‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 77 sur 373 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

a mes p ur ta? obtenir élément. Et cette

Sondait, loin d'assurer la tranqui hte du

royaume, aurait pour derniers résultats

Kgmenter l'orgueil des perturbateurs de

troubler la religion et par suite 1 aulor te

temporelle, qui ne siège jamais avec sécurité

sur les ruines du pouvoir spirituel.

Comme il arrive ordinairement aux personnes graves et réfléchies, qui comptent peu

sur leurs propres forces et ne s engagent jamni imprudemment, Ormanett. mit autant Se gueurà Conduire cette négocia ion de bonheur à la terminer, qu'il avait fait de difficultés pour l'entreprendre (1).

1 L'histoire doit consacrer dans ses paires aux vertus ou aux vices la louange ou .a censure et perpétuer dans les siècles futurs x Réne de Birague, envoyé du roi de 11115 .' !-*. nn^nhincdi>c nprsonnasres ^ a,, a* l'Rninpronr. arriva a Trente

Le président de Birague arrive à Trente. — Il présente au concile les lettres du roi de France.— Son discours au sujet de la paix conclue avec les huguenots et du plan de réforme—Difficultés survenues pour le projet de réponse dont on convient enfin.— Erreurs de Soave. — Les Français sollicitent la translation du concile dans une ville d Allemagne, et la font proposer au roi d Lspaqnepar leur ambassadeur. — Ils menacent en cas de refus, de pourvoir aux besoins particuliers du royaume, par un synode national. — Philippe se prononce pour lt sentiment contraire et motive son avis.

dressèrent a ors les icgais a ^u- -;-.— -jvrr du concile dont le nom s'est plusieurs fois déjà nrésenté sous notre plume. Le prem.cr (2) St Gaspard de la Fosse, de l'ordre des rn mes et archevêque de Regg.o ; .1 devait îeUÏÏner dans son diocèse pour le protéger contre les attaques d'une hérésie naissante nui venait de se manifester dans la Calabre. Jais les présidents mand tont « W jaj

semer au wu^n- ",.v. .*,*■.. ~ „..- -,

tre II devait, en outre, justifier Sa MajesU aux yeux de l'assemblée, des soupçons injurieux qu'avait fait naître la paix récemmen1 conclue avec les huguenots. Au nombre d( ses instructions secrètes dont il ne leur parlait pas» se trouvait celle de ménager 1; translation du concile dans quelqu'une de: villes d'Allemagne. Les présidents avaien

Mais les présidents muiiueium au m»»~ ?-; villes a Allemagne, wra p»'*»» .y"-

son savoir, ses vertus,sa prudence en faisaient énétré ce dessein; ils lui demandèrent dou.

l'honneur et le soutien du concile, que sa JJ copie de la note du roi pour prépare

présence y était nécessaire. Il fallait donc d.avanc*e ia réponse. C'était le ceremonia

ane Sa Sainteté pourvût d'une autre manière ué avant ,es réceptions solennelles. De Bi

ïux besoins de l'église de Reggio et usât de , conforma. Toutefois on ne trouv, son autorité pour retenir son évêque. On fit

droit à celle réclamation

L'autre fut Jean-Antoine Facchenetli, eveque de Nicastro, dont le neveu, cardinal César Facchenetli, fait aujourd hui, par ses éminentes vertus et la pourpre dont il est

v -v rSeiTde'seinbïâble "dans cette pièce, et autan que les légats purent alors s'en convaincre l'ambassadeur n'avait nullement envie d en tamer des négociations avec les membre de l'assemblée : il ne se montrait pas mêm disoosé à s'en ouvrir encore à l'Empereur ^ '. «...- „ i: .nnrAi.»nnni nar l'amhnssa

orné l'objet de noire amour et de notre ve- peu|êire, averti secrètement par 1 amoassa néraiion. Les légats, dans une lettre au car- deur de France (

. . ~ - ,i: „:„.^t An. lui nnp C. pt.'llt . -.l j „„ Ak

dinal Borromée, disaient de lui que c était l'homme le plus éclairé du concile, le plus utile dans toutes les discussions. Tous les jours, dans toutes les circonstances ils avaient lieu d'apprécier ses qualités et son mente;

. en Allemagne, de l'inoppor tunité de sa démarche , ne voulait-il pa s'exposer à un refus décisif. Peut-être avait il compris qu'on ne pouvait agir lortemer sans l'appui du pape et du Roi Catholique et dans ce cas il attendait le résultat des an

celle qu'il eut de les avoir obtenues

\près ces éloçes, reprenons le récit des événements qui les ont fait mériter Car, aussi bien, qu'est-ce que la gloire? sinon une de ces associations ou 1 on divise le gain enlre celui qui apporte son travail et celui qui fournit ses richesses. Elle se partage en deux portions : une moitié due au mente, 1 autre moi lié aux circonstances qui lui donnent occasion de s'exercer.

m Voyez la lettre d» duc expédiée au souverain -pondre au retour d'Ormanetti. Elle est datée de Mu-

"tiLettrësVef^ats au cardinal Borromée, 24 niai et 10 min 1563.

qu'on avau lonue iouil-s »*» c^per, succès. U n'était pas douteux que les pre: santés sollicitations de ce monarque, pour raient seules déterminer le souverain ponli à concourir à ce changement. Ce fut donc c ce côté qu'or, dirigea tous ses efforts. D Oise dans un réquisitoire daté du 1er mai (2) « posa au roi d'Espagne les calamités qu'avan; excitées en France, les troubles de la rc. gion , les perles énormes et tous les ma heurs occasionnés parles guerres en ne sans aucun résultat avantageux pour royaume; la nécessité qui avait amené

(1) Lettre des légats au cardinal Borromée. 3j» Journal, 2 juin 1563. M w„

(2) Il se trouve consigne avec la réponse au d'Espagne dans les aetes de la maison Borghese.

•eine a prêter les mains à un traité rendu, iar les circonstances, indispensable. Mais •n arrêtant les progrès du mal, on n'avait joint fait cesser le danger, puisque le prinjipe de dissension demeurait toujours à l'in- «. rieur et faisait, de temps à autre, sentir ses (inestes effets. Le seul remède possible dnus elle situation critique, le seul aussi qu'on ùt employé heureusement, dans les temps neietts, contre de pareils désastres, se trouait dans la célébration d'un concile œcuténique ; celui de Trente ne l'était pas, puisilue plusieurs Etats de la chrétienté n'y [baient point pris part : on n'en pouvait '>nc attendre ce résultat. Cependant il palissait facile d'en assembler un général uns quelque ville libre d'Allemagne , telle '.ic Spire, Worms, Constance, qui joignaient «toute la commodité désirable, l'indépenunce qu'assurait leur situation sur le Rhin. 1 priait donc Sa Majesté de s'unir pour cet ('( ac Roi Très-Chrétien , qui comptait en die occasion sur son zèle ordinaire et l'aff;iion qu'elle lui portait. En travaillant de encert à faire entrer dans ces sentiments l'.mpcrcur et le souverain pontife, on pouvit espérer que les négociations seraient fictueuses. Le pape ne s'était pas montré t it d'abord plus favorablement disposé plur Trente que pour tout autre lieu, il se p'terait donc volontiers à cet arrangement. S. le roi de France échouait dans cette ten- Liive, il croirait pouvoir, devant Dieu et dcvnt les hommes, se rendre le témoignage de nlvoir rien négligé pour le maintien de la ri^'ion dans son royaume, et se verrait foéde chercher dans un synode national i( secours qu'on s'obstinait à lui refuser. J.On répondit à celle notification, le 9 mai, ■leRoi Catholique était aussi affligé des caii lés qui désolaient la France, que si elles Ueusscnt élé personnelles. Il était persuadé dimême que l'unique ressource étant la convaation d'un concile général : aussi, lorsqiau nom deFrançois II, frère du roi Charles, cucllement régnant, on lui en eut fait la prop( ition, bien qu'il n'y eûl aucun intérêt, qu'il yi)ncontrât même de nombreux obstacles, il nVait pas laissé de l'appuyer et d'agir d'une miièrc efficace près des autres puissances per l'accomplissement de ce projet , réalisé pa l'assemblée de Trente. Depuis plusieurs )'s le concile se célébrait avec une affiuence île relais, un concours de docteurs, de minisr< de toutes les cours qui le faisaient à bon lr t regarder comme un des plus nombreux, e plus remarquables , des plus illustres 'on eût vusdans la chrétienté. On n'était pas diissible à argumenter contre sa légitimité tpn œcuménicilé : car letouverain pontife aait convoqué avec la solennité en usage las l'Eglise : l'absence de certaines nations un'y étaient pas représentées ne prouvait }i contre lui, puisque lesscncc d'un conil général ne consiste nullement dans l'inei :nlion actuelle de tous ceux qui ont droit f J îeger, mais dans l'autorité qui le rasenlc,dans les formes et les rites de sa oi ocation. Les raisonnements que lui op-

posaient les hérétiques pouvaient être objectés à ceux de l'antiquité, où n'assistèrent jamais ensemble, les prélats qui pouvaient, devaient même s'y rendre. Ne pas reconnaître celle distinction, c'était donc renverser d'un seul coup l'autorité de tous les conciles, base inébranlable de la foi catholique. Sans aucun doute, les intentions cachées des ennemis de la vérité étaient d'abattre encore leur puissance après avoir si profondément ébranlé déjà le pouvoir du siège apostolique et des princes chrétiens ; de réussir à se créer enfin une liberté exempte de contrôle. Des prétentions si sacrilèges étaient fort étranges; et il convenait d'une façon touie spéciale au Roi Très-Chrétien de se porter à l'imitation de ses preux ancêtres pour défenseur de l'Eglise. Il était impolitique de songera déplacer le concile de Trente, puisque celte ville élait Un lieu sûr , avantageusement situé, et de plus approuvé unanimement. Rien, depuis son ouverture, ne pouvait moliver ce changement. D'ailleurs une translation, par ladificullé, les obstacles qui se présenteraient à réunir de nouveau les Pères, équivaudrait à une véritable dissolution. Ainsi toutes les espérances du monte chrétien, tous les avantages qu'en attendait la France en particulier, seraient à jamais perdus. Les villes qu'on proposait pour siège de l'assemblée, ne seraient jamais adoptées, ni par le souverain pontife, ni par les autres puissances, ni par les Pères. Exposées à un coup de main, elles ne présentaient aucun moyen de défense. Mais qu'importait aux hérétiques qui avaient atteint leur but, dès lors que la célébration du concile était interrompue?

4. Quant au synode national dont on parlait , le Roi Catholique ne pouvait transiger avec sa conscience , en l'approuvanl même par son silence , et en se taisant sur une démarche qui pouvait avoir des suites si fâcheuses pour le salut des âmes et la conservation de la France. Réunir un concile dans ce royaume, pour le fait spécial de sa réformation, pendant qu'on en tenait un général à Trente eût été une innovation flagrante, «in schisme formel dont les conséquences seraient terribles pour la chrétienté tout entière et le royaume en particulier (1). A la vérité, l'histoire présentait des exemples de synodes nationaux , mais seulement dans les temps où des obstacles insurmontables s'opposaient à la convocation d'un concile

(t) C'est donc avec justice que In bulle Anciorem fidei, qui condamne le synode de Pisloie, s'exprime ainsi au sujet de la proposition 85 : « Propositiu enunliiins qualeincumque conni'ionem ccclesiasticn historié, sufliceie, ni faieri quisque debeaieonvocjiiionem concilii naiionalis unain e-;se ex viis canonicis, qua finhniur in Ecclesia rcspectivaruin naiionnm cmitroversiac specianies ad religioncm.

« Sic intellect*, ul oofitrovéreise ad fidem el mores;speciantcs in Ecclesia quacumque subortae, per nationale coucilinm irrefragabili judicio flniri valeant : quasi incrrnntia in fidei el morum quœslionibus nalionali candi io competeret : schismalica ( elle est donc formellement condamnée ), haerelica. »

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