurs, tous les décrets du concile devant être confirmés par Sa Sainteté , ils étaient censés portés par le pape même. Il trouva mauvais que les cardinaux, chargés de servir le pape, d'élire le pape, et de rem-

(1) Actes du château Saint-Ange, 15 niai*, et leilre de Guallieri déjà alléguée.

" Le teste imprimé donne la date du 5 mai. Ce ne peut Aire qu'une faute d'impression. Les discours du cardinal de Lorraine qui précèdent sont du 12 mai et suivants.

(Yole du traducteur. )

(Neuf.)

des hommes, quand on néglige de leur rafraîchir la mémoire sur les fins de non recevoir qui existent contre les témoignages de l'imposture. .

Soave rapporte la lettre que Soto écrivit

au pape, pour l'exhorter à consentir a U

définition de la résidence et de l'institution

des évêaues, comme étant de droit divin ;

lement que, résidant perpétuellement aRome, Jf8 à reposé de celui qui tire de la vipère

ils fussent préposés \ des diocèses dmgnés. et, a 1 oppo.t^ CM ^J^ ^ ^ ^ j

du fond même de la louange , par la manière

nlir au besoin les missions les plus difficiles e les plus importantes , eussent encore par surcroît , au péril de leur âme, la charge des églises. S'ils voulaient à ton e force en Posséder , qu'ils les prissent en titre et non en commende , commue l'avait observé le cardinal de Lorraine. Mais il ne convenait nul-

emporaires , tand.s que .e. ex- F- 4- — 7^7 cette' même lettre , réel lesré-erves, qui ne son que des «a « 3 , ^ j

Il ajouta qu'il disait ces choses , non pas quM comptât rien gagner l'événement fit voir heureusement la fausseté de ce fâcheux pronostic); mais parce qu'il lui paraissait utile à la gloire de Dieu qu'il y eut au moins une voix dans le concile pour proclamer ces vérités. Il condamna également la coutume, ienorée de l'Eglise primitive, de nommer des égvêques titulaires. 11 s'étendit ensuite fort au S contre les exemptions et les réserves que le saint-siége avait coutume d accorder, deux mois inconnus, assura-t-il , a 1 ancfe" ne Eglise. Il dit aussi qu'il avait ele "rendement scandalisé de voir que les Uns fussent temporaires , tand.s que 1 empilons et les réserves, qui ne son Sensés de l'ordre établi par les lois, Sut perpétuelles , et qu'il y eût tel Lprelre en Espagne, et jusqu'au fond de Inde, .qui ne connaissait aucun juge compétent , si ce n'est à Rome. Il conclut que ç avait peutêtre été autrefois le temps convenable pour accorder des exemptions et des réserves , mais que c'était aujourd'hui le temps de restituer aux évêques tous leurs droits.

Puisque l'on ne peut pas espérer de 1 imperfection humaine qu'elle garde dans ses Vues et dans ses désirs celte sage modération qui est la sauvegarde du bien public, ce sera souvent de la lutte des deux excès opposés qu'il faudra attendre ce bien ; parce Sue, se paralysant et se contrebalançant l'un l'autre, ils obligent les deux parties a garder un juste milieu

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