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DES ERBEURS DE FAIT DANS LESQUELLES IL EST ÉVIDENT QUE SOAVE EST TOMBÉ , 4I.\SI QUE
l'atteste, dans CE SECOND VOLUME, LE TÉMOIGNAGE d'ÉCRIVAINS DIGNES Di; FOI.
Soave dit : 1° que le souverain pontife au- d'une manière bien différente, et il en est rait notifié aux légats qu'il ne convenait pas longuement question dans le liv. VI, chap. 2. qu'ils s'écrivissentdes lettres au nom du con- 11" Que l'apostasie de Vergerio, qu'il décile, mais qu'il suffisait qu'elles fussent peint comme innocent, fut la conséquence écrites ou parlui, ou pareux-mémes, en leur de la dureté des pontifes à son égard. Mais propre nom. Le pape, au contraire, leur dé- au contraire, assez longtemps auparavant, on termina d'une manière précise comment il dé- savait que cet évêque était hérétique ; on agit sirait que ces lettres fussent adressées et si- avec lui avec la plus grande douceur, pour gnées {Liv. VI, chap. 1). l'engager à faire pénitence, mais ce fut en
2° Que les légats, afin de s'opposer aux ul- vain (Liv. VI, chap. 13).
tramontains, demandèrent au pape un grand 12" Que dans la congrégation du 5 mars,
nombre d'évcques italiens, parce qu'ils lui les évcques, et surtout les plus pauvres, fi-
élaient fidèles et dévoués, tandis qu'ils de- renl grand tumulte, parce que celui de Na-
mandèrent des évêques dignes d'estime et pies avait été cité à Rome pour payer ses
sans passion (76td.j. gens, et que les légats, afin d'apaiser le tu-
3° Que par lettres ils demandèrent aussi au muite, promirent qu'ils prieraient le pape de
souverain pontife si les décisions devaient le secourir. Cependant, dans les mémoires
être prisps d'après les suffrages des nations que nous avons sur celte réunion, il n'est
ou d'après celui de chaque membre du con- nullemeiiî question de ce tumulte, et le fait y
cile, et qu'ils désapprouvèrent le premier de est raconté avec vérité (/ôid.).
ces deux modes de procéder, parce qu'il au- 13° Que jusqu'à deux cents ans avant le
rait été l'avantage aux Ilaliens, qui étaient concile de Trente, l'Eglise donnait indislinc-
en plus grand nombre ; ce qui est complète- tement la communion sous les deux espèces.
ment faux (Liv. VI, chap. k). Et il est prouvé que quatre cents ans aupara-
' 4° Que sur ce point la réponse de Rome fut vant,onsuivaitunusagecontraire(Z..Vl,c.l8).
conforme aux désirs des présidents; mais 14° Que l'empereur ne cessa jamais de
parmi les réponses sur les autres questions, traiter HermanndeWedacommearchevêque,
il n'est nullementfait mention de celle-ci (76.). quoiqu'il eût été déposé par le pape. Au con-
5° Que les Français seuls s'opposèrent tous traire, Hermann futdépouillé delà mitre et de
au décret de la seconde session, parce qu'il y sa dignitéélectorale, et mourut sans honneur,
manquait ces paroles : Représentant l'Eglise dans le patrimoine de sa famille (L. VII, cl),
universelle. Cette opposition fut faite par des 15° Que les évêques, poussés par les agents
Italiens, et parmi les Français il n'y eut que de l'empereur, étaient disposés à ne point
l'archevêqued'Aix qui s'y opposa (i.VI,c. 5). s'occuper des dogmes, pour traiter seule-
6^^ Que les nobles qui honorèrent de leur ment de la réforme; que pour cela les légats
présence cette seconde session, à laquelle ils évitèrent avec soin de toucher à ce point
assistèrentassis, furent au nombre de dix. Et avant d'avoir fait leur notification au pape,
ils furent au nombrede dix-sept (L. VI, c. 5). dont la réponse fut qu'il fallait traitir en
7° Qu'il y eut vingt théologiens qui y as- même temps ces deux matières. Dans les
sistèreiil debout; et ils étaient trente-cinq 76. lettres des présidents, au contraire, il n'est
8°Qucle cardinal de Jaen, après la nouvelle nullement question de cette disposition des
de sa nomination, se serait abstenu de tout Pères, et elles furent écrites, non pour faire
acte public, 'pai*ce que celui qui devait lui connaître la volonté impériale, mais pour
porter la barrette n'était pas encore venu déterminer de quelle manière devait s'opérer
de Rome. 11 avait reçu la barrette plusieurs la réforme {Liv. VII, chap. 2).
jours avant, et n'avait différé de la porter 16° Que le cardinal Pacheco conseilla de
que parce qu'il voulait auparavant avoir ne pas prendre de nouveau les décisions sur
l'assentiment de l'empereur (Liv. IX, ch. G), la doctrine, avant d'avoir entendu l'avis du
9° Que la conférence de Ralisbonne fut nonce apostolique en Allemagne, et que les
rompue par la ruse des catholiques et par un légats y consentirent, afin que les tliéolo-
artifice de l'empereur. Et ce fut l'œuvre des giens gagnassent du temps en examinant les
luthériens [Liv. VI, chap. 9;. différents points. Cela est tout à fait c ui-
10" Que les Pères du concile soulevèrent traire à la vérité, car le cardinal Pacheco ne
des difficultés sur le livre de Raruch, comme fit voir jamais, que d'une manière Irès-indi-
n'ayant pas été compté au nombre des livres recte, son désir de voir retarder la question
canoniques par les conciles et les pontifes du dogme; et les légats réfutèrent toujours