‹ Histoire du concile de Trente (volume 2)Chapitre 92 sur 373 · Pour se justifier , les légats représen · texte numérisé non relu

Pour se justifier , les légats représen

leurs cette lettre devait en tenir lieu. Il tendait qu'on satisfît la république, dûtexiger qu'on parlât de cette affaire en p concile. Toutefois il jugeait plus à pro de confier ce soin à des théologiens choi d'entre toutes les nations ; mais le princi; devait être de prouver que le pontife manquait pas plus à sa parole, qu'il ne v< lait manquera la justice. Deux jours après i

il délivrait à l'ambassadeur de Venise bref conforme à ses instructions. Les pn dents nommèrent donc, avec le consenlem du patriarche , vingt-trois prélats qu'ils c stituèrent en tribunal (3). Us écartèrent a grand soin de ce conseil tous ceux dont sièges étaient soumis à la domination vi

(\) Lettre du pape aux légats, 1er (2) Leitre du cardinal

juillet 1563.

Borromée aux légai| juillet 1565.

(3) Leilrc des légats au cardinal Borromee,! 12 juillet 1562. Actes de Paleotto. '

tienne et tous ceux qui pouvaient être intéressés à l'issue de ce jugement. Le général des frères prêcheurs qu'on avait d'abord choisi pour en faire partie fut depuis exclus (1). La commission fut composée de tous les ambassadeurs ecclésiastiques, d'évêques Je diverses nations, des plus distingués d'entre les Pères italiens , flamands , français, espagnols, allemands ; mais comme on avait compris dans le nombre quelques canonisles, e patriarche et les ambassadeurs vénitiens es récusèrent, sous prétexte que la question tait purement théologique et que le pape (2) n commettait l'examen à des docteurs en héologie. On fit droit à celte requête, et le Dur de la séance fut fixé par un acte notarié u 20 juillet. Enfin Grimani demanda enore qu'aux vingt-lrois prélats on adjoignît fes deux cardinaux. Les légats s'y prèlèrcnl uoique avec répugnance, parce qu'une semlable mesure n'avait pas eu l'agrément du )uverain pontife dans la discussion sur la ésidence.

Nous donnerons la suite de ce procès en >n temps ; il faut reprendre les opérations >mmunes du concile. L'histoire n'est qu'un ssu de faits particuliers, liés à des volontés trticulières, à des intérêts privés : nul ne ]ïut la comprendre s'il n'a saisi d'abord le 1 de ces événements. C'est ainsi que dans n sujet complexe il faut étudier à part et ccessivemeut les principaux cléments qui composent,

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