En cet endroit également, Sarpi prend forme
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pour le vulgaire? Les réguliers, qui avaient chant les inlcnlions du Pontife et les négociaun si grand besoin de l'appui de Rome pour tions secrètes entre lui et le légat. Tous ces la défense de leurs privilèges contre les pré- contes , n'étant appuyés que sur les paroles tentions de beaucoup d'évêques, risquer une d'un homme convaincu tant de fois d'être un tentative si préjudiciable au sénat romain, téméraire et un esprit méchant, ne méritent que lui ôter ces abbayes , c'était lui ôlcr le pas même qu'on s';!rréle à les réfuter, pain ! Outre cela, pouvait-on jamais compter La session fut célébrée, comme elle avait sur l'adhésion des princes chrétiens qui sont élé indiquée, à la fête de sainte Cniheriiic, en possession de nommer à un si grand nom- vierge et martyre. François M;inriquez ^ bre de ces riches bénéfices? On verra, à la tin évéque d'Or!ns(>, célébra," et l'évêque de de cet ouvrage, que la plus sérieuse difficulté S. Marc fil le sermon en latin, qu'ait rencontrée le concile à son accept.ition Sarpi rapporte que les canons furent imdans certain royaume, vint de ce peu même primés en Allemagne, et il enumère les obqu'il tenta en cette matière pour la réinlé- jections des hérétiques allemands : mais à la gration des réguliers. De l'autre côté, les cvé- partialité avec laquelle il les présente, on reques, dont un grand nombre possédaient de connaît un auteur qui prête àunautrequelscnablables abbayes, et dont beaucoup d'au- que chose de sa composition, très pouvaient espérer qu'en montant au car- 2. La première est que les autres sacredinalat ils en obtiendraient, quel intérêt hu- ments, ayant été représentés par quelque fimain les aurait portés à soutenir une telle gure dans l'ancien Testament, il paraissait entreprise? Je dis intérêt humain, parce que étrange que Jésus-Christ eût établi celui de c'est à cette aune que Sarpi mesure les sut- la confession, que ri(>n ne figurait dans l'an-
avait déjà donné en commonde tous les bé- sacrement, et la réalité qui est dans le nou-
néfices des réguliers qu'on pouvait donner, veau, et la supériorité de la réalité sur la
c'est oublier tant de couvents et de monastè- figure. Dans le livr;^ 3' du Sacerdoce, il s'ex-
res fort riches qu'ils possèdeiit encore au- prime ainsi : // n'était pas permis à d'autres
jourd'hui dans toutes les parties du globe. qu'aux prêtres juifs de (juérirla lèpre corpo-
15. Il est dit dans le onzièuie que, pour re~ relie, nonpas toutefois de la guérir, mais plutôt médier aux abus de ceux qui passaient d'une de reconnaître qu'elle avait déjà été guérie, religion dans une autre, et obtenaient du nou- Pour nos prêtres, il leur est accordé, je ne dis veau prélat la liberté de rester hors du cloître, pas de reconnaître comme guérie , mais de guéavec danger d'apostasie , on ordonne qu'au- rir entièrement , non la lèpre du corps , mais cun supérieur, de quelque ordre et en vertu les souillures de l'âme. Et cette figure de la de quelque prérogative que ce soit, ne puisse confession sacramentelle et de l'absolution admettre personne à la profession sans l'obli- renfermée dans l'AncienTestament fut remarger à rester dans le cloître et sous l'obéissance; quée principalemeiît par Jean Fonseca, évêet que ceux qui auront passé d'un ordre dans que de Castellaniare , lorsqu'il discuta sur
• un autre, quand même ils seraient chanoines celte matière dans l'assemblée générale.
' réguliers, ne puissent avoir des bénéfices sécu- 3. La 2* objection est que dans l'Evangile
tiers, pas même de cure. ne sont pas exprimés spécialement toutes les
16. Dans le douzième, qvic personne, de quel- obligations et tous les actes de ce sacrement. que dignité qu'il soit , n'obtienne de patronat Qui le nie? Mais si l'Evangile contenait clai-
■ sans fonder le bénépce sur les biens de son pa- rement et distinctement tous les articles de la
trimoine; et, s'il était déjà fondé, mais non foi, à peine y aurait-il eu jamais des héréti-
' suffisamment doté, sans le doter d'une manière ques parmi les chrétiens. Les mystères de la
suffisante; et que l'institution de ces patronats Trinité eux-mêmes n'y paraissent pas si évi-
quon demande en cette forme appartienne à dents, qu'il n'ait fallu pendant tant de siècles
Vévêque , et non à un autre qui soit inférieur, beaucoup de conciles pour les expliquer. Ceci
Dans le treizième, que la présentation ne fait voir la nécessité de recourir aussi à la
soit fcdte que devant l'ordinaire auquel appar- parole de Dieu non écrite, qui est la tradi-
tiendrait d'ailleurs la provision : autrement tion, et à l'interprète infaillible de l'une et de
qu'elle soit nulle. l'autre parole divine , qui est le vicaire de
Enfin on statuait que, le jour fixé du 25 de Jésus-Christ,
janvier, outre les matières prescrites, on Irai- 4. La 3' est que, puisque le sacrement est
terait encore du sacrement de l'ordre et l'on établi par ces paroles du Sauveur : Celui à
• continuerait la réforme. Tel fut le projet du qui vous remettrez, elc, on devrait pour cette ' concile. Mais la connaissance certaine de l'a- raison, dans la forme de ce sacrement, em-
venir est cachée dans ces archives secrètes ployer le terme : Je remets, plutôt que celui :
- de la Divinité, dont nul de ses ministres or- J'absous. La réponse est facile. L'un et l'autre
dinaires n'a la clé. termes suffiraient également pour la validité