LIVRE
par écrit au roi d'Espagne. Mais comme dans ceqni paraîtbienaux uns ctmal aux autres, il convient qu'il y ait un auteur, sans qu'il parnisse, ilfallaillefaireavecprécaulion, de manière à justifier le pape du reproche d'avoir, dès Touverture de celle assemblée, empêché les hérétiques d'Allemagne et de France de s'y rendre. Pour détruire ce soupçon odieux et arrêter celte pl.iinlc, les légals avaient décidé qu'ils ne devaient pas proposer la continuation des matières de foi sur lesquelles l'assemblée précédente n'avait pas statué; par là, l'on aurait trop montré que les piunts définis devaient rester intacts. Ils arrêlèrent aussi entre eux qu'avant tout l'on continuerail l'index commencé des livres défendus, cl qu'on provoquerait un bref du pape, qui les y exliorterail, pour montrer que c'était par son ordre que la chose se faisait; maii ils abandonnèrent ensuite cette idée, réfléchissant qu'en condamnant les auteurs, om condamnerait indirectement leurs hérésies, et par là encore, dès le principe, on fermait
I pour ainsi dire les portes du concile à leurs partisans, lis pensèrent donc, et l'écrivirent au pape, que le meilleur parti clail d'abandonner au jugement des Pères le choix dej matières. Il était certain, au reste, qu'ils demanderaient qu'on continuât les décisions,
I et de cette manière ils obtenaient ce qu'ils désiraient eux-mêmes, et enlevaient tout prétexte de se plaindre du pape, qui n'en pouvait être regardé comme l'auteur; au contraire, cette conduite prouvoiait toute la liberté dont jouissait le concile; le monda cnlier y applaudirait, et les Pères réunis en seraient satisfaits.
3. La réponse sur ces observations n'était pas arrivée, qu'ils reçurent une lettre qui abandonnait cette proposition à leur propre jugement. Le pape avait aussi approuvé le délai de quelques jours qu'ils avaient demandé pour l'ouverture du concile, qu'il avait d'abord fixée, en consistoire, au jour de l'Epiphanie. On avait annoncé que les ambassadeurs de l'empereur ne tarderaient pas d'arriver; ils crurent, parce court délai, ajouter quelque éclat au frontispice do ce nouvel édifice. Soave se trompe donc quand il dit que le cardinal Simonelta trouva, en ar-
j rivant, un ordre qui lui enjoignait de ne pas procéder à l'ouverture avant que le pape ne I(^ lui marquât, et que c'était à la demande de l'ambassadeur impérial que ce retard avait
I été ordonné. I! est faux que Simonelta trouva cet ordre, et la prorogation qui eut lieu se fit
\ avec la permission du pape, cl nullement par
i son ordre. Aussi quoiqu'il leur eût recommandé avant ceci de ne pas attendre aigres le 18 de janvier, qui avait été fixé par Paul IV pour la fête di> la chaire de Saint- Pierre, à Rome, il le laissait à leur volonté. Les légats arrêtèrent qu'ils ne dépasseraient pas ce terme, lors même que les ambassadeurs ne seraient pas arrivés, parce qu'ils craignaient de trop temporiser. Il y avait déjà plus de cent prélats, ce qui rendait l'ouverture assez imposante. Us envoyèrent à tous les Pères un avertissement pour leur recoin-
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mander l'observance du premier décret du concile de Trente, louchant la modestie et la piété qu'il fallait apporter dans tous les actes ; le silence que l'on devait garder dan» les églises où Ion s'assemblerait ; les maîlres de cérémonie feraient observer ce qui était de leur charge, mais sans bruit, et plutôt par signes que par paroles; les prélats s'absliendraient de la bonne chère, et tiendraient une table simple et frugale et se feraient lire l'Ecriture pendant le re|)as, imitant les agapes que permettaient les anciens conciles, et se rappelant que le Sauveur avait institué l'eucharistie à la fin de la Cène, pour montrer que les chrétiens devaient prendre leurs repas avec modération, de manière à se trouver propres ensuite à célébrer les saints mystères.
k. Ce fut là le dernier préparatif pour l'ouverture; mais avantd'y procéder l'archevêque de Grenade suscita un empêchement importun. Il dit d'abord au cardinal Simonelta qu'il comprenait que les présidents cherchaient des pa.roles ambiguës pour empêcher de découvrir à la première proposition si c'était un nouveau concile ou s'il n'était que laconlinualion du précédent; mais que [lour qu'il no fût point surpris, il lui disait que les paroles obscures de la bulle, sur ce sujet, avaient soulevé une grande difficulté et retardé le départ des évêques d'Espagne; que plusi(>urs s'y élaicni opposés dans le conseil du roi, malgré la lettre du pape où il déclarait à Sa Majesté que ce n'élait que la continuation du précédent; que dans ce conseil il s'était rendu au désir de Sa Sainteté, se persuadant que les effets viendraient bientôt justifier les promesses; si on ne se hâte pas d'éclaircir ce point dès le commencemenl, ni lui ni les autres Espagnols n'auront l'esprit tranquille. Le cardinal Sicnonctta lui répondit que le pape n'avait pas changé de sentiment; mais que puisque l'on n'avait usé do de cette modération dans la bulle qu'à la reconmiandation de l'empereur et du roi catholique, son neveu, afin de ne pas aliéner les esprits égarés, ils devaient souffrir pendant deux mois encore, ou au moins jusqu'à la fin d(^ la première session, ces paroles vagues, afin que l'on ne pût reprocher aux Pères que, parleur sévérité, par l'emploi im- Icmpestif d'une parole, ils avaient détruit le salut des provinces et le bien du concile. Guerrcro sembla s'apaiser; mais quelques jours après il présenta la même demande aux quatre légals, en présence de Madrucci, et revint encore à la charge, insistant plus fortement auprès de Simonelta et Seripandi : Les choses de Dieu, disait-il, demandent la la clarté du jour ; ré(|uivoque sent la fraude; quand il avait conseillé en Espagne de se rendre au concile, plusieurs lui avaient dit en face: Et si vous vous apercevez à Treiilc quil ne s\i(jit point de continuer le concile précédent, éles-voiis décidé à y aller pain' retourner de suite? La demande de l'empereur ne détruit point, augmente même la nécessité d'une déclaration franche, parce que élant connue en Espagne, elle avait un peu
IllSTOiliE liU CONCILE DE TRENTE.
offusqué les esprits; ce qu'il proposait au contraire les tranquilliserait; il est d'autant plus nécessaire de se servir de paroles conformes au sens droit, qu'on redoute une fausse interprétation. Bref, si on ne le faisait, lui et tous ceux de sa nation se voyaient forcés de protester cnergiquement. On lui répondit de nouveau, que si cette déclaration était resiée cachée dans la bulle, pour une bonne fin et pour complaire à un si digne empereur et pour gagner les hérétiques,
des présidents, non-seulement pour les adoucir par cette marque de distinction, mais pour détruire la funesle renommée qui les faisait passer pour des membres déjà séparés du corps. Le cardinal Seripandi prit la parole : il se plaignit de leur procédé si scandaleux pour les étrangers qui en auraient connaissance : il promit qu'on remplirait les quatre conditions, et de plus, on leur montra la lettre même qu'avait apportée le cardinal Simonetta , dans laquelle !c pape écrivait.
auxquels le pape avait eu la charité d'envoyer dosa propre main, que sa volonté était con-
tant de nonces, la même raison montrait qu'il était à propos de la suspendre pendant quelques jours encore. Que diraient les Français, que l'on attendait incessamment si sur un point de cette importance et qu'ils avaient tant débattu, ils voyaient qu'on ne les avait pas entendus? Pour protester au nom de la nation, (iuerrero doit montrer l'ordre qu'il en a reçu: si c'est en son propre nom, le concile lui répondra convenablement, mais qu'il ne crût pas que tous les prélats espagnols partageaient son sentiment. I 5. Les légats avaient arrêté entre eux de convoquer la congrégation générale, et si l'archevêque de Grenade protestait, de renvoyer l'affaire à une autre assemblée, qui se tiendrait le jour suivant; elle aurait sans doute rejeté et la demande et la protestation, mais ils voyaient avec peine, qu'en débutant, le concile- perdît de son crédit et vît diminuer ses avantages, par les protestations et peut-être par le départ d'une nation presque entière. Ils essayèrent
forme au désir de ses prélats.
7. L'archevêque de Grenade, entièrement satisfait d'avoir obtenu plus qu'il n'attendait, s'excusa sur le passé en alléguant la lettre du roi qui lui disait d'aller à la continuation du concile: il ne la montra pourtant pas, quoiqu'il affirmât qu'il l'avait sur lui. Pour marque de confiance et afin de porter ces prélats à la paix, les légats leur donnèrent communication du premier décret qu'ils avaient dressé pour la session qui allait se tenir; ils s'en montrèrent satisfaits ; ils proposèrent de changer quelques mots insignifiants, plutôt pour montrer leur attention et leur subtilité, que parce qu'ils les croyaient nécessaires. Celle marque de confiance, accordée à ces évêques, servit aux légats de défense particulière dans une longue et sérieuse dispute à laquelle on ne pensait pas alors, mais qu'ils eurent à soutenir contre eux, et qui ne se termina qu'à la fin du concile, comme le verront nos lecteurs. Le hasard est toujours pour beaucoup dans les aflaires, lors même que
d'adoucir cette humeur farouche par l'entre- Von agit avec la plus grande prévoyance ; lo
mise de quelques prélats italiens, amis des Espagnols, et par un Espagnol qui aimait beaucoup Home et la concorde, Antoine Augustin, déjà cité, auditeur auparavant de la rote cl maintenant évêque de Lérida. La veille du jour auquel la congrégation était fixée, ils engagèrent Guerrero et deux autres Espagnols à se rendre chez le cardinal Seripandi; ils lui déclarèrent, de la part de tous ceux de leur nation, qu'ils se désisteraient à quatre condiiions: qu'en ouvrant le concile on ne dirait aucune parole contraire à la continuation ; qu'il s'ouvrirait comme le prescrivait la bulle; qu'on le continuerait de manière à donner une haute idée de l'habi- Iclé des Pères; et qu'à la fin le pape approuverait toutes les décisions déjà prises et celles qu'on allait prendre dans ce concile de Trente.
C. Le cardinal ne voulut point s'engager par une promesse sans ses collègues, ni augmenter leur défiance par son hésitation , et détruire la bonne disposition qu'ils montraient; il leur assura que entre eux et les légats il n'y avait, jusqu'à ce jour, aucune dirtérence sur le fond, mais seulement sur la forme; <ju'il parlerait à ses collègues, et que le lendemain il espérait leur donner une réponse satisfaisante et telle qu'ils la désiraient.
Le 15, la salle étant remplie de prélats et l'assemblée sur le point de commencer, les lîspagnols furent appelés dans l'appartement
propre de la prudence, c'est de saisir le moment favorable pour gagner les esprits lorsqu'ils sont plus flexibles, soit afin de les conserver toujours dans ses intérêts, soit pour opposer à leur contradiction la plus forte autorité, c'est-à-dire eux-mêmes.
8. Le récit que fait Soave de ce différend est entièrement controuvé. Il dit qu'il s'éleva dans la première congrégation générale, et que Commendon, évoque de Zante, s'opposa à la demande des Espagnols, parce que ayant été nonce en Germanie, il connaissait mieux que personne la volonté toute contraire de l'empereur ; qu'ils parvinrent enfin à s'entendre sur le point en litige, et s'occupèrent ensuite à formuler le décret. Or les actes et les lettres des légats prouvent le contraire en tout: que la dispute commença et se termina avant la congrégation ; que l'évêque de Zante n'était pas même à Trente, comme il consie par la liste des évêques qui assistèrent à la première session qui eut lieu trois jours après cette congrégation. Il était donc de toute impossibilité que Commendon prit la parole dans l'asseniblée du 15 janvier, puis- (ju'il ne fut rendu à Trente, de retour de sa nonciature en Germanie, que le 3 mars, et ce ne fut que le 7 de ce mois qu'il parla eu public pour exposer le résultat de ses démarches ; enfin le décret ne fut point dressé après la congrégation, mais avant même que les légals fussent d'accord avec les Espagnols, auxquels ils le montrèrent comme une n)ar
LiVlU': QUINZIBIE.
que de leur confiance pendant qu'ils s'accordaient et avant qu'ils fussent réunis en assemblée.
9. Aussitôt après cet accord, la congrégation se tint dans une salle du palais qu'habitait le premier légat (1). Il s'y trouva cent deux évêqucs outre les cardinaux. On apprendra avec plaisir l'ordre et le cérémonial de ces assemblées. Les légats se plaçaient sur des sièges couverts de velours, placés au milieu de la salle sur un marchepied peu élevé. Le cardinal Madrucci était tout près d'eux : à droite, mais un peu plus bas, se trouvaient les sièges des orateurs ecclésiastiques des princes laïques , lorsqu'ils devaient y assister : les orateurs séculiers se plaçaient à gauche. S'il y avait des procureurs d'ecclésiastiques qui possédaient une seigneurie temporelle, ou du clergé d'une province, s'ils étaient prélats, ils se conformaient au rang de la prélature sans égard à la représentation dont ils étaient chargés. Les èvêques se plaçaient sur des bancs. Les patriarches étaient les premiers; après eux venaient les archevêques et puis les évêqucs, chacun selon son ancienneté dans l'épiscopal. Prenaient ensuite place les abbés mitres , et enfin les généraux d'ordres qui étaient les derniers parmi ceux qui avaient voix délibérative.
10. A ce sujet, comme Soave dans un autre endroit traite Jacques Lainez, général des jésuites , d'esprit querelleur et orgueilleux. Devant le réfuter plus longuement, je me contenterai de citer les paroles que je trouve dans la relation du cardinal Paleollo: Jacques Lainez, général de la compagnie de Jésus, rccovimandable par sa piélc et par sa scirnce, tandis que Von délibérait sur la place qu'on lui assignerait parmi les réguliers ouïes autres, déclara modestement et avec prudence, quil voulait être hors de rang, séparé des autres, et le dernier de tous , plutôt que d'engager aucune dispute en public vu en particulier au sujet de la préséance.
(l)Ces congrégations que Icn.iiciil les Pères élnient générales ei seerèlos ou i)nbli(|iies , on parlicnl ères et privées. Los congrégalions générales secrèlcs auxquelles assislaionlltiiis les Pères, élaienl les |)lns liéqneiiles. On y gardait le mênie ordre que dans les congrégations puliliques. Dans celles-ci les Pères ne donnaient leur avis qu'après avoir eniendu les iliéologiens d'un ordre inrcrieur qui disculaient. On enli'ndait encore les orateurs des princes. Les secrètes se tenaient plusieurs fois le rnêino jour selon le Ijesoin. On y décidait les questions qui appartenaient à la foi, on aux mœurs, sur le senlinient unanime des i*éres. On y fixait le jour de prochaine session ou sa prorogation, s'il élait plus expédient. On examinait si l'on devait recevoir les orateurs des princes (pii arrivaient, si on lirait les letires adressées au concile, et toute question qui devait être soiunise au concile entier. Un exprès allait annoncer aux Pères l'heure précise de ces congrégations. Elles se tiinenl d'abord dans la maison du cardinal de Mantoiie , ensuite dans l'église de Sainle-.Marie-Majeure. L'ordre est celui que nous avons donné. Il y avait deux cent cinijuante sièges plus ou moins. On plaçait en terre devant les légats, une croix d'argent qui élait vnc de tout le inonde. Les congrégations privées se tenaient chez leî légats ou quelqu'un des Pères.
11. Après les généraux se plaçait l'audiditeur de rote, il n'avait pas voix* il donnait seulement son avis lorsque les légats l'interrogeaient. Il écrivait le sentiment de chacun, ce que tout le monde pouvait faire. Venaient ensuite l'avocat du consistoire, le promoteur du concile, et tout autre à qui la dignité n'assignait pas de place , à qui le pape avait permis d'assister au concile, comme à un abbé du Portugal qui obtint cette faveur en considération de son roi et de ses propres mérites. Au dernier rang se trouvaient les procureurs ecclésiastiques, qui n'avaient pas dautre titre pour y assister.
12. Tous les Pères ainsi rangés, le cardinal de Manloue, premier président, récita la prière ordinaire du Saint-Esprit; et puis d'une voix grave, il se félicita en peu de mots que le moment tant désiré par le clief de l'Eglise était enfin arrivé de lui offrir lo secours qu'elle réclamait. Il exposa les motifs qui avaient porté Sa Sainteté à convoquer le concile et les obstacles qui en avaient retardé l'ouverture. Il engagea les Pères à solliciter le secours du ciel par leurs prières et leurs jeûnes. Il fil lire ensuite par son secrétaire l'ordre que l'on garderait à la procession et dans les autres cérémonies solennelles de la session, ainsi que les deux décrets qu'ils avaient dressés.
13. Voici le premier : Très-illustres et révérendissimes Seigneurs et Pères, votis plaît-il que pour la louange et la gloire de la très-sainte et indivisible Trinité, Père, Fils et Saint-Iisprit, pour Vaugmentation et Vexaltation de la foi et de la religion chrétienne, à dater de cp jour, \^ janvier 1562 rfe la naissance de Notre- Seigneur, consacré à la chaire du bienheureux Pierre, prince des apôtres, le saint concile général et œcuménique de Trente, légitimement assemblé dans le Saint- Esprit, se célèbre, toute interruption étant levée, selon la forme et la teneur des lettres de notre très-saint père Pie IV, souverain pontife ; qu'en y observant l'ordre convenable, on y traite toutes les questions qui, proposées par les légats et les présidents , paraîtront au saint synode propres à adoucir les malheurs du temps, à mettre un frein aux langues dangereuses des corrupteurs, à corriger les abus qui se sont glissés dans les coutumes, à guérir les maux de l'Eglise, et à rendre la paix aux chrétiens 7
ik. Dans le second décret, on réglait que la seconde session se célébrerait le 26 de février, qui se rencontrait le jeudi après le second dimanche de carême. Le cardinal Madrucci , qui avait la parole avant les autres, parla en la louange du pape et célébra sa vigilance. Tous approuvèrent le premier. Au sujet du second, une voix ou deux demandèrent de quelles questions l'on s'occuperait dans cet intervalle ; le premier légat leur répondit qu'on traiterait de cela dans d'autres congrégations, et tous l'approuvèrent également. On lut en dernier lieu le bref du pape concernant les primats, et une déclaration des présidents, qui fut ensuite confirmée par le pape lui-même. De crainte
IIISTOIUE DU COiNClLE DE TilENTE.
qu'elle ne fût pas suffisante par elle-même pour éviter les préjudices, elle portait que leur intention n'était pas d'infirmer les raisons des primats, mais de laisser la question indécise. L'archevêque de Braga consentit en protestant, comme il en avait été convenu d'avance. Il n'assista pas en personne; il fut retenu chez lui par une intlisposition. Jean Suaroz, évéque de Coïmbre, le représenta dans celte circonstance. On remarqua tout à la fols que dans cette séance solennelle on n'avait rien fait, et qu'on avait beaucoup avancé les choses. C'est ainsi qu'au théâtre le principal de l'action est de tirer la toile.