‹ Histoire du concile de Trente (volume 3)Chapitre 227 sur 348 · Coramendon s'y rendit aussi, et fil con · texte numérisé non relu

Coramendon s'y rendit aussi, et fil con

refus ne pouvait toutefois lui être signifié naître aux Pères, dans une assemblée géné-

sans offenser un si grand hôte. Coramendon séjourna quelques mois en Flandre. Par trois fois le roi fit voile pour l'Angleterre, il fut toujours repoussé par le vent et se vit contraint de faire son voyage par terre.

7. Pendant son séjour en Flandre, Coramendon eut connaissance de certains projets qui l'inquiétèrent fortement par les suites funestes qu'il prévoyaitqu'ilspouvaient avoir pour la religion ; il écrivit à Rome pour manifester ses craintes et pour que l'on tâchât de les détourner. Voici de quoi il s'agissait : le roi de Danemark aspirait à la main de la reine veuve d'Ecosse. Par là il pensait pouvoir obtenir la couronne d'Angleterre, à laquelle elle prétendait avoir des droits, ainsi que nous l'avons exposé; les Anglais se montraient disposés à se révolter contre Elisabeth : il avait aussi le projet de se remettre en possession de la Suède. L'accomplissement de ces desseins l'aurait rendu formidable à tous les rois catholiques ; mais il en fut de ses projets «omrae de ces plans trop vastes (|ui restent comme modèles de

raie qui se tint le 7 de mars , toutes les affaires qu'il ne leur avait pas communiquées par écrit, c'est-à-dire tout ce qu'il avait fait depuis qu'il avait quille la Flandre ; après quoi , comme le jour de la future session était éloigné , il obtint la permission de se rendre dans sa pairie pour régler ses affaires domestiques; mais à Vérone, il trouva une lettre du cardinal Borromée qui le mandait à Rome pour rendre compte au pape de sa mission et de ce qu'il avait remarqué. Doué d'une rare intelligence et d'un regard profondément observateur , par ses récils au souverain pontife, il mit sous les yeux du pape l'état de tout le Septentrion, et la cour ne fut pas étonnée de voir que dans son voyage au milieu de ces nations féroces et pleines de rage contre le nom Roujain , il avait pu éviter, non- seulement l'oulrage, mais mêrae encore le mépris : tant une prudence exquise et une vertu solide sont propres à nous conduire sains et saufs à travers les nations barbares et ennemies.

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