‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 85 sur 373 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

ne l'eût pas appris dune autre bouche ; et

n'anrait-il Das profité de cette excuse natu-

relie noir adoucir un refus qui ressemblait Le pape laisse au concile toute liberté sur l or-

trou à une désobéissance? Pourtant on ne ticledelaréforme et sur celui de la doctrine

trop a sonek saute. *x ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ disculpe d'avoir donné l'evéche d

trouve aucun détail dans ses lettres qui le fasse soupçonner. Pour témoigner de sa déférence, il* n'a qu'un seul moyen, celui de demander instamment d'être décharge de sa légation. Si c'est là le fond de toute cette atfaire, il faut avouer qu'il est bien mal fonde. Ni le récit de la négociation principale , ni l'hypothèse d'un changement opéré dans la conduite politique de la reine de France (nous le prouverons plus tard) ne sont vraisemblables.

14. La liste de ses erreurs est loin d être ures uu ^Ull^,.t ^..^ - --- -.--

éouisée. Quelques pages plus loin il parle de avec quelle facile présomption on s arroge li l'ordonnance du pape comme si elle fût arri- droit de porter des décrets , avec quel danvée aux légats postérieurement aux instances gereux enthousiasme on adopte des mesure: du comte. Il ajoute que Morone fit entendre à qui Se présentent tout d'abord sous aspec cet ambassadeur que jamais il ne consentirait séduisant delà nouveauté, mais dont les con à céder en celte occasion; il prierait plutôt séquences désastreuses ne blesseront pa

Jpe d'avoir donné l'évêché de Mantoue à Frédéric de Gonzague. — Discussion au sujet du cardinalat.— Sentiment de Lainez. — Calomnies de Soave contre et peye. Ses autres impostures dans le rapport qu'il fait des avis du cardinal de Lorraine.

1. Ce n'était pas sans de puissants motifs que les légats redoutaient à ce point la liberti absolue de proposer, laissée à tous les mem bres du concile sans distinction. Ils savaien

Sa Sainteté de lui ô'er sa présidence; mais que celle réponse déplut à ses collègues, qu il n'avait pas probablement consultés. Ses prétentions trop ambitieuses les fit murmurer Contre lui. Mais en admettant que Morone, sans prendre leur avis ou même contre leur gré, eût parlé en son nom de ce qui le regardait, peut-on voir là de quoi supposer un

moins dans la suite les intérêts particulier que le bon ordre et la sécurité des gouverne ments. Il était remarquable , en effet ave quel empressement on insistait alors aTrenl sur la nécessité d'une réforme et sur le moyens a prendre pour l'exécution. Malgr les pouvoirs étendus dont ils avaient été in vestis , les légats craignirent d'outrepassé

pareil sentiment dans les autres légats? Il ne ieur mandat, et écrivirent au pape deien faut plus raisonner contre un tel historien. Il faire connaître plus amplement ses volonie: suffit, pour le convaincre de fausseté, de ren- pje \y leur fit répondre, par l'entremise û . x j , „».,mI.nic .mi iwmiimi.x. • los .i;^«i Crv^irunôo M.ine Ip sens de ses letln

voyer à deux monuments authentiques : les deux lettres des légats au souverain pontife. Ils y demandent d'un commun accord à ne plus exercer leurs fonctions si on maintient dans toute leur rigueur les ordres qu'ils avaient reçus en premier lieu, et ils spécifient de plus que le cardinal Morone insistait davantage sur ce point.

15. Notre écrivain ajoute que l'Empereur conseilla au comte de Lune de dissuader le

cardinal Borromée,dans le sens de ses lettn précédentes (1); j'en ai donné plus haut le; posé, sauf quelques-unes dont je n'ai pas ci devoir parler. A la lecture de celle qui su on pourra comprendre ce qu'était la liber du concile, et combien le pape avait a cœi de la conserver intacte : Le sainl Père art\ avec satisfaction les derniers chapitres de r forme que Vos Eminences lui ont fait parveni conjointement avec les demandes des soui • . „'„„ „„»• i«iro»n'«i'i!frp«. Rien OU I

roi d'Espagne en lui suggérant, comme un rains, exposées par leurs ministres. Bien qu

expédient nouveau, que s'il voulait pourvoir ne soient pas encore adoptés de finitivemen

à la liberté des conciles futurs, il serait temps COmme vous l'en avertissez, Sa Sainteté prêt

encore de le faire à la dernière session. Ainsi plaisir à l'empressement que vous apporte*

il ne sait pas que cette proposition, déjà toutes ces discussions; elle en félicite vot

vieille , avait été présentée par les légats et zMe\ et le bénit. Pour ce qui la regarde ,

refusée par cet ambassadeur. Sainteté ajoute que plusieurs fois déjà elle s

Les circonstances de temps, de lieu, d'ori- déchargée entièrement des sollicitudes û

ine,sont communément la matière de toutes réforme sur Vos Excellences , et que a

les erreurs. Le faux, en effet, est un mélange de vérités éparses , mais rapportées à une origine fausse, aune époque incertaine, placées aux lieux qui n'en furent pas le théâtre. Or, c'est à ces trois sources empoisonnées que Soave puise son encre ou plutôt son fiel dans trois vases, la malignité, l'imprudence et la mauvaise foi.

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que dam

cas actuel elle ne saurait décider si ce parti

encore le plus convenable. Son intention

toujours d'approuver ce que vous-mêmes,

concert avec l'assemblée, aurez conclu, p

suadée que votre but unique dans toutes

circonstances sera la gloire de Dieu «

bien de l'Eglise. Si pourtant il en était ùeso

dans la question des coadjuleursetdesreg

Sa Sainteté vous laisse libres de destitua

premiers; mais la difficultén'enrestepasmc

pour ceux qui sont déjà sacrés et évêque*

titre; et de disposer des seconds convint

sera utile. Toutefois , en ce qui concerne

recommandations, le saint-père se repose p

nement sur votre discrétion et sur la sag

(\) Ifiinin.

îl

u concile , dont il désire qu'on prévienne les eux. Au nom de Dieu, Vos Eminenccs dotent croire que cette concession leur est faite our toujours, et travailler à la conclusion du mcile avec l'ardeur , la sincérité que deande une confiance illimitée.

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