DeUini, qui v, ..t premier nonce, pri* î
Ul
dih
parole. Il exposa brièvement les mêmes idées reur, et qu'ils n'avaient pas l'ordre de faire
développées dans la bulle sur les raisons qui aucun écrit ; ce qui fut agréé. Après ce court
avaient porté le pape à convoquer le concile, entretien qu'ils eurent avec les princes,
Il ajouta que Sa Sainteté avait les sentiments ayant pris congé de l'assemblée , ils renlrô-
de la plus tendre ciiarilé pour Tiliustre nation des Allemands ; et que, comme elle désirait avec ard«ur la concorde et la tranquillité, elle avait envoj é ses deux nonces pour les encourager et prier Leurs Altesses de lui prêter leurs concours, persuadée qu'elle était que tout se passerait dans ce concile avec piéié, douceur et charité ; que non-seulement on les écouterait en tout, mais que toutes leurs demandes justes seraient prises en considération; que dans ce concile on s'appliquerait avec le plus grand soin à approuver et à condamner ce qui mériîait de l'être ; à faire cesser le schisme qui durait depuis trop longtemps, etàvéUiblir l'unité de l'Eglise ; qu'elle priait les princes du saint-empire de concourir avec lui à celte glorieuse entreprise en envoyant leurs procureurs; que le pape était disposé à leur accorder les sauf-
rent chez eux, reconduits avec le même cérémonial. U s'était à peine écoulé un quart d'hî^ure , lorsque trois gentilshommes se prôsontorent au nom des princes et dirent : Le^ princes vos illiislres seigneurs, pendant que vous étiez avec eux, n'ont point fait at' tention à ces paroles du bref : A notre fils îiicnaimé , ])arce qu'elles étaient couvertes; mais dès qu'ils se sont vus appelés les enfants du pontife romain, ils ont répondu à tout ce que vous avez exposé : Nous n'en voulons pas. Les nonces prirent la parole, et observèrent que c'était de cette manière que le pape écrivait à tous les princes chrétiens, et que tous ses prédécesseurs en avaient usé de la sorte. Les envoyés déposèrent le bref sur la table, mais non point la bulle, et se retirèrent.