‹ Histoire du concile de Trente (volume 3)Chapitre 157 sur 348 · RÉFUTÉES DANS LES DOUZE IREMIERS LIVRES · texte numérisé non relu

RÉFUTÉES DANS LES DOUZE IREMIERS LIVRES

liberté dans le concile ; que pour cela, les lé- ce qui est une pure invention (I. VII, c. 12) gats le réprimandèrent et le menacèrent de 25° Que Pierre Danesius vint à Trente er

le punir. Cela est en opposition avec Massarelli, où se trouve en abrégé la sentence de cet évêque (Liv. VII, chap. 4).

18° Quel'évêque de Chioggia s'éloigna du concile, sous prétexte de maladie, parce qu'il avait eu des contestations avec le cardinal Polus sur l'article des traditions. Cet évêque, sans feindre aucune maladie, obtint de s'éloigner, avec d'autres évéques, pour passer la semaine sainte dans son Eglise, qui n'était pas éloignée. Au sujet des traditions, il n'eut aucune contestation avec Polus, mais son imprudence h parler sur cette matière le fit réprimander par tout le concile [Ibid.].

19° Que différentes demandes et différentes réponses furent échangées entre le souverain pontife et les légats, par rapport aux ordres religieux réguliers, et qu'on intrigua beaucoup en leur faveur auprès des évoques italiens. Dans les mémoires les plus secrets et les plus détaillés de ce temps, il n'est nullement question de ces intrigues : on y trouve précisément le contraire(L. VII, c. 5). turede la cinquième session, il y eut assem-

20° Que le débat qui s'éleva, par rapport à blée; tandis que la première ne se réunit que

en qualité d'ambassadeur du roi de France; que dans la cinquième session il fut fait lecture des lettres royales de créance par le secrétaire du concile, et que l'ambassadeur français fit aux Pères un discours éloquent. Dans le fait, il y eut trois ambassadeurs de France, dont le dernierfutDanesius.Le jour que s'ouvrit la cinquième session, il n'était pas encore arrivé à Trente, et le discours fut prononcé dans une assemblée générale, le 8 juillet [Liv. VII, chap. 13).

26° Que dans les aflicles de la convention passée entre le pape et l'empereur pour s'opposer aux protestants, la condition de se secourir muluellcmenl contre quiconque les attaquerait fut faite en particulier et écrite secrètement pour ne pas offenser le roi de France. Au contraire cet article fut lu à la congrégation publique des cardinaux et enregistré avec les autres dans les actes du consistoire [Liv. VIII, c/i. 1).

27° Que le 17 de juin, aussitôt après la clô-

la Vierge, sur la tache originelle, ne fut que pour décider s'il fallait ou non mettre dans le décret l'exception claire et distincte qui déclarât qu'on ne parlait pas de la Vierge ; que cela fut seulement demandé par les franciscains et repoussé par les dominicains. Ces derniers, au contraire, y consentirent sans pure opposition, et il n'y eut de débat que pour décider si l'on devait simplement approuver ou parler avec éloge de l'opinion des franciscains [Liv. VII, chap. 7).

21° Que la dévotion de l'Eglise envers la Mère de Dieu s'accrut peu à peu, presque par une erreur du peuple, depuis l'hérésie de Neslorius, et par certaines images qu'on introduisit alors et qui représentaient l'Enfant Jésus dans les bras de sa mère; tandis que, depuis les premiers siècles de l'Eglise, les Pères grecs et latins procîamèrent la sainteté de la Vierge et sa prééminence sur tous les bienheureux [Ibid.).

22° Que Zwingle ne tomba pas dans l'erreur sur le péché originel, que cela est attesté par plusieurs théologiens du concile de Trente, qui avaient lu cet auteur avec beaucoup d'attention. Et parmi les hérétiques modernes, il n'en est peut-être aucun dont les erreurs sur ce point aient été plus grossières : nulle part on ne lit qu'aucun des théologiens dont nous venons de parler ait pensé le contraire [Liv. VII. chap. 8)

le 21 de ce mois {Lib. VIII, ch. 2).

28° Que le secrétaire de l'eujpercur y lut un écrit tendant à faire traiter la matière de la justification. La vérité est que sans autre écrit le légat Cervini parla à l'assemblée en l'absence de son collègue malade {Ibid.).

29° Que les prélats de l'empire d'Allemagne étaient opposés à celle discusion; et il rapporte les raisons par lesquelles, en transigeant, ils parvinrent à ramener les légats à leur avis. Tout cela est faux, parce qu'on ne discuta jamais si on devait continuer la définition du dogme (Ibid.).

30° Que dans les congrégations suivantes, les légats ayant proposé de traiter du lieu de la résidence des évêques, celuideVaisondit ; qu'on ne pouvait décider de ce point sans lever les autres obstacles mis par la cour de Rome à l'exercice des fonctions épiscopales, etquepour cette raison les présidents furent encore obligés de les admettre. Il arriva tout le contraire, parce que les légats, dans la première et dans la seconde congrégation, dirent qu'avant de parler de Ta résidente il fallait penser à tous les obstacles, et que pour cela chacun devait notifier ceux qu'il •iv^it éprouvés dans son église. L'évoque de Vaison affirma que les obstacles qu'il avait éprouvés ne venaient pas du siège apostolique, mais du pouvoir civil (Ibid.).

31° Que le pape, sous prétexte des attaques

23° Que les évêques, vu le peu de portée de des protestants, était alors disposé au change

leur intelligence, s'effrayaient à l'idée de commencer des discussions sur la nature du péché originel. Au contraire, les présidents mêmes dirent, par formed'avertissement, qu'il ne lullait pas chercher à établir cette définilion, surlaquelle les théologiens scolasliques sont si peu d'accord, parce que le concile

ment de résidence du concile, d'après l'opinion deslégals, mais que l'empereur l'en dissuada vivcmenten lui offrantses secours. Tout cela est complètement faux {L. VIII , ch. 6). 32° Que les légats (einporisaient et différaient, toujours par ordre du pape. Dans les ordres qui furent donnés par le pape aux

s'était assemblé pour condamner les erreurs présidents il leur ordonne de finir prompte-

et non pour décider desopinions(I,.Vll,c.lO). ment, tant pour le bien public que pour la

2i° Que de Rome il était venu un ordre aux sûreté particulière {Ibid.).

légats de différer l'approbation de la Vulgate ; . 33° Que le 22 août le jubilé fut annoncé «^

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