‹ Histoire du concile de Trente (volume 3)Chapitre 158 sur 348 · CATALOGUE DES ERREURS DE SOAVE · texte numérisé non relu

CATALOGUE DES ERREURS DE SOAVE

Trente, et que les solennités interrompirent pendant quinze jours les assemblées générales. Mais ce n'est pas cejonr-là que le jubilé fut annoncé puisque la première procession pour le gagner avait déjà clé faite le 19 du mois (l'août, et dans ce mois, il ne se passa jamais quinze jours sans qu'il y eût assemblée [Ib.].

34° Que quant à la certitude que l'on peut avoir en celle vie d'être en élat de grâce, ceux qui la défendaient s'étaient écriés, qu'ils ne fallait pas s'en rapporter aux scolastiques non plus qu'à d'autres qui cherchent par des raisons philosophiques, et qui parlant ont peu de valeur, à expliquer les divins mystères. Cependant Soave lui-même rapporte que les carmélites suivaient cette maxime, en s'appuyant de l'autorité de Jean Bacon, le chef de leur école, et que d'autres religieux faisaient la même chose pour se conformer aux maximes de leurs docteurs scolastiques {Liv. VIII, ch. 12).

35° Que Catharin fut l'auteur d'une maxime sur la prédestination , et que cette maxime fut enseignée plus de deux cents ans auparavant par Guillaume Tescuma, disciple de Scot, ot approuvée à peu près dans le même temps au synode par Gabriel Biel ( L. VIII, ch. 13).

36° Que pour plaire aux franciscains on ajouta une parole peu convenable au premier décret delà jusliûcation. Et il est de fait que cette parole fut ajoutée après avoir été bien pesée , et non par condescendance pour les franciscains (Ibid.).

37° Que le cardmal Farnèse prit congé de l'empereur parce que celui-ci ne voulut point lui permettre de faire porter la croix devant lui, dans le camp ; et qu'il déclara que c'était une attaque dirigée contre la religion. Bien au contraire, le légat, auquel le climat allemand était peu favorable, avait d'abord demandé au pape la permission de se retirer : cette permission,qui avait été différée en considération de l'empereur, lui fut accordée lors que la saison devint plus rigoureuse [L. VIII, ch. 16).

38^ Que le pape voulut absolument que le décret de la suspension fut promulgué, parce qu'il craignait quelque trouble de la part des luthériens, qui seraient contraints par l'empereur d'aller art concile. Et au contraire, le pape et les présidents, par leurs invitations, par leurs envoyés, firent tout leur possible pour engager les protestans à venir à l'assemblée; et c'est dans le but deles y forcer,que le pape avait donné a l'empereur un si puissant appui(/i/.).

39° Que les congrégations générales qui se tinrent pour formuler le décret de la réforme , eurent un autre but : contraire à ce qui estrapporté dans les actes {Liv. IX, c. 1).

40° Que la 1" fut réunie le jour qui suivait la session; et elle le fut deux joursaprès {Ib.).

kV Qu'on mit en doute si on devait prendre une décision sur l'autorité de l'Eglise, et sur les articles des sacrements; tandis que tout cela fut décidé longtemps auparavant (/^rd.).

42° Qu'il y eut de grandes contestations entre les dominicains et les franciscains par rapport aux sacrements, et que les légats écrivirent à Rome que l'on devait mettre un frein aux libertés trop grandes que les reli-

gieux prenaient; cela est faux, car dans le concile on se fit une règle de ne porter aucun préjudice aux maximes défendues par toute illustre école catholique {Liv. IX, c. 4).

43° Que saint Bonavenlure, Soct , Durand et Maggiore établirent comme maxime , que personne ne pouvait déléguer le pouvoir d'administrer les sacrements à celui qui ne l'avait pas par lui-même {Liv. IX, c. 7).

44° Qu'on prépara sur la manière convenable d'administrer les sacrements cinq décrets , qui donnèrent occasion à un grand nombre de disputes. Et dans les actes et dans les autres mémoires du concile, il n'est nullement fait mention de ces décrets (L.IX, c. 9).

45° Que le pape envoya aux légats une bulle par laquelle il se réservait le soin de la réforme, et que ces derniers, voyant que le plus grand nombre s'y opposait , ne jugèrent pas à propos de la publier. Mais dans les bulles envoyées dans ce temps aux présidents, il élait question de tout autre chose {L. IX, c. 10).

46° Que Marliran devant faire un discours latin , le jour de la septième session, feignit d'avoir perdu la voix, parce qu'il n'osait paraître en public , à cause d'une réprimande qu'il avait reçue peu de temps auparavant par les légats dans les congrégations. Cet évéque avait en effet perdu la voix, et il est faux qu'il eût été précédemment réprimandé par les légats , comme il est facile de s'en convaincre par les actes, par les journaux et par les autres écrits concernant le concile {Liv.lX, chap. 12),

47° Que le pape envoya aux légats un ordre secret de transférer le concileàBologne, et que ceux-ci, sous prétexte qu'il régnait à Trente une maladie contagieuse, voulurent s'y conformer. 11 est prouvé que tout cela est une fable, et l'on trouve la vérité au livre IX, ch. 13.

48° Que beaucoup d'évêques, craignant la co.Uagion, avaient demandé aux présidents, et avaient obtenu la permission de partir. Et les présidents écrivirent au pape que quelques prélats avaient quille le concile sans en avoir demandé la permission, d'autres sans l'avoir obtenue {Ibid.).

49° Que la permission concédée aux légats par le pape , de changer le lieu de rési Jcnce du concile, fut lue dans la première congrégation du 9 mars; et qu'ensuite eurent lieu les contestations entre les Pères, il n'a été question de ce changement que dans la session du 11, et après que les décrets eurent été exposés et accueillis {Liv. IX, ch. 16).

50° Que parmi ceux qui s'opposaient au départ étaient Marc Vigerio, évéque de Sinigaglia,et Claude de la Guiche, évéque de Mirepoix; mais par les actes on peut se convaincre de la vérité : d'ailleurs Claude était alors évéque d'Agde et non de Mirepoix [Ib.).

51° Que parmi ceux qui consentirent à la translation , il n'y eut que l'évêquede Matera qui fût sujet de l'empereur; tandis qu'il y eut quatre Milanais, deux étrangers naturalisés, et plusieurs autres qui administraient des diocèses sujets à l'empereur {Ibid.).

52° Que le bref qui ordonnait la translation , quoiqu'il parût daté du 22 février 1545,1

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